Le 1er février 2014, Jean Ping annonce sa rupture avec le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et en démissionne le 19 février 2014. Depuis, il entre en conflit ouvert avec le président Ali Bongo et s'attelle à l'unification des forces de l'opposition dans une structure appelée Front uni de l'opposition pour l'alternance (FUOPA).

Pagaille au Gabon après des élections contestées

L’élection présidentielle déterminante opposait le candidat vedette onusien Jean Ping et le président sortant Ali Bongo à  la tête du pays depuis les sept dernières années.

Le 1er février 2014, Jean Ping annonce sa rupture avec le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et en démissionne le 19 février 2014. Depuis, il entre en conflit ouvert avec le président Ali Bongo et s'attelle à l'unification des forces de l'opposition dans une structure appelée Front uni de l'opposition pour l'alternance (FUOPA).

Le 1er février 2014, Jean Ping annonce sa rupture avec le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et en démissionne le 19 février 2014. Depuis, il entre en conflit ouvert avec le président Ali Bongo et s’attelle à l’unification des forces de l’opposition dans une structure appelée Front uni de l’opposition pour l’alternance (FUOPA).

Mercredi, à la suite du dévoilement du vainqueur électoral, des résultats attendu depuis 3 jours :  49,85% Bongo, 48,23% Ping, des affrontements ont éclaté à Libreville, capitale politique et administrative du Gabon, première ville du pays exportateur de pétrole.  Des manifestants ont incendié des automobiles, mis le feu à l’Assemblée nationale, les scènes de pillage se sont multipliées.

Aujourd’hui, jeudi, le 1er septembre,  un second jour de violence remue Libreville. On compte à présent 3 morts et une centaine de blessés, dont quelques policiers. Jusqu’à 1.100 personnes ont été arrêtées à travers le pays ouest-africain de 1,8 million d’habitants, l’un des plus grands producteurs de pétrole du continent.

Les partisans de l’opposant Jean Ping,  le fils d’un exploitant forestier Chinois et d’une Gabonaise, qui désire « défendre la victoire par tous les moyens », estiment que l’élection lui a été volée. Dans la province d’Ali Bongo, des résultats tombés tard dans la nuit de mardi annonçaient une participation invraisemblable de plus de 99%, avec un vote à sens unique pour le camp Bongo.

Peu de temps avant les résultats contestés dévoilés, Jean Ping s’exclamait  aux ondes de TV5: « Nous avons les résultats en mains, les résultats officiels de la CENAP (commission électorale gabonaise)/…/  Il apparait clairement que j’ai gagné avec 166 822 des voix contre 106 787. » Une prétendue avance qui aurai fondu comme neige au soleil avec les résultats de la province du Haut-Ogooué, celle d’Ali Bongo.

Mais était-ce une diversion du candidat de l’Occident, ancien président de l’Organisation de pays exportateurs de pétrole (OPEP), Jean Ping, docteur en science économique de L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne? Un conseiller proche du Président ivoirien Alassane Ouattara, a été pris en flagrant délit d’une tentative de mettre le chaos, semer la confusion dans l’élection gabonaise. Voici les échanges révélés entre le conseiller Mamadi Diané et Jean Ping, rapportés par Jeune Afrique.

Mamadi Diané « Mon frère, comment va? »
Jean Ping« Oui, j’ai reçu le papier, on va l’envoyer »
Mamadi Diané    « Non, non, il y a autre chose, plus important. Il faut que tu réussisses à avoir deux ou trois personnes de la commission électorale qui disent qu’il y a trop de tripatouillages et qui démissionnent »
Jean Ping – « Oui… »
Mamadi Diané    « Tu comprends, ça va mettre la pagaille totale. Si on peut faire ça ce soir (lundi, veille de la proclamation des résultats) , ça va être extraordinaire »
Jean Ping
– « OK, merci. »

A l’issue de ces révélations abracadabrantes, le mardi,  30 août 2016, la Cote d’Ivoire publiait dans un communiqué transmis par les services de la Présidence de la République ivoirienne :

« Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de Conseiller Spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, à compter de ce jour.

Confortable de ses 5594 voix d’avance officielle sur son opposant Jean Ping, Ali Bongo félicite les Gabonais pour le vote.  Le résultat prolongera de sept ans l’emprise de la famille Bongo au pouvoir puisque son père, Omar Bongo, fut pendant plus de quarante ans, lui-même Président du pays où le pétrole représente environ 60 pour cent du PIB.

La France qui est l’ancien dirigeant colonial, les États-Unis et l’Union européenne, apparemment déçu du déroulement du vote populaire,  ont demandé mercredi soir aux Gabonais de libérer les résultats de chacun des bureaux de vote en faveur d’une plus grande transparence.

Paul Marie Gondjout, l’un des commissaires de la CENAP, représentant de l’opposition, a quant à lui annoncé sa démission mercredi après-midi.

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  1. Hassan Ait Ben Hsaine
    Sep 01, 2016 - 08:53

    Triste. Pauvre continent.

    Répondre
  2. Guy Praxelle
    Sep 02, 2016 - 02:51

    Pagaille le terme est faible l’armée tire à balles réelles sur les manifestants alors que les résultats de l’élection manquent de transparence !

    Répondre
  3. Gaspard Bassong
    Sep 02, 2016 - 03:51

    Qui manipule qui en ce moment au Gabon et au profit de qui ?
    Après la Côte d’ivoire, le Congo et maintenant le Gabon.
    Que l’Afrique ouvre enfin les yeux pour faire le tri afin de distinguer parmi ses enfants ceux qui servent les intérêts de l’Afrique de tous les autres…

    Répondre
    • Christian Delattre
      Sep 02, 2016 - 04:58

      ces dirigeants quel qu’ils soient se servent en priorité absolue!! avec la complicité de tous les gouvernements français ou autres depuis des décennies!! et c’est toujours le peuple qui trinque!!

      Répondre
  4. Ali Bouassa Mapangou
    Sep 02, 2016 - 09:31

    Avec sa fortune colossale ne pouvait il pas reconnaître tout simplement sa défaite et partir vivre paisiblement?

    Répondre
    • Mosiah Laya
      Sep 03, 2016 - 02:05

      S’il ne veut pas partir il sait bien pourquoi! La politique ça rapporte en Afrique!

      Répondre
  5. Yan Langlois
    Sep 03, 2016 - 02:54

    le seul vote qui compte est celui du président français …. il a voté bongo Alors !

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  6. Yan Langlois
    Sep 03, 2016 - 02:55

    vous êtes Bongonais et non Gabonais

    Répondre
  7. Anibal Osman
    Sep 03, 2016 - 06:02

    Est ce divin et ou génétique ou géopolitique le fait que les élections des candidats de race noire, dans leur pays, soient toujours si problèmatiques. ?

    Répondre

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