Oscar Peterson reçoit sept Grammy Awards et est intronisé au Temple canadien de la renommée en musique en 1978. Il est promu Compagnon de l'Ordre du Canada en 1984, après en avoir été fait Officier en 1972. Il est fait Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1991.

Le Jazz d’Oscar Peterson

Peu de Canadiens ignorent le nom de Oscar Peterson. Un nom qui évoque l’ambiance noir du jazz, un piano envoutant. Mais aussi peu de Canadiens en savent beaucoup sur son histoire qui l’a mené, assis devant son instrument, aux quatre coins du monde.

Oscar Emmanuel Peterson est né un 15 aout 1925 à Montréal. Il grandit dans les rues de la Petite-Bourgogne. Un quartier unique du sud-ouest de Montréal longeant le Canal Lachine, alliant migrants, afro-canadiens de souches et anglophones. Ce quartier habité par une majorité de Noirs depuis 1887 est saupoudré d’organismes communautaires supportant la vie parallèle des ouvriers Noirs qui y habitaient.

Oscar Peterson reçoit sept Grammy Awards et est intronisé au Temple canadien de la renommée en musique en 1978. Il est promu Compagnon de l'Ordre du Canada en 1984, après en avoir été fait Officier en 1972. Il est fait Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1991.

Oscar Peterson reçoit sept Grammy Awards et est intronisé au Temple canadien de la renommée en musique en 1978. Il est promu Compagnon de l’Ordre du Canada en 1984, après en avoir été fait Officier en 1972. Il est fait Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1991.

Durant ce début de siècle, la vie est rude et encore plus pour les Noirs qui occupent des emplois précaires. Les parents du futur prodige, qui arrivent de Saint-Kitts-et-Nevis et des îles Vierges britanniques galèrent dans des boulots réservés traditionnellement aux Noirs. La mère Kathleen est domestique et le père, Daniel porte des bagages pour le Canadien Pacifique, la compagnie de chemin de fer canadienne.

Dans ces années-là, la Petite-Bourgogne, profitant de la Prohibition américaine, accueille de nombreux chanteurs internationaux de jazz dans ses cabarets recherchés où l’alcool coule à flot et le vice fait oublier la dureté de la vie.

Pétri dans cette atmosphère, le jeune Oscar découvre très vite les caresses du jazz. A cinq ans, il se met au cuivre par la trompette et deux ans plus tard, à sept ans, il se laisse séduire par la prestance du piano qu’il apprendra de sa soeur Daisy. D’ailleurs toute la famille Peterson joue de la musique, une aspiration du chef de la famille qui désire voir sa marmaille participer à l’office religieux du quartier.

Oscar est un élève appliqué. Quotidiennement, il passe de nombreuses heures à perfectionner sa dextérité, à s’imprégner du tempo et du jeu qui lui sera propre. Oscar étudie son art avec une variété de professeurs sur la scène jazz et même classiquement avec un professeur hongrois. Oscar trouve aussi une voie au Conservatoire de musique du Québec à Montréal. On lui donnera un premier nom d’artiste: « the Brown Bomber of the Boogie-Woogie! »

Âgé d’à peine une décennie, le jeu d’Oscar Peterson commence a se faire remarquer par le public et d’autres artistes qui trouvent en lui un accompagnateur chevronné. Déjà à 14 ans, il remporte un prix national et décide plus tard de mettre de coté ses études pour se consacrer complètement à sa passion, le jazz.

Le son d’Art Tatum oriente définitivement l’adolescent vers le jazz. Oscar y trouve de nombreuses influence dont Nat King Cole et Teddy Wilson. En 1945, vers ses 16 ans, avec déjà une certaine renommée acquise, tous les canadiens peuvent entendre les prouesses d’Oscar Peterson au piano dans l’émission radio Light Up and Listen sur la CBC. La même année, le pianiste enregistre ses premières productions influencées par un style naissant du jazz, le bebop qui défonce les murs de la musique et en libère l’harmonie.

Fort de ses 78 tours et de sa présence à la radio, Oscar Peterson, l’enfant de la Petite-Bourgone, devient la première réelle star canadienne du jazz. Début des 1950 Oscar Peterson est adulé aux États-Unis grâce à son talent de musicien hors-pair. De 1952 à 54, il tourne en Europe fréquemment en compagnie de la The First Lady of Song la chanteuse jazz afro-américaine Ella Fitzgerald puis en terre nipponne en 1953. Oscar Peterson aura même la chance de noué une amitié avec son inspiration, M. Art Tatum.

Son album de 1962 Night Train devient son plus grand succès. Dans les années 70 le prolifique jazzman remporte quatre Grammy Awards. Oscar Peterson est maintenant une superstar reconnue. Vers la fin des années 80, son arthrite qu’il a depuis son adolescence l’oblige a ralentir la cadence effrénée de ses concerts. En 1993 un AVC laisse le pianiste diminué du coté gauche. Son amour de la musique encourage Oscar a continuer. En 1997 son album de Oscar Peterson Meets Roy Hargrove and Ralph Moore triomphe avec un prix Juno.

Après un carrière de 130 albums et la publication de ses mémoires sous le titre de A Jazz Odyssey : The Life of Oscar Peterson, le pianiste de la Petite-Bourgogne décède le 23 décembre 2007, chez lui, dans la banlieue de la ville de Toronto au Canada.

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