Macky Sall est prêt à prendre le pouvoir après avoir défait Abdoulaye Wade aux urnes, conduisant à une transition tout en douceur saluée comme un exemple démocratique pour l'Afrique.

Le Sénégal alterne avec Macky Sall dans une élection exemplaire

L’élection présidentielle sénégalaise, qui a vu le président sortant accepter la défaite pacifiquement, a été saluée comme une grande victoire pour la démocratie Africaine.

Macky Sall est prêt à prendre le pouvoir après avoir défait Abdoulaye Wade aux urnes, conduisant à une transition tout en douceur saluée comme un exemple démocratique pour l'Afrique.

Macky Sall est prêt à prendre le pouvoir après avoir défait Abdoulaye Wade aux urnes, conduisant à une transition tout en douceur saluée comme un exemple démocratique pour l'Afrique.

Le président Abdoulaye Wade a accepté sa défaite par Macky Sall lors du vote populaire de dimanche.

L’Union Africaine a déclaré que la concession faite par M. Wade a démontré la « maturité » de la démocratie du pays et l’Union Européenne a nommé le Sénégal, comme étant un « bon exemple ».

Macky Sall s’est adressé à des milliers de partisans qui l’acclamaient à Dakar, la capitale sénégalaise qui regroupe 25 % de la population du pays.

Le 4e président de la République du Sénégal a promis d’être un président pour tous les Sénégalais.

Âgé de 50 ans, le président élu a déclaré que le scrutin marque une « nouvelle ère » pour le pays.

Des célébrations populaires ont rapidement suivi l’appel téléphonique hâtif du président sortant à Macky Sall pour admettre sa défaite et le féliciter. Ce sont des scènes d’apaisement pour les Sénégalais. Les gens ont tout simplement été soulagés de voir que la démocratie l’avait emporté et que le peuple fut respecté.

Beaucoup avaient craint que la candidature de Me Abdoulaye Wade pour un troisième mandat signifiât qu’il allait essayer de s’accrocher au pouvoir et de ternir l’image du pays comme une démocratie stable et pacifique. Le Sénégal n’a pas souffert d’un coup d’État militaire depuis l’indépendance, mais l’intention de M. Wade à courir a été considérée comme un « coup d’État constitutionnel ».

Après des semaines de manifestations meurtrières avant le premier tour, le Sénégal a donné une leçon de démocratie en Afrique occidentale – et à l’ensemble du continent en utilisant leurs bulletins de vote pour évincer M. Wade plutôt que de continuer face aux forces de sécurité dans les rues.

Mais est-ce la victoire de Macky Sall ou la défaite d’Abdoulaye Wade? Tandis que les médias locaux annonçaient les résultats d’un bureau de vote à un autre, après clôture du scrutin, c’est devenu plus évident que cette élection était un référendum dans lequel les gens ont voté « non » à M. Wade.

Le pari de M. Wade pour un troisième mandat, après 12 années au pouvoir, a suscité des protestations violentes qui ont fait six morts aux pays de Senghor.

Le Président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, a déclaré que le déroulement pacifique des élections présidentielles a prouvé que l’Afrique, en dépit de ses défis, continue d’enregistrer des progrès significatifs vers la démocratie et des élections transparentes.

Plus tôt, le président Nicolas Sarkozy de l’ancienne puissance coloniale du Sénégal, la France, a déclaré l’élection pacifique était de bonnes nouvelles pour l’Afrique en général et plus particulièrement au Sénégal. «Le Sénégal est un grand pays africain et un modèle de démocratie », a-t-il spécifié.

L’élection intervient quelques jours après un coup d’État militaire au Mali voisin. Le Sénégal reste le seul pays en Afrique occidentale à n’avoir jamais subi de coup d’État.

Même avant la concession de M. Wade, des milliers de partisans Sall ont commencé à célébrer dans les rues de Dakar.Ils scandaient “président Macky!” et “Nous avons gagné!”

M. Sall doit sa carrière politique à M. Wade, et a tenu plusieurs portefeuilles ministériels avant de devenir Premier ministre. Mais les deux hommes ont divergé dans une affaire de manipulation de dépenses publiques par Karim Wade, le fils impopulaire du président Wade, dont beaucoup pensaient qu’il tenterait de succéder à son père.

M. Sall, Grand Officier de la Légion d’Honneur française, a promis que, s’il était élu, qu’il raccourcirait le mandat présidentiel à cinq ans comparativement à sept ans actuellement, et ferait respecter la limite de deux mandats. Il a également promis d’apporter des mesures visant à réduire le prix des denrées alimentaires de base.

Le nouveau chef est également confronté à la difficile tâche de lutter contre la montée du chômage dans le pays.

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