Charles Biddle en 1996: "J'entends les gens parler du Festival de jazz, dire comment c'est passionnant. Montréal était comme ça tous les jours dans les années 40 et 50. Vous pouviez vous lever en pleine nuit, sortir et avoir du bon temps. Montréal était la Mecque du divertissement pour les artistes surtout les artistes Noirs".

Le jazzman montréalais Charles Biddle

Charles Biddle en 1996: "J'entends les gens parler du Festival de jazz, dire comment c'est passionnant. Montréal était comme ça tous les jours dans les années 40 et 50. Vous pouviez vous lever en pleine nuit, sortir et avoir du bon temps. Montréal était la Mecque du divertissement pour les artistes surtout les artistes Noirs".

Charles Biddle en 1996: "J'entends les gens parler du Festival de jazz, dire comment c'est passionnant. Montréal était comme ça tous les jours dans les années 40 et 50. Vous pouviez vous lever en pleine nuit, sortir et avoir du bon temps. Montréal était la Mecque du divertissement pour les artistes surtout les artistes Noirs".

Né à Philadelphie le 28 juillet 1926, en Pennsylvanie aux États-Unis, Charles Biddle a vécu presque toute sa vie à Montréal au Canada. Après avoir terminé ses fonctions militaires dans les forces armées américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, servant en Chine, en Inde et en Birmanie, il se mit à étudier la musique à l’Université Temple à Philadelphie, où il a commencé à jouer de la contrebasse.

En 1948, âgé de 22 ans, Charles Biddle arrive à Montréal en tournée avec Three Jacks and a Jill. Biddle est fasciné par le fait que, au Canada, particulièrement au Québec, vous verriez des musiciens de jazz noirs jouant aux côtés de musiciens de jazz blanc. Dans ces années, les États-Unis connaissent une forte ségrégation. Impressionné par l’ouverture d’esprit de la population du Canada en matière de race, il a décidé de s’installer à Montréal, et est tombé en amour avec une femme, Constance, une Canadienne française. Les deux finissent par se marier. Cette union donnera naissance à trois filles Sonia, Stéphanie et Tracy et un fils, Charles Biddle Jr.

Pour y arriver, Charles Biddle vend des voitures de 1954 à 1972 le jour. La nuit, il joue dans les cabarets montréalais avec les pianistes Charlie Ramsey, Milt Sealey, Alfie Wade, Sadik Hakim, et Stan Patrick. En tant que promoteur, il fait connaître plusieurs nouveaux talents dont les musiciens Johnny Hodges, John Coltrane, Pepper Adams, Bill Evans, Art Farmer, Tommy Flanagan et Thad Jones dans la métropole du Québec.

Biddle était un important partisan et promoteur du jazz à Montréal. Il a souvent organisé des festivals en plein air avec des musiciens jazz locaux, en particulier Jazz Chez Nous, un festival de jazz de 3 jours en 1979 et une autre en 1983 qui a jeté les bases pour le Festival de Jazz de Montréal, qui est maintenant le plus grand festival mondial de jazz. Selon le Guide des Records, il représente le plus important festival du genre sur la planète. Aujourd’hui chaque année, le Festival présente quelque 3 000 artistes venant de plus de 30 pays différents, organise environ 650 concerts (dont 450 se déroulent à ciel ouvert) et attire plus de 2,5 millions de spectateurs.

À l’occasion de l’Expo 67, l’un des événements marquants de l’histoire du XXe siècle pour le Canada, le Québec et Montréal, le contrebassiste joue au Pavillon de la jeunesse aux côtés de John Coltrane, Thad Jones et Pepper Adams.

En 1981, il prête son nom à un cabaret sur la rue Aylmer (coin Président-Kennedy) au centre-ville de Montréal, Le Biddle’s est maintenant connue comme La Maison du Jazz. Ce club accueille les musiciens de passage à Montréal et devient synonyme de jazz pour tout le Québec. Il y dirige régulièrement des trios, dont ont fait partie notamment Oliver Jones, Wray Downes et John Ballantyne.  Ce club élégant est au coeur de la culture du jazz à Montréal durant sa vie.

les Maison du Jazz s’apprêtent à s'implanter à Hong Kong, en Asie, à Moscou, à Paris et quelques autres parties du monde

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En 1995, l’homme connut aussi comme Charlie Biddle joue avec son fils et ses trois filles au Festival de Jazz de Montréal et est honoré et nommer la première famille du Jazz Canadien. En plus d’être connus au niveau national, le mélomane a joué devant Nelson Mandela, la Reine Élisabeth II et participé à plusieurs festivals de jazz internationaux. Il a obtenu trois distinctions d’importance : le Prix Oscar-Peterson, le Prix Calixa-Lavallée et l’Ordre du Canada en 2000.

Hebdomadairement, Charlie Biddle s’exécute dans son club, et ce, jusqu’à quelques mois avant sa mort. Le 4 février 2003, suite à un cancer, le contrebassiste trouve la mort dans sa maison de Montréal situé dans le quartier de la Petite Bourgogne, entouré de sa famille. Ce n’est qu’en l’an 2000 que ce grand homme du jazz devient un citoyen canadien.

Sa fille Stéphanie Biddle connaît maintenant une carrière en tant que chanteuse. Elle sort un album en France « Dis-moi » en 1991, après avoir appris le métier comme chanteuse dans les mariages et événements de 1987 à 1989. Actuellement, elle passe ses hivers en Guadeloupe ou elle chante sporadiquement.

Charles Biddle a enregistré des vinyles avec Milt Sealey, Ted Curson, et Oliver Jones. Il a également joué sur le grand écran dans des films The Whole Nine Yards en 2000 avec Bruce Willis; The Moderns et Les Portes tournantes en 1988.

Cet homme noir Canadien remarquable a aidé grandement a faire connaitre la musique jazz  à travers le monde à des millions de personnes. Son héritage à la culture montréalaise est inouï et toujours vivant par son club ou vous pouvez gouter au son envoutant du jazz avec un décor sombre et sensuel. En 2004, la ville de Montréal entendait immortaliser ce legs aux Montréalais. Une ruelle fut donc nommée à l’éloge du jazzman. Oui, une ruelle qui couvre environ 150 mètres. La ruelle Charles-Biddle.

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