Bruce Levenson

Business ou racisme dans la NBA?

Dans un mouvement inattendu, le propriétaire des Hawks d’Atlanta Bruce Levenson se départit du contrôle de son équipe de basketball de la NBA suite à la révélation des propos racistes qu’il a tenus dans un courriel datant de 2012.

Contexte. Atlanta, une ville mondiale : 54% de sa population est Noire, 38% Blanche. La ville est définie comme la mecque noire depuis les années 70 par les possibilités économiques supérieures pour les Noirs, évaluées par la présence d’une grande classe moyenne-supérieure et supérieure noire, le pouvoir important politique des Noirs ainsi que de grandes institutions éducatives Afro-centristes. Une situation qu’envierait la ville de Ferguson.

Bruce Levenson

Bruce Levenson

Bruce Levenson, un journaliste de profession qui a déjà travaillé pour le Washington Star avant de cofonder UCG, un fournisseur de contenu médiatique en plus d’avoir servi à la présidence de « I Hаvе a Dream Foundation ». Oui… I Have a Dream, la phrase clef du Dr. Martin Luther King.

Levenson commente lui-même son courriel en soulignant son caractère « offensant » et « inapproprié ». Dans un communiqué, il s’excuse « Si vous êtes horripilé par mes propos, vous devez l’être. Je suis en colèrecontre moi-mêmeégalement. C’était absurde. »

Dans son email qui était destiné à un certain Ferry, Danny ainsi que deux membres de UCG dont le PDG Todd Foreman, Levenson émet ce constat qui le rend soucieux et qu’il tend a renversé: « 70% de l’audience est Noirs. Les majorettes sont Noires. La musique est du Hip Hop. Au bar, 90% des gens sont Noirs. »

Il continue « Ma théorie est que la foule composée de Noirs fait fuir les Blancs. Il n’y a tout simplement pas assez de fans noirs riches pour construire une base significative de billets de saison ».

Comme stratagème le propriétaire se confie : « J’ai parlé avec notre équipe de direction au sujet de ces préoccupations. Je leur ai dit que je veux des pom-pom girls Blanches et je veux que la musique soit la musique idéale à un homme Blanc de 40 ans. J’ai également entravé les fans de choisir un Noir dans de la foule pour tirer des coups au panier pendant les intermissions. »

Avec ses propos ouvertement haineux envers la communauté Noire d’Atlanta le propriétaire, qui a lui-même soumis ce courriel à la NBA, a pris les devants et vendu ses parts majoritaires de l’équipe de la NBA au lieu d’attendre un jugement comme dans le cas de Donald Sterling. Chose qu’il aurait été contraint à faire de toute façon de par cette autodénonciation. Levenson devrait donc engranger un profit tournant autour de 100 M$, lui qui avait échoué une précédente vente.

Les défendeurs de Levenson affirment qu’il s’est seulement exprimé dans des termes larges et brutaux, sans parler dans le « code ». Parallèlement l’équipe de baseball de la MLB de la ville, les Braves d’Atlanta se déplacent vers un nouveau stade. Citant l’Associated Press « [les Braves] se déplaceront d’une région qui est principalement Noir et relativement pauvre comparativement au Cobb County plus blanc – où l’équipe affirme que les acheteurs de billets habitent. »

Mark Cuban, un autre propriétaire de la NBA qui fut très sévère avec les propos de Sterling avait dès lors affirmé : « Qu’est-ce que Donald a dit était mauvais, odieux. Il n’y a pas de place pour le racisme dans la NBA, et toute business à laquelle je suis associé. Mais » oui ce MAIS… du genre je ne suis pas raciste, MAIS…. Il poursuit « Mais . . . Je pense que vous devez être très, très prudent lorsque vous commencez à faire des généralisations sur ce que les gens disent et pensent, par opposition à ce qu’ils font. C’est une pente très, très glissante. »

Alors, est-ce du business ou du racisme selon vous?

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  1. Onel Dominique
    Sep 09, 2014 - 12:37

    Onel say no rascisme in the world…

    Répondre
  2. Don Barzini
    Sep 09, 2014 - 02:28

    Il pense business n’empêche qu’il est rasiste

    Répondre

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