Toto Guillaume

Toto Guillaume et cie ranime le Makossa au 2e Festival World Makossa

Organisé par la Camerounaise Agnes Moume, chapeauté par l’organisme Racine Croisée, le Festival World Makossa est né par un amour indéfectible d’une musique qui a imprégné toute une génération. Véritable manifestation culturelle, le festival a su réunir, sous l’intérêt commun qu’est la musique, diverses communautés culturelles présentes à Montréal au Canada.

Aladji Touré au Club Lambi à Montréal

Aladji Touré au Club Lambi à Montréal

Mercredi 22 juillet 2015, animé chaleureusement par Guy Epassy , c’est à l’Espace Mushagalusa (ce qui veut dire, « Ce qui donne la joie ») situé au centre-ville montréalais qui accueillait la conférence de presse qui devait lancer la seconde édition du festival World Makossa. Les observateurs présents ont eu droit à un panel d’artistes qui ont pleinement marqué l’histoire de la musique native du Cameroun. En plus de l’information fournie par les organisateurs du jeune festival, les têtes d’affiche étaient invitées à répondre aux questions des journalistes présents.

Le Makossa a longtemps dominé la musique africaine mondiale et Mme Moume ne cache pas ses intentions d’amener son festival à être aussi populaire que le festival International de Jazz. Pour concrétiser son ambition, cette année elle fait confiance à Amity Meria, une chanteuse native du Burkina Faso récompensé à plusieurs reprises, Aladji Touré, un pilier du Makossa qui aujourd’hui repère de nouveaux talents, et monsieur Makossa lui-même, Toto Guillaume.

Fille de guitariste, sélectionnée deux fois comme meilleure artiste du continent africain, femme d’or de la musique burkinabé, Amity Meria lança son premier album en 1990. Productrice, elle devient ambassadrice contre la piraterie musicale en Afrique, un sujet chaud qu’occupera une partie marquée de la rencontre.

Aladji Touré, le maestro au doigt d’or de la musique camerounaise porte aujourd’hui de nombreux chapeaux dans le monde musical. De chanteur jusqu’à distributeur, l’artiste accompli débute sa carrière dans l’année 70. Il contribua à plus de 150 albums dans les années 80 par sa maîtrise exceptionnelle de la musique afro-caribéenne.

Amity Meria fait du droit des femmes un de ses chevaux de bataille

Amity Meria fait du droit des femmes un de ses chevaux de bataille

Présenté comme le capitaine du Makossa, Toto Guillaume, surnommé Toguy, il commence sa carrière musicale dans les années 70 et connaît très tôt le succès. « Il est surtout connu pour avoir émancipé musicalement la panoplie d’artistes du Makossa » dira Guy Epassy sur un ton admiratif.

Très prolifique au micro, Toto Guillaume avoue s’être intéressé au Festival World Makossa par le mot « Racine » qu’affiche l’organisme Racine Croisée tandis que M. Touré est « venu défendre la musique et proposer de nouvelles choses ». Si ces deux colonnes du Makossa ont permis son éclosion aux quatre coins de l’Afrique et par-delà, leurs « silences » comme précisera Toguy ont certainement contribué à sa décroissance. Un mutisme qui prend bel et bien fin puisqu’il nous confirmera en primeur la venue d’un prochain album avant 2016, à la grande joie de l’audience.

Le vendredi suivant, le 24 juillet, c’est au club Lambi que le joyeux trio a rencontré leur public en soirée intime. Un public enthousiaste qui grandissait allègrement au fil des heures. Amity Meria accompagné efficacement aux percussions par Mamadou a su charmer son auditoire. Tandis qu’Aladji Touré s’est assuré savamment que la foule connaissait ses tubes avant d’accompagner sur la scène celui que tous attendaient, Toto Guillaume. Ouvert à tous, le Festival World Makossa se poursuivait le 25 juillet au Parc Olympique.

L’organisme Racine Croisée promet de revenir pour une troisième année avec le Festival World Makossa avec cette offre musicale qui perfectionne l’apport culturel africain en Amérique.

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  1. SwËet-boys Rby Kané
    Juil 26, 2015 - 08:07
  2. Amadou Diamantaire Cisse
    Juil 28, 2015 - 12:37

    cool bro

    Répondre
  3. Abdou Ze
    Juil 28, 2015 - 04:54

    David Akono

    Répondre

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