Des dizaines de personnes ont été portées disparues en mer une nuit après qu’un petit bateau transportant plus de 200 migrants africains fuyant la Libye a chaviré au large des côtes de l'Italie dans des vagues de trois mètres de haut. Les garde-côtes italiens ont indiqué que 50 survivants ont été secourus

Les migrants meurent par centaines sur la Méditerranée

Parmi les 200 personnes qui se sont embarquées sur un bateau de 12 mètres (40 pieds) en Libye pour un périple sur la Méditerranée plus tôt cette semaine, seulement 51 sont encore en vie. Les autres sont morts, emportés par les eaux glacées après que leur bateau ait chaviré au cours d’une opération de sauvetage mercredi matin.

Des dizaines de personnes ont été portées disparues en mer une nuit après qu’un petit bateau transportant plus de 200 migrants africains fuyant la Libye a chaviré au large des côtes de l'Italie dans des vagues de trois mètres de haut. Les garde-côtes italiens ont indiqué que 50 survivants ont été secourus

Des dizaines de personnes ont été portées disparues en mer une nuit après qu’un petit bateau transportant plus de 200 migrants africains fuyant la Libye a chaviré au large des côtes de l'Italie dans des vagues de trois mètres de haut. Les garde-côtes italiens ont indiqué que 50 survivants ont été secourus

Ce bilan mortel est une perte importante de vies humaines en conséquence des troubles qui se poursuivent en Afrique du Nord qui a conduit des milliers de migrants à fuir vers l’Europe. Elle ne représente qu’une fraction de ceux qui sont morts depuis que la migration massive a commencé. La tragédie de mercredi, qui a eu lieu non loin de l’île italienne de Lampedusa est seulement la pointe de l’iceberg, un plus grand problème menace.

Pour chaque tranche de 25 migrants qui sont arrivés en Europe, il est probable qu’un migrant n’a pas eu la même chance, selon les chiffres du groupe de défense du Conseil italien pour les réfugiés. Entassés sur des bateaux surchargés qui sont à peine en état de naviguer, les passagers reçoivent peu ou pas de nourriture ou d’eau avant de prendre la mer, sans boussole pour les guider, à partir vers l’Europe. La Libye en obstruant plus l’émigration, a libéré un flot de migrants qui fuient les combats et craignant le chaos économique. “Malheureusement, ce nombre est conservateur», explique Christopher Hein, président du Conseil italien pour les réfugiés. « Il ne comprend que les cas connus. » Le nombre de vies perdues dans un naufrage est de quelques individus à des dizaines à la fois. Le nombre de morts mercredi – la plupart d’entre eux de l’Afrique subsaharienne – a donc peut-être dépassé les 250.

Un autre navire avec 335 personnes à bord est porté disparu depuis le 23 mars. Mardi, les membres de leur famille en Libye ont déclaré qu’ils avaient retrouvé certains des corps du navire. Ils étaient criblés de balles. On croit donc qu’ils ont été massacrés. Selon Roberto Malini, activiste et coprésident de l’ EveryOne Group il est clair qu’il y a eu une agression.  «Ce que nous ne savons pas, c’est qui en est l’auteur.» On a eu des nouvelles du bateau peu de temps après son départ par téléphone satellite, dès qu’ils ont quitté la Libye. Ses passagers, comprenant des femmes et des enfants, n’étaient pas armés.

Paradoxalement, le problème de la dangereuse traversée de la Libye vers l’Europe a été aggravé par des tentatives antérieures afin de freiner l’immigration clandestine. Les bateaux quittent maintenant lourdement chargés, et beaucoup partent même sans téléphone satellite. Nous pouvons aussi compter parmi les morts, ceux qui ont fait la traversée avant d’être interceptés en mer par l’Italie et renvoyés vers la Libye.

Le bateau qui a chaviré le 6 avril 2011, aiguise préoccupation de l'Europe sur l'afflux de migrants en provenance de Libye et de Tunisie

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Le nombre de morts augmente rapidement. En incluant le naufrage mercredi et le prétendu massacre, le nombre de ceux qui ont perdu depuis la vie sur ces eaux depuis le printemps arabe atteint les 1 000 victimes. Ce qui a conduit l’Italie et d’autres pays européens à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de ceux qui traversent la Méditerranée. Le groupe EveryOne a demandé aux autorités italiennes d’augmenter le nombre de patrouilles de sauvetage et les vols d’hélicoptères sur les eaux traîtresses. «Dans cette urgence, nous ne pouvons pas abandonner ces personnes désespérées à la faim et à la guerre », explique Cristiana Muscardini, une députée italienne au Parlement européen, présidente de l’Alliance pour l’Europe des Nations. Mercredi, elle a appelé à une plus grande implication européenne dans les opérations de sauvetage et une enquête sur le présumé massacre.

Le Conseil italien pour les Réfugiés a demandé à l’Europe à offrir des permis temporaires aux Tunisiens afin qu’ils puissent entrer légalement, et évacuer le reste de la population d’Afrique subsaharienne de la Libye.

L’Europe n’a peut-être pas la responsabilité légale, mais a certainement une responsabilité humanitaire afin d’assurer que ces gens ne sont pas obligés de traverser au péril de leur vie. Il ne fait aucun doute que l’Europe a la capacité de faire quelque chose pour arrêter ce flot de mortalité inquiétant. Mais avec des pays comme la France et l’Italie qui hésitent d’accueillir les nouveaux arrivants, la question est de savoir s’ils sauront faire preuve d’humanité.

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