L’affaire Mamadi Camara nous oblige à réfléchir sérieusement à l’attitude du SPVM.

Cette organisation dénoncée publiquement par un membre du barreau du Québec se défend d’avoir mené une enquête bâclée dans le cas de Mamadi Camara et invoque l’extraordinaire complexité de l’enquête.

Pour nous l’argument de la complexité de l’enquête est de la simple poudre aux yeux.

Nous sommes contraints de soulever l’évidence que n’importe quel citoyen raisonnable et intelligent n’aura pas manqué de voir:

Si l’enquête était si ardue, si complexe c’était une raison de plus pour ne pas faire en sorte de détenir Mamadi Camara pendant 6 jours. Il fallait le libérer sous simple promesse de comparaître éventuellement s’il était si complexe que cela d’arriver à conclure que Mamadi Camara aurait été
l’auteur de l’agression.

Une centaine de personnes se sont rassemblées, vendredi 5 février 2021 en fin d’après-midi, pour dénoncer le profilage racial et apporter leur soutien à Mamadi Camara, qui a été incarcéré injustement pendant six jours. Une heure plus tard a le SPVM s’excusait publiquement.

Nous sommes tout à fait en accord avec l’avocat de Mamadi Camara. Le Service de police de la Ville de Montréal  (SPVM) a agi avec beaucoup trop de précipitation en décidant d’ emprisonner Mamadi Camara et il l’a au surplus détenu pendant 6 jours alors que dès le début de l’analyse menée par le bureau de l’avocat de monsieur Camara la faiblesse de la preuve était évidente.

Quelqu’un a décidé d’arrêter et ensuite de détenir Mamadi Camara pendant 6 jours. Des personnes ont décidé et ce sont des personnes du système. Après avoir été obligé de libérer Mamadi Camara dont l’avocat a dénoncé publiquement les résultats de l’enquête trop rapide le SPVM ajoute de l’huile sur le feu.

Hola Hola le SPVM n’en avait donc pas déjà assez fait selon lui . Après avoir atteint le droit à l’honneur, le droit à l’image, le droit à la réputation, le droit à la liberté de circulation et le droit de ne pas être emprisonné arbitrairement le SPVM continue sur sa lancée.

En effet le SPVM dont l’opiniâtreté et l’hostilité est bien connue dans certains dossiers s’obstine à présenter au public Mamadi Camara comme étant toujours possiblement le criminel ayant attaqué son agent malgré la preuve vidéo et les témoins.

Il y a des limites à vouloir prendre les gens pour des idiots.

Les citoyens du Québec sont loin d’être stupide et sont capable d’additionner les faits et de comprendre. Nous avons un policier soit une victime qui n’est pas dans le coma et dont le témoignage ne peut en aucun cas avoir incriminé Mamadi Camara. Logique si celui ci avait vu Mamadi Camara l’attaquer il l’aurait dit lors de l’enquête de plus on a des témoins et une vidéo. Aurons nous droit plus tard à un faux rapport de police?

Nous sommes très à l’aise de souligner que la chose est possible puisque certains policiers du Québec et du SPVM ont déjà eu une très légère tape sur les doigts pour avoir fabriqué de toute pièce des preuves en faisant de faux rapports de police. Pourtant faire un faux rapport de police est un acte criminel. On ne peut s’empêcher de revenir au cas d’Alexandre Lamontagne qui a été faussement accusé de voies de fait contre un agent de la paix par le SPVM. Encore une fois c’est une cassette vidéo qui aura sauvé la tête d’un homme noir faussement accusé.

Le cas de Mamadi Camara ainsi que celui de l’avocat victime de profilage racial récemment s’ajoute cette année à une longue liste de victimes du racisme systémique.

Quand la Ligue des Noirs du Québec communiquera les résultats des statistiques concernant le pourcentage de personnes racisées que la police décide de garder en prison au lieu de libérer sous promesse de comparaître vos cheveux se dresseront sur vos têtes. Le système a bel et bien une tendance
une couleur quand certains sont favorisés et d’autres stigmatisés et traités différemment. Nous saluons néanmoins la réactivité de la mairesse Valérie Plante qui a exigé une enquête indépendante. Cependant où diable se cache la nouvelle commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémique de la Ville de Montréal.

Nous devions normalement entendre Mme Bochra Manaï or elle se terre dans le silence selon toute vraisemblance. Si celle-ci ne se manifeste pas dans les moments de crises comme celui de l’Affaire Mamadi Camara que penser?

Nous voulons avoir des réponses :
On veut savoir ce qui sera fait ou pas et surtout nous désirons avoir un agenda concernant ce qui sera fait relativement aux recommandations du rapport de l’OCPM.

On veut savoir si la ville de Montréal entend suivre la politique consistant à écraser les citoyens qui osent demander une indemnisation pour le profilage racial dont ils sont victimes en menant une guerre juridique destinée à fermer la bouche des victimes.

La saga de Joel de Bellefeuille est un exemple récent d’acharnement du système. Heureusement au bout de plusieurs années et jugements le profilage racial, la discrimination systémique dont Joel de Bellefeuille a été la victime ont été publiquement dénoncée par un juge qui au surplus à ordonner diverses mesures pour lutter contre la discrimination systémique dans la ville de Longueuil.

Montréal et Longueuil sont bel et bien situé au Québec et non au pôle nord : on n’a donc pas à chercher bien loin la discrimination systémique quand on veut ouvrir les yeux.

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