Benoit Charrette, le nouveau Ministre responsable de la Lutte contre le racisme du Québec, affiche ses couleurs

Au Canada le racisme est abordé différemment selon la province ou l’on habite. Le Québec, comme à son habitude, aime bien faire les choses différemment du ROC  (Rest of Canada). Société distincte, ses politiques le sont aussi, même sur l’épineux dossier du racisme, le Québec fait mouton noir.

Le 24 février 2021, en plein Mois de l’Histoire des Noirs, rentrait en fonction le nouveau Ministre québécois responsable de la Lutte contre le racisme : Benoit Charrette.

Le 18 mars 2015 à l’Université Laval, Pierre-Karl Péladeau (PKP), héritier et grand patron de Québécor Média Inc, propriétaire du Journal de Montréal, s’est excusé après avoir affirmé en pleine course à la chefferie du Parti Québécois, qu’il remporta d’ailleurs, vouloir réduire le poids de l’immigration québécoise pour parvenir à son idéal politique. Sur la photo: Benoit Charette et l’auteure de l’article du Journal de Montréal.

Issue de la Coalition Avenir Québec (CAQ), le gouvernement porté au pouvoir avec 37% du vote en 2018, Benoit Charrette, cet homme blanc dorloté par tous les privilèges blancs imaginables, est la bouée qu’envoie le gouvernement de François Legault aux québécois marginalisés, ostracisés, dépréciés par la couleur de leur peau. Faut-il le mentionner, François Legault, chef de la CAQ, un ancien du Parti Québécois (PQ), nie sur toutes les tribunes l’existence du racisme systémique au Québec, contrairement à son homologue ontarien, la province voisine la plus peuplée du pays, ou encore même face au Premier Ministre canadien, Justin Trudeau.

Benoit Charrette, 44 ans, est marié à une haïtienne. De ce seul fait lui provient sa légitimité de défenseur des minorités visibles selon le gouvernement Legault. C’est comme ça.

Donc aujourd’hui, ce protecteur officiel des Noirs, Asiatiques, Magrébins, Latinos  et Autochtones, sur son fil Twitter, montre ses couleurs. Il applaudit un article du Journal de Montréal avec ces mots: « Je vous invite à lire ce texte. Personnellement, il m’a fait le plus grand bien ». Cette chronique publié par le Groupe Québécor, appartenant à Pierre-Karl Péladeau (PKP) plus précisément, un media contrôlant un lourd, un incontournable 40% des médias Québécois, cet article en questions raffermit donc la ligne directrice de ce torchon publique. L’article en question « Je rejette le concept du racisme systémique », écrit par Murielle Chatelier, une pigiste, une femme noire de surcroit, se rallie aux autres titres des aficionados de PKP : Sois Blanc et tais-toi, L’antiracisme raciste, Ta gueule homme blanc, Le déclin des Blancs et de nombreux autres titres du genre qui ferait jouir de plaisir les membres de Proud Boys, l’organisation américaine néo-faciste pro-Trump qui a tout de même une présence marqué au Canada.

En 2007, cinq militaires des forces armées canadiennes, perturbant une manifestation autochtone lors des célébrations du Canada Day s’autoproclament membres des Proud Boys. Ainsi, une centaine de membres de l’organisation de droite jugé terroriste le 3 février 2021 par le gouvernement de Justin Trudeau évolue au Canada.

Chroniques du Journal de Montréal. Crédit pour la recension et la réunion des articles sur une même image: Xavier Camus. Image pris sur Facebook

Le gouvernement québécois joue à un jeu dangereux.  François Legault y installe, tout doucement, comme on dit,  une atmosphère propice aux dérives raciales. Le Québec se referme sur lui-même, sur ses convictions délétères qui sont propres aux électeurs de la CAQ. Ce gouvernement élu exclusivement à l’extérieur de la métropole montréalaise, dans les régions dira-t-on, trouve sa force dans ce milieu homogène.

Durant les derniers jours, la star du football Thierry Henry, qui fut à la barre du Club de Foot de Montréal (anciennement l’Impact de Montréal)  quittait ses fonctions pour retourner précipitamment dans le vieux continent. Le Québec n’a pas su retenir ce talent de niveau international. Ce Français, cet afro-descendant, a sans doute rencontré la réalité raciale québécoise. Le déni de l’évidence (oui « évidence » si l’on regarde froidement les chiffres)  du racisme systémique par le gouvernement du Québec, le profilage racial avec l’affaire Camara, la tragique mort de l’amérindienne Joyce Echaquan, la monomanie des médias de la belle province à conforter la  population blanche dans leur racisme héréditaire alors que du coté des Noirs et Autochtones, ils sont brutalisé, abattue sans appel par un système qui n’a aucun compte à leurs rendre. Tout ceci alimente ce climat dysfonctionnel.

« Il n’y a pas de racisme systémique au Québec » dira encore le Premier Ministre québécois François Legault ainsi que Benoit Charrette, Ministre-pantin québécois responsable de la Lutte contre le racisme, avec, on le sait bien, la machine Québécor Média à l’appui.

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