Peinture de la bataille d'Isandhlwana par Charles Edwin Fripp

La bataille d’Isandhlwana

La bataille d’Isandhlwana est une bataille livrée le 22 janvier 1879 en Afrique du Sud, pendant la guerre anglo-zouloue (1879), et qui s’est soldée par l’une des plus grandes défaites coloniales britanniques.

Peinture de la bataille d'Isandhlwana par Charles Edwin Fripp

Peinture de la bataille d'Isandhlwana par Charles Edwin Fripp

L’Isandhlwana (également nommée Isandlwana ou Isandula) est une colline isolée dans la province du KwaZulu-Natal. Isandhlwana veut dire la colline qui ressemble à un bœuf.

Une armée de près de 23 500 Zoulous, commandée par Ntshingwayo Khoza et Mavumengwana Kamdlela Ntuli, balaie six compagnies du 24e régiment d’infanterie britannique, un contingent de volontaires du Natal et des auxiliaires Basotho, soit 1 400 hommes environ, sous les ordres du colonel Durnford et du lieutenant-colonel Pulleine. Le lendemain un poste avancé britannique situé non loin de là à Rorke’s Drift résiste victorieusement à 3 000 Zoulous.

La guerre anglo-zouloue de 1879 trouve son origine dans la politique agressive de Sir Henry Bartle Frere, « High Commissioner » (haut commissaire) des possessions britanniques en Afrique du Sud. Administrateur colonial de grande expérience, il est envoyé au Cap en 1877 afin de réaliser la réunion des colonies britanniques, des républiques boers et des royaumes africains dans une Confédération unique dirigée par le gouvernement du Royaume-Uni, très intéressé par la région depuis la découverte de diamants à Kimberley en 1868. Rapidement Bartle Frere conclut que le royaume zoulou est un obstacle à la mission qui lui est assignée et il est persuadé que le roi Cetshwayo kaMpande appuie la vague de mécontentement des populations africaines qui secoue alors l’Afrique du Sud.

En dépit des avis contraires de son gouvernement, déjà engagé dans une guerre difficile en Afghanistan et très inquiet par la tournure prise par la crise qui oppose à la même période la Russie et l’Empire ottoman dans les Balkans, et qui par conséquent prône la modération et la négociation avec les Zoulous pour ne pas multiplier les conflits, Bartle Frere estime que l’épreuve de force est inéluctable et que les troupes dont il dispose sont suffisantes pour y faire face avec succès. Il recherche donc toutes les occasions de précipiter les évènements.

À la suite d’un incident frontalier survenu en juillet 1878 et lors duquel deux femmes indigènes fuyant le pays zoulou, sont rattrapées en territoire britannique et exécutées par leurs poursuivants devant les soldats anglais, il envoie le 11 décembre un ultimatum à Cetshwayo kaMpande, par lequel il exige outre la livraison des coupables (qui ont déjà été jugés selon les lois zouloues) et le paiement d’une importante rançon en tête de bétail, le démantèlement et le désarmement partiel de l’armée zouloue, la rectification des frontières ainsi que la désignation d’un résident britannique en pays zoulou, avec voix au grand conseil de la nation zouloue. Cela signifie de facto la perte pour le pays zoulou de son indépendance et son assujettissement à un statut d’état-vassal. Bartle Frere donne 30 jours à Cetshwayo pour accepter ses exigences étant précisé que tout refus serait assimilé à un casus belli. Cetshwayo ne répond pas. Casus belli est une locution latine signifiant littéralement « occasion de guerre ».

Créée par Chaka au début du XIXe siècle, l’armée ou impi zouloue est la plus puissante machine de guerre à laquelle vont se confronter les Britanniques en Afrique australe. En 1879, à l’ouverture des hostilités, le roi Cetshwayo dispose d’une armée de 55 000 hommes, enrôlés par tranche d’âge dans 33 régiments ou amabutho (singulier, ibutho ). Toutefois, seuls 40 000 hommes sont immédiatement opérationnels. Les guerriers sont principalement armés d’une sagaie à large lame (l’iklwa) et d’un grand bouclier en cuir. Devant la menace britannique croissante, Cetshwayo commence à acheter des armes à feu et l’armée zouloue possède plus de 10 000 mousquets et fusils, de piètre qualité cependant. Cela étant, parfaîtement préparés au combat à l’arme blanche et au corps à corps, les guerriers zoulous ne sont pas entraînés au maniement des armes à feu et de surcroit, nombreux sont parmi eux, ceux qui tiennent leurs fusils à bout de bras pour tirer, afin d’éviter de subir le recul désagréable de l’arme, ce qui bien évidemment préjudicie notablement à la précision!

Cetshwayo kaMpande (vers 1826 – 8 février 1884) est le roi de la nation zouloue de 1872 à 1879. Son nom s'écrit Cetawayo, Cetewayo, Cetywajo et Ketchwayo. Cetshwayo est le fils du roi zoulou Mpande, lui-même demi-frère du roi Chaka.

Cetshwayo kaMpande (vers 1826 – 8 février 1884) est le roi de la nation zouloue de 1872 à 1879. Son nom s'écrit Cetawayo, Cetewayo, Cetywajo et Ketchwayo. Cetshwayo est le fils du roi zoulou Mpande, lui-même demi-frère du roi Chaka.

Dès le début des hostilités, l’armée principale des Zoulous se dirigea vers la colonne du centre, commandée par Chelmsford en personne.  Le 22 janvier 1879, ce dernier divisa un peu plus ses forces et ordonna au 24 ème Régiment d’Infanterie Légère d’établir son campement dans le voisinage du mont Isandhlwana qui constituait le seul point élevé de ce secteur.  Le campement fut établi sans précautions particulières : la majeure partie des forces occupaient le camp central avec de rares effectifs placés sur la gauche, une faible avant garde et la droite tenue par les contingents indigènes auxiliaires dont la capacité de résistance était sujette à caution.

Masqués par un plateau, le corps zoulou, fort d’au moins 20.000 hommes voire 40.000, fondit par surprise sur le campement occupé par environ 800 soldats réguliers britanniques et leurs alliés, soit un total de 1.700 hommes environ.

Les Zoulous durent traverser un espace ouvert afin de parvenir au contact et pouvoir utiliser leur armement type, bouclier et sagaie.  Un assaut massif se produisit dans le secteur central alors que les ailes droite et gauche entamaient leur mouvement d’enveloppement.

La faible avant garde britannique dut bientôt battre en retraite devant un adversaire numériquement très supérieur.
Les Britanniques formèrent une ligne de défense dont le feu, tout d’abord impénétrable, causa des ravages dans les masses assaillantes.  Toutefois, l’assaut se poursuivant, les premières lignes britanniques finirent par manquer de munitions; les cartouches qui étaient disponibles dans le campement leur furent refusées car appartenant à d’autres unités !

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