Afrique

Passer du « bang bang » au « bling bling » sur le continent noir

« Les dernières élections organisées au Soudan sont loin des standards internationaux, même si elles suscitent un brin d’espoir démocratique ». C’est la conclusion que la plupart des scrutateurs internationaux ont tirée des élections générales organisées dans la plus vaste République d’Afrique la semaine dernière. « Une caricature des joutes électorales qui ont régulièrement lieu sur le continent noir », embrayeront tous les Afropessimistes ou les médias occidentaux qui ne sont généralement prompts qu’à présenter le côté “obscur” de l’Afrique.

Mais, 50 ans après les « indépendances africaines », le bilan  politique de l’Afrique n’est pas totalement sombre. Il comporte également des éclaircies démocratiques bien singulières !

Comme si les médias occidentaux s’étaient passés le mot, ils ne sont friands généralement que de « news » macabres en provenance de l’Afrique. « J’invite les médias du Nord à s’intéresser également à la couverture de la vie des Blancs qui souffrent en Afrique ! Un peu comme ils aiment à présenter la vie des sans-papiers africains en Occident », lançait un jeune Africain à la faveur d’une libre tribune sur une radio internationale française.

Des propos qui dissimulent difficilement la gêne qu’éprouvent les Africains devant les pages sombres de leurs vies qui sont habituellement sous les rampes de l’actualité mondiale. Cette attitude des grands médias du Nord n’a pourtant rien d’étonnant !

Ils sont détenus par des grands hommes d’affaires blancs qui ont besoin que leurs entreprises médiatiques embrayent sur les pages peu glorieuses de l’Afrique pour rentabiliser un peu plus leurs affaires. Une façon en quelque sorte de dire que l’Africain est un « éternel incapable » et qu’il faut confier les chantiers dans divers domaines du continent à des firmes occidentales ! La sinistrose médiatique a ainsi vu le jour.

Barack Hussein Obama et John Atta Mills

Barack Hussein Obama et John Atta Mills


Pourtant, la classe politique du continent noir n’est pas uniquement peuplée de cancres comme on aime à le laisser croire au Nord. Certes, cette denrée est rare en Afrique, mais elle existe en bonne et due forme.

Le Ghana en Afrique de l’ouest, du haut de ses 53 ans, occupe ainsi une bonne place parmi les bons élèves. Les prouesses démocratiques de ses politiques ont même été saluées personnellement en juillet 2009 par Barack Hussein Obama. Le Bénin, le Mali et le Sénégal sont aussi cités dans le même ordre d’idées dans la même zone géographique. Oblitérant le remarquable succès du Cap-Vert qui a réussi à se mettre sur le sentier d’un harmonieux développement en s’appropriant les règles du fonctionnement du régime présidentiel ! Contrairement aux régimes semi-parlementaires en vigueur dans nombre d’ex-colonies françaises de l’Afrique occidentale. Mais, c’est surtout en Afrique australe que l’on retrouve les Etats qui font la fierté du continent berceau de l’humanité (Afrique) en matière de gouvernance politique.

Pays d’Afrique ayant payé le plus lourd tribut humain à son accession à la souveraineté internationale et à sa cohésion interne (près de 2 millions de victimes), la République mozambicaine occupe une place de choix sur la liste des Etats d’Afrique méridionale dont les Africains peuvent s’estimer fiers. Le Botswana, la Tanzanie, la Namibie, le Malawi, les Iles Seychelles, l’Ile Maurice, et dans une moindre mesure la Zambie sont des « success politic stories » que le continent berceau de l’humanité peut fièrement brandir en faisant un bilan de son développement depuis les années 1960. Sans oublier bien sûr la principale tête d’affiche de l’économie africaine, la République sud-africaine.

Certes, tous ces Etats précités ne suffisent pas encore à densifier la part de l’Afrique dans les échanges commerciaux mondiaux, échanges dans lesquels elle peine encore à ne représenter que « 2% » !! Mais, comme le dit un adage populaire dans la rue africaine, « un grand n’est pas petit, mais un petit deviendra grand ». Ces exemples de réussite politique sus-décrits sont ainsi la preuve que l’Afrique a les capacités de rompre avec le cycle des guerres,   mauvaise gouvernance et diverses calamités naturelles dues au manque de visions humaines. Il ne reste donc aux qu’aux Républiques africaines “réfractaires” à tout changement d’imiter leurs homologues. Et surtout à l’Ua (Union africaine) de recommander et de plaider pour l’expérimentation des réussites précitées dans d’autres régions du continent à travers les diverses formes de partenariat qu’encadrent les mécanismes de son fonctionnement.

Zine el-Abidine Ben Ali

Zine el-Abidine Ben Ali, né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est un homme d'État tunisien. Il occupe les fonctions de président de la République depuis le 7 novembre 1987.

« Et l’Afrique blanche dans ce lot de bilan-conjectures ? », nous diriez-vous ! Eh bien, elle n’a pas retenu notre attention dans cette production intellectuelle tout juste parce qu’elle ne renferme pas de pays qui soit un parfait élève en matière de la culture de la bonne gouvernance politique après un demi-siècle d’indépendance sur le continent noir. Toutefois, les prouesses d’une “dictature éclairée ou visionnaire” dans cette partie de l’Afrique sont à enseigner dans toutes les écoles de la bonne gouvernance en Afrique. De quoi faire taire tous ceux qui crient haro sur le sort du continent berceau de l’humanité.

Il s’agit de la Tunisie du président Ben Ali, au pouvoir depuis 1987. Seule la démocratie est le grand bien qui fait défaut aux Tunisiens. En 23 ans de gouvernance, M. Ali a réussi à faire, à titre d’exemple, de son pays un lieu de tourisme médical dont les principaux clients sont des Occidentaux.

Une exception en Afrique !!! On pourra toujours dire que le régime Ben Ali ne fait que marcher sur les plates bandes de son prédécesseur, Habib Bourguiba, et que le pouvoir central de Tunis est rongé par divers maux inhérents à toute dictature : corruption, favoritisme, etc. Si tous les Etats d’Afrique avaient connu le développement fulgurant de la Tunisie, imaginez un peu le visage que présenterait ce continent. La balle du développement est donc dans le camp des Africains qui feraient bien de méditer cette citation de Mao Tsé-toung (ex leader communiste) : « Rien n’est impossible dans la vie, il suffit d’avoir la volonté ». La Chine a mis en pratique le contenu de ces propos, et est aujourd’hui la troisième puissance du monde !!

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