Née Mame Ramatoulaye Yade, on reproche souvent à Rama Yede son manque de solidarité gouvernementale lors de prises de position contraires à celles de l'UMP. Ainsi, le 6 septembre 2007, elle rend une visite de soutien à Aubervilliers à des squatteurs dont l'évacuation avait été décidée par la justice suite à la demande de la mairie communiste, ce qui lui vaut d'être convoquée le soir même par le Premier ministre

Rama Yade, une femme de droite qui garde sa ligne

Née Mame Ramatoulaye Yade, on reproche souvent à Rama Yede son manque de solidarité gouvernementale lors de prises de position contraires à celles de l'UMP. Ainsi, le 6 septembre 2007, elle rend une visite de soutien à Aubervilliers  à des squatteurs dont l'évacuation avait été décidée par la justice suite à la demande de la mairie communiste, ce qui lui vaut d'être convoquée le soir même par le Premier ministre

Née Mame Ramatoulaye Yade, on reproche souvent à Rama Yade son manque de solidarité gouvernementale lors de prises de position contraires à celles de l'UMP. Ainsi, le 6 septembre 2007, elle rend une visite de soutien à Aubervilliers à des squatteurs dont l'évacuation avait été décidée par la justice suite à la demande de la mairie communiste, ce qui lui vaut d'être convoquée le soir même par le Premier ministre

Rama Yade, née Mame Ramatoulaye Yade le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), est une femme politique française. Elle est membre de l’UMP. Elle a été secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme, à partir du 19 juin 2007. Le 23 juin 2009, elle a été nommée secrétaire d’État chargée des Sports.

Elle est issue d’un milieu aisé et proche du monde politique sénégalais : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire et diplomate, fut le bras droit et secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor. La famille quitte le Sénégal pour la France en 1987, elle a alors 11 ans. D’origine léboue et de confession musulmane, elle est éduquée dans un collège catholique, l’Institution Jeanne-d’Arc de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Ses parents se séparent en 1990, et son père rentre au Sénégal. La mère de Rama Yade et ses quatre filles vivent dans des conditions économiques précaires. Rama Yade poursuit ses études en hypokhâgne au lycée Paul-Valéry (Paris) et sort diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris en 2000.

En 2002, Ramatoulaye Yade épouse Joseph Zimet, un juif ashkénaze,  né en 1973 ans, conseiller au cabinet du secrétaire d’État Jean-Marie Bockel et fils du chanteur yiddish Ben Zimet. Spécialiste des organisations non gouvernementales et des fondations philanthropiques, auxquelles il a consacré différents travaux, Joseph Zimet était entre 2004 et 2007 le responsable des relations avec les ONG à la direction de la stratégie de l’Agence Française de Développement.

Également en 2002, Rama Yade est nommé administratrice du Sénat, elle commence sa carrière à la commission des Affaires sociales de la haute assemblée, où elle est chargée de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outre-Mer. Elle est ensuite détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l’année 2005, où elle devient directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication.

En 2005, elle rejoint l’Union pour un mouvement populaire. Elle explique que ce ralliement doit surtout à la personne de Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme, plus qu’aux valeurs de la droite. Rama Yade mentionne aussi parfois la politique de discrimination positive promue par Sarkozy ainsi que l’incendie d’un immeuble occupé par des familles africaines dans le XIIIe arrondissement de Paris.

En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales, où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.

Le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l’UMP, où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.

Elle apparaît le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, où elle s’en prend au parti socialiste, qu’elle accuse de cécité, et aux « prétendues » élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision », qu’elle accuse d’avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l’immigration « de la pitié au lieu du respect ». Dans ce discours, elle attribue à Jacques Chirac la nomination du premier membre du gouvernement issu de l’immigration et décrit Gaston Monnerville comme le premier parlementaire noir.

Rama Yade et son époux Joseph Zimet

Rama Yade et son époux Joseph Zimet

De même, le 10 décembre 2007, elle s’en prend avec virulence à la visite officielle de colonel Khadafi en France, déclarant qu’il doit « comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort. », après avoir, quelques mois plus tôt, avoué que « certains gestes donnent envie de se laver les mains » pour avoir serré la main du colonel Khadafi à Tripoli, dans le cadre de la médiation relative à l’affaire des infirmières bulgares.

Elle dénonce l’opération de l’association Arche de Zoé lors de l’arrestation, le 25 octobre 2007, de plusieurs de ses bénévoles et responsables, qui accompagnaient un groupe de 103 enfants sur le point de quitter le Tchad, et propose de mieux encadrer les adoptions.

L’Arche de Zoé a fait la une de l’actualité en octobre 2007 lorsque les forces de police du Tchad arrêtent tous les participants d’une opération alors qu’ils s’apprêtent à embarquer 103 enfants dans un avion affrété pour les amener en Europe. La justice tchadienne condamne alors les principaux membres aux travaux forcés pour « tentative d’enlèvement de mineurs tendant à compromettre leur état civil, faux et usage de faux en écriture publique et grivèlerie ». Le processus judiciaire voit également l’intervention du président de la république du Tchad Idriss Déby Itno et du président de la République française Nicolas Sarkozy. Des voix dénoncent une opération portée par une philosophie néocolonialiste, notamment l’homme politique Français Noël Mamère qui décrit un « néocolonialisme compassionnel »

Elle participe au côté de Nicolas Sarkozy au rapatriement en France et en Espagne des journalistes et des membres de l’équipage accompagnant les membres de l’association.

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Le 7 juin 2010, Rama Yade avait mis le feu aux poudres sur Radio J: « J’attends que l’équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels. Moi, je les ai appelés à la décence en temps de crise ». Efectivement, les “bleus” résidait au Pezula l’un des plus luxueux hotel d’Afrique au bord de l’Océan Indien. Depuis, on imagine les relations plutôt glaciales entre la jeune secrétaire d’Etat et l’équipe de France.

Durant la campagne présidentielle, elle apparaît lors de meetings de Nicolas Sarkozy, partageant également avec Rachida Dati les faveurs des médias.

Ses positions s’écartent parfois de la ligne officielle de l’UMP. Ainsi, Rama Yade s’est prononcée contre le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe en 2005 et ne s’est pas opposée à l’intervention américaine en Irak, estimant toutefois « le résultat pas vraiment à la hauteur des attentes ».

L’ancien ministre Luc Ferry considère que Rama Yade « est souverainiste, elle est sur la ligne Dupont-Aignan, elle a voté contre le traité européen ».

Au cours des débats relatifs à l’identité nationale initié par le gouvernement à l’automne 2009, Marine Le Pen, dirigeante du Front national, a mis en cause Rama Yade concernant la question de la double nationalité (Mme Yade détient seulement la nationalité française) en citant les propos que cette dernière a tenus au sujet des sentiments qu’elle a éprouvés lorsqu’elle a acquis la nationalité française et à la réception de la lettre de bienvenue au sein de la République que lui avait adressée Jacques Chirac : « Soudain, avec cette lettre de Chirac, j’ai eu l’impression de trahir mes racines. À cette époque, je me disais souvent que, s’il y avait une guerre entre le Sénégal et la France, je choisirais mon pays d’origine »

Elle est membre du conseil d’administration du Club XXIe siècle qui milite en faveur de la diversité et membre du club Averroès, fondée en 1997,qui regroupe des professionnels pour promouvoir les « minorités actives » dans les médias français.

Le 26 juin 2009 à Bruxelles, elle a reçu des mains de la princesse Astrid de Belgique le prix de la fondation du Forum de Crans-Montana.

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