L'AIMS est une des concrétisations du programme de partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), voulue par le président sud-africain Thabo Mbeki et d'autres leaders africains.

Le prochain Einstein sera Africain

Les mathématiques sous-tendent la science, la technologie et la société moderne passant des téléphones cellulaires aux ordinateurs et aux satellites.

L'AIMS est une des concrétisations du programme de partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), voulue par le président sud-africain Thabo Mbeki et d'autres leaders africains.

L’AIMS est une des concrétisations du programme de partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), voulue par le président sud-africain Thabo Mbeki et d’autres leaders africains.

Le 6 septembre 2011, le gouvernement du Sénégal dirigé par le Président Abdoulaye Wade et ses partenaires internationaux vont ouvrir un nouveau centre d’excellence panafricain pour les plus brillants cerveaux de l’Afrique et des diplômés en sciences, dans la ville balnéaire de Mbour, un important lieu touristique sénégalais, situé a 80 km au sud de Dakar.

AIMS-Sénégal est le deuxième centre à l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) de réseau, de rejoindre l’AIMS-Afrique du Sud, qui est exploité à Cape Town depuis 2003. Le plan d’expansion de l’AIMS à travers l’Afrique est connu comme l’Initiative AIMS-Next Einstein (AIMS-NEI). L’objectif est de rapidement, et ce de manière rentable, accroître la capacité scientifique et technologique de l’Afrique en offrant une formation avancée à des étudiants africains et ainsi leur permettre de travailler efficacement à la prospérité pacifique du continent noir.

AIMS-NEI est né du souhait exprimé par le fondateur de l’AIMS, Neil Turok, fils de Ben Turok, député sud-africain pour la circonscription de Muizenberg, issu de l’ANC, et fortement impliqué dans le mouvement contre l’apartheid mené par l’ANC en Afrique du Sud. Aujourd’hui, Neil Turok, directeur du Canada Perimeter Institute for Theoretical Physics (PI), un institut de recherche indépendant dédié à l’étude de la physique théorique située à Waterloo au Canada, annonce que « le prochain Einstein sera africain. » Ce souhait s’est transformé en un plan visant à créer un réseau panafricain de centres AIMS, 15 au cours de la prochaine décennie. AIMS-NEI est soutenu par un financement public et privé, y compris un investissement de 20 millions de dollars du gouvernement du Canada octroyé à travers le Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Le gouvernement de la France est également un partenaire majeur dans AIMS-Sénégal, fournissant des terrains pour les actuels et futurs AIMS-Sénégal par le biais des installations de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

L'éducation au Sénégal est l'une des plus avancées sur le continent. Le Sénégal peut se targuer d'avoir un enseignement de qualité avec des équivalences de diplômes des universités étrangères les plus prestigieuses tant en France qu'aux États-Unis.

L’éducation au Sénégal est l’une des plus avancées sur le continent. Le Sénégal peut se targuer d’avoir un enseignement de qualité avec des équivalences de diplômes des universités étrangères les plus prestigieuses tant en France qu’aux États-Unis.

À propos du CRDI un élément clé du programme d’aide du Canada depuis 1970, le développement international (CRDI) appuie la recherche dans les pays en développement afin de promouvoir une croissance inclusive et le développement. Le CRDI encourage également le partage de ces connaissances avec les décideurs, d’autres chercheurs, et les communautés à travers le monde. Le résultat est novateur et apporte des solutions locales durables qui visent à apporter choix et le changement à ceux qui ont le plus besoin.

Le premier centre AIMS, à Cape Town, a diplômé 360 étudiants provenant de 32 pays africains à ce jour, dont un tiers sont des femmes. AIMS est mondialement reconnu comme un centre d’excellence pour l’enseignement postuniversitaire et de recherche.

Lors des célébrations d’ouverture d’AIMS-Sénégal qui auront lieu le 6 septembre 2011, les 36 premiers étudiants (sélectionnés parmi plus de 350 candidats), provenant de 14 pays différents, seront rejoints par le président du Sénégal et des dignitaires d’environ 15 pays ainsi que de nombreux partenaires universitaires. Il s’agit notamment des universités Cheikh Anta Diop, Gaston Berger, Thiès et Ziguinchor au Sénégal, l’Université d’Ottawa au Canada, les universités Pierre et Marie Curie et Paris Sud, en France, l’Université Humboldt de Berlin, en Allemagne, et l’Université de Science et Technologie de Chine (USTC).

« Si ce n’était pas de l’AIMS, je pense que j’aurais cessé d’étudier. Maintenant, j’ai des occasions que je n’aurais jamais imaginées », explique Alexia Nomenjanahary, une ancienne étudiante malgache de l’AIMS-Afrique du Sud, dont les travaux en biologie mathématique lui ont valu une bourse pour aller à l’Université d’Oxford. Alexia va bientôt rejoindre l’AIMS-Sénégal en tant qu’enseignante assistante. Elle partagera ses talents et aidera les autres à réaliser leur potentiel.

Tidiane Ba, ministre de la Recherche scientifique du Sénégal déclare, « AIMS-Sénégal va permettre à nos plus talentueux étudiants sénégalais, et de tout le continent, de recevoir une éducation de calibre mondial entièrement financé ici au Sénégal. Nous sommes fiers de l’AIMS-Sénégal et le soutenons fermement. »

« L’ouverture du deuxième centre, AIMS-Sénégal, est une étape importante vers notre rêve d’un véritable réseau panafricain de scientifiques où les esprits brillants du continent peuvent briller », explique Neil Turok.  Le développement de l’AIMS permettra à des milliers d’Africains talentueux d’acquérir des compétences dont ils ont besoin pour bâtir une Afrique autosuffisante économiquement, académiquement et technologiquement.

Dans ses ambitions de poursuivre son mandat, AIMS-NEI s’est vu appuyé par un nombre croissant d’entités. AIMS-NEI a jusqu’ici gagné le soutien du gouvernement du Sénégal, le gouvernement du Ghana (États-Unis 1,5 million $ pour la création de l’AIMS-Ghana), Google, la Fondation Kavelman-Fonn, le gouvernement de la France (terre pour AIMS-Sénégal valorisé de 1,3 million de dollars américains), et le gouvernement du Canada. AIMS-NEI est également soutenue par un nombre croissant d’universités nord-américaines et européennes et des entreprises à travers son programme de bourses.

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