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Exposition Impressions : à la découverte de littérature Noire

Jeudi, le 9 février 2017, transportée par la Fondation BIAS, l’exposition Impressions, une librairie éphémère, se révélait à un public conquis qui a su braver un froid polaire pour se réunir autour de livres, de musiques et de délicieuses bouchées élaborées par Diolo Traiteur.

Cette librairie éphémère est la vision de Déborah Cherenfant, cofondatrice de la Fondation BIAS, un think tank culturel et artistique, qui a eu la vision de proposer, dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs (MHDN) 2017, une exposition d’œuvres littéraires.

« On a voulu surtout parler de l’Histoire, parler de la contribution des Noirs au patrimoine culturel, artistique, littéraire mondial. C’est ce à quoi sert cette exposition, sous forme de librairie.» nous annonce Déborah dans une interview qu’elle nous a accordée.

L'exposition Impressions se tient du 10 au 17 février 2017 au 102 Laurier Ouest

L’exposition Impressions se tient du 10 au 17 février 2017 au 102 Laurier Ouest

Cette « expo-vente » comme le souligne si bien Déborah, arrivée au Canada à 19 ans d’Haïti, s’étale du 10 au 17 février 2017. L’initiative permettra, à celles et ceux qui le désirent, de se procurer des livres qui leurs parlent. Un café a été aménagé pour permettre de consulter les livres qui ne sont pas en vente.  Le café gratuit est offert gracieusement par Nespresso,  partenaire de l’événement culturel.

Plusieurs personnalités noires montréalaises présentes au dévoilement de la première édition d’Impressions, nous ont communiqué leurs coups de coeur littéraires. L’acteur Henri Pardo, né au Nouveau-Brunswick de parents haïtiens, porte-parole du MHDN 2017 et créateur de Black Wealth Matters nous a souligné son intérêt pour Long Walk to Freedom de Nelson Mandela. Bernest Durandisse le représentant de la TD, sponsor de l’exposition Impressions, nous confesse son faible pour Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière, un livre qu’il conserve précieusement dans sa bibliothèque avoue-t-il.  Tina Mpondani de la plateforme BeNoire:  Their eyes were watching God de l’auteure Zora Neale Hurston, livre qui se retrouve aussi dans le Book Club d’Oprah Winfrey. Ansfrid Tchetchenigbo  qui est derrière la sélection de livres pour l’exposition, penche pour Petit Pays de Gaël Faye, il nous suggère La Pensée Féministe Noire de Patricia Hill Collins, The Kids book of Black Canadian History, From #BlackLivesMatter to Black Liberation de Keenaga-Yamahtta Taylor et Jazz dans le New York des années folles par Robert Nippoldt.

« Pourquoi  Impressions? Parce que l’imprimerie a permis au livre de se répandre partout pour en faire quelque chose de public et pour l’amour de la musique puisque l’on presse aussi le vinyle. » poursuivra Ansfrid Tchetchenigbo devant la foule d’une cinquantaine de participants.

La sélection de 370 titres, réduite à plus de 200 est majoritairement d’Afrique, des Antilles, de France,  basée sur des auteurs connus, des auteurs qui ont courbé le mouvement de la négritude, n’exclut en aucun cas les plus inexplorés.  Ce choix a été mené principalement par l’affamé de littérature Ansfrid Tchetchenigbo qui est d’origine béninoise. Sa sélection bilingue, français-anglais, faite de concert avec Déborah, est issue de collaboration avec  entre autres la Maison de l’Afrique et Mémoire d’Encrier. Pour ce qui est des auteurs afro-canadiens, vous retrouverez des écrits de l’historien Paul Fehmiu-Brown, de Lawrence Hill auteur de The Book of Negroes, de Ryad Assani-Razaki et bien entendu, Dany Laferrière, qui se passe ici de toutes présentations.

La designer Vickie Joseph était parmi les exposants et avance son nouveau magazine B is B (Black is Beautiful), un magazine de mode, de culture, publié par Québécor Média, disponible dans 6000 points de vente à travers le Canada.

Au cours de la semaine, dans la programmation diversifiée, le public pourra rencontrer, au 102 Laurier Ouest, des auteurs  comme Caroline Brown et Arcelle Appolon qui partageront leurs  écrits, visionner le documentaire Aller simple pour Haïti accompagné de son réalisateur Will Prosper ou encore participer à un atelier sur les langues africaines. Des discussions seront générées et des points de vues débattus. Bien dommage qu’un tel lieu n’est pas accessible tout au long de l’année. Par contre la deuxième édition d’Impression serai déjà en préparation.

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