Au Sénégal, près de deux femmes sur trois s’empoisonnent avec les crèmes qui blanchissent la peau.

Mobilisation contre les campagnes de blanchiment de la peau au Sénégal

Outré par les publicités incitant les femmes noires à blanchir leur peau, un mouvement spontané a fait son apparition au Sénégal prônant la beauté de la peau noire.

La campagne se dressa en réponse à des annonces parues dans la capitale Dakar l’an dernier pour une crème cosmétique appelée « Petch Khess», ou « Toute blanche » en wolof, la langue locale.

Au Sénégal, près de deux femmes sur trois s’empoisonnent avec les crèmes qui blanchissent la peau.

Au Sénégal, près de deux femmes sur trois s’empoisonnent avec les crèmes qui blanchissent la peau.

Les affiches promettent « une action rapide » et « des résultats en 15 jours ». Ils démontrent des photos d’une jeune femme noire avant et après l’application de ce traitement qui dépigmente la peau. Au Sénégal on dit « Kheessal » soit blanchiment.

« Nous avons été scandalisés (par une affiche), suggérant que la peau noire n’est pas belle parce qu’elle recommande que les jeunes femmes doivent se blanchir en une quinzaine de jours « , a déclaré Aisha Deme, qui dirige le webzine Agendakar.com.

Pour faire rempart aux marques de produits de dépigmentation, qui se permettent, de déployer des campagnes publicitaires pour tenter de blanchir la peau noire Nuul Kukk fait surface.

Nuul Kukk en wolof  “Toute noire”  s’est donné pour mandat de magnifier la beauté noire en affichant des images de belles femmes à la peau foncée

Ainsi, les militants ont mis en place leurs propres affiches dans la capitale sénégalaise. Cette fois exhibant une femme noire fière. Le travail a été effectué gratuitement par le photographe de mode Stéphane Tourné et des professionnels du monde de  publicité.

La campagne Nuul Kukk, qui est en ligne est très active et possède son propre site web, flux Twitter et page Facebook. Des vedettes locales y participent, et aussi Kine Fatim Diop une militante sénégalaise engagée dans la défense du droit des femmes.

La campagne est également soutenue par le dermatologue Fatimata Ly, qui lutte contre le « kheessal” depuis 10 ans dans le cadre d’une association contre la dépigmentation.

Selon Mme Ly, le blanchiment de la peau est un problème de santé publique, car dans la population générale sénégalaise 67% des femmes tente de se décolorer.

Ces dernières années, la pratique de l’éclaircissement de la peau est sous les projecteurs en raison de ses effets potentiels négatifs sur la santé et son association avec le postcolonialisme.

Il existe des preuves qui suggèrent que certains types de produits de blanchiment de la peau contiennent des ingrédients actifs (tels que le chlorure mercureux) et de l’hydroquinone qui peut être nocive pour la santé humaine. L’hydroquinone a été interdite en Europe et dans de nombreux autres pays et ne peut être prescrite que par un médecin pour certaines affections cutanées.

Le phénomène éclaircissement de la peau existe dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne Afrique et dans la diaspora noire. Au Sénégal, c’est surtout une pratique féminine, même si on le perçoit dans certains groupes particuliers chez les hommes, comme les artistes selon la dermatologue.

Les femmes sont néanmoins attirées sur les produits parce qu’ils croient qu’ils vont les rendre plus belles, selon les chercheurs et les médecins. Elles sont attirées vainement vers un canon occidental de beauté.

La société actuelle impose des critères de beauté sur tous… Tout le monde encourage les femmes à la peau claire : les journaux, les magazines, les vidéo-clips

Nuul Kukk veut stopper l’importation et la vente de produit éclaircissent pour la peau parce que dangereux pour la santé et diminue de façon pernicieuse l’estime de la femme noire.

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