Fidel Castro, son frère le lieutenant Raúl Castro et le docteur Ernesto Guevara (dit « le Che ») ont donné à la révolution, officiellement nationaliste au départ, une orientation « marxiste-léniniste » au début des années 1960

La naissance de Cuba

Fidel Castro donne immédiatement des gages sérieux au Parti Communiste : nationalisation des secteurs-clés de l’économie, l’énergie et l’industrie sucrière.

Les États-Unis reconnaissent très rapidement le nouveau régime, et Fidel Castro devient Premier ministre en février. Mais une tension se développe alors qu’il commence à exproprier des industries américaines telles que United Fruit. Le 6 juin 1958, Fidel Castro écrit pourtant une lettre dans la Sierra Maestra, qui fut publiée par la suite par l’un de ses partisans Carlos Franqui et dans laquelle il explique : « Quand cette guerre sera finie, commencera pour moi une guerre plus importante, plus longue : celle que je vais mener contre les Nord-Américains. Je suis certain que cela sera mon véritable destin. ». En avril 1959, Castro rencontre le vice-président Richard Nixon à la Maison Blanche. La politique économique de Castro avait inquiété Washington, qui pensait qu’il avait fait allégeance à l’Union Soviétique. À la suite de cette rencontre, Nixon expliqua que Castro était naïf mais pas forcément communiste. Il n’est alors qu’un réformateur humaniste et explique : « Le capitalisme sacrifie l’Homme… Le communisme sacrifie les droits de l’Homme. »

En 1959, les révolutionnaires castristes menaient une politique économique défavorable aux intérêts américains. Ils s’engagent ensuite dans une politique de révolution agraire ce qui engendre un grand nombre d’expropriations des terres gouvernementales, c’est-à-dire que le gouvernement cubain récupère toutes les terres possédées par des propriétaires étrangers et dont les bénéfices ne vont pas au gouvernement de l’île. Ainsi, les terres sont nationalisées (deviennent la propriété de l’État cubain), les propriétaires étrangers sont renvoyés dans leur pays et les travailleurs des terres travaillent désormais pour le gouvernement et participent donc directement aux profits de Cuba.

En janvier 1961, le gouvernement américain de Dwight Eisenhower rompt ses relations diplomatiques avec Cuba.

Le 15 avril 1961, des avions américains bombardent les aéroports et aérodromes du pays, détruisant une grande partie des avions au sol (civils et militaires). L’objectif initial de la CIA est de débarquer une force de 1 400 mercenaires, qu’elle a recrutés et formés, afin qu’ils sécurisent une colline près de la Baie des Cochons. L’opération fut un échec complet.

Mais Cuba n’a pas que des ennemis. Plusieurs adulent l’action de Fidel Castro. En 1976, Pierre Elliott Trudeau, alors Premier ministre du Canada fit à Cuba l’une des premières visites d’État d’un leader occidental pendant l’embargo imposé par les États-Unis.. Il apporta 4 millions de dollars d’aide canadienne et offrit un prêt de 10 millions supplémentaires. Dans son discours, Trudeau déclara : « Longue vie au commandant en chef Fidel Castro. Longue vie à l’amitié cubano-canadienne. »

En 2000, un demi-siècle après la Révolution, les taux officiels cubains se sont améliorés tant pour l’alphabétisation que pour la mortalité infantile (0,9%). Le PNB par habitant, lui, est oficiellement médiocre et place Cuba parmi les pays pauvres ou relativement pauvres. Cependant, le PNB ne tient pas compte d’une quantité de services gratuits ou subventionnés dont les Cubains profitent. Ainsi, il faut relativiser ces statistiques, car elles ne montrent pas la réalité d’autant plus que les richesses du pays profitaient essentiellement à une petite partie de la population avant la Révolution.

Selon les statistiques de l’UNESCO, le taux d’instruction de base à Cuba est l’un le plus élevé d’Amérique. Le taux d’alphabétisation cubain a progressé de 76% à 96% en 1961 et 99% en 2001. Le système de santé s’affiche d’excellente qualité. En reconnaissance de ses efforts, Fidel Castro fut le premier chef d’État à recevoir la médaille de la Santé pour tous, décernée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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  1. SAMBA TOMBA JUSTES AXEL
    Sep 16, 2016 - 09:53

    Cuba c´est un pays de revoltes et de revolutions: la guerre d´independance avec les Mambis, la revolution Marxiste Leniniste de Castro. Il faut noter que la plupart des combattants Mambi étaient des Kongo, descendants d´esclavagisés d´Afrique Centrale et le terme ”Mambi” c´est un terme bakongo qui signifie les ” Mauvais”, donc mauvais vis a vis de l´Espagne, qui voyait en eux les idées d´independance. et meme la revolution de Castro, il y avait plein des Noirs d´origine Bakongo.

    Répondre

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