En Afrique, l'Afrique du Sud, le Burkina Faso et l'Égypte cultivent du coton GM (génétiquement modifié) en 2012. Au pays des hommes intègres, le coton, la fibre naturelle la plus produite dans le monde, est la deuxième source de revenus pour le pays ouest-africain, juste après l'or.

Litige entre Monsanto et les producteurs de coton du Burkina Faso

L’Association interprofessionnelle du coton du Burkina Faso (AICB) cherche à se faire compenser 48,3 milliards de francs CFA (~110 M$ CAN) par la compagnie américaine de semences transgéniques Monsanto après avoir signalé que son coton génétiquement modifié ait conduit à une baisse de sa qualité, dons des revenus selon la déclaration des membres de l’association burkinabé lundi.

En Afrique, l'Afrique du Sud, le Burkina Faso et l'Égypte cultivent du coton GM (génétiquement modifié) en 2012. Au pays des hommes intègres, le coton, la fibre naturelle la plus produite dans le monde, est la deuxième source de revenus pour le pays ouest-africain, juste après l'or.

En Afrique, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et l’Égypte cultivent du coton GM (génétiquement modifié) en 2012. Au pays des hommes intègres, le coton, la fibre naturelle la plus produite dans le monde, est la deuxième source de revenus pour le pays ouest-africain, juste après l’or.

Crédit Photo: © philippe revelli

Dès 2009, dans la perspective d’augmenter son rendement, l’AICB a commencé à introduire dans les variétés de coton burkinabé, un cotonnier Bt, le Bollgard II de Monsanto. Le terme « Bt » fait référence au Bacillus thuringiensis dont le gène codant pour la protéine insecticide a été extrait. Ce coton Bt qui produit donc son propre insecticide, le protégerait de l’appétit vorace des chenilles.

Protégerait, parce que rien n’est plus certain. La culture du coton qui a été génétiquement modifié pour empoisonner son principal ravageur peut conduire à une explosion du nombre d’autres insectes, selon une étude chinoise menée sur dix années. Le nombre de punaises de la famille des Miridés, auparavant un problème mineur dans le nord de la Chine, ont augmenté leur population de 12 fois depuis l’insertion du coton Bt de Monsanto en 1997.

En 2010, la revue Science en révélait les conséquences indésirables très importantes causées par cette culture OGM en Chine du Nord. La culture sur trois millions d’hectares d’un cotonnier Bt, manipulé pour produire un insecticide contre un papillon ravageur, a abouti à la prolifération de la punaise des champs, Adelphocoris lineolatus qui a ravagé 26 millions d’hectares de cultures maraîchères et fruitières, touchant 10 millions de petits exploitants du Hebei et du Shandong. De ce fait, ils ont dû fortement augmenter l’usage des pesticides chimiques pour sauver les récoltes.

Au Burkina on n’en est pas là, cependant, l’AICB, qui regroupe trois sociétés cotonnières du Burkina et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), estime que la semence augmente le niveau de fibres courtes dans son coton, ce qui en réduit sa valeur marchande. Une dévaluation qui coute chère aux cotonculteurs burkinabés puisque le principal critère de qualité est la longueur de la fibre.

Dans sa démarche pour trouver réparation au contentieux, l’association affirme qu’elle a rencontré des représentants de Monsanto le mois dernier sans pourtant trouver un terrain d’entente mutuelle. Ainsi l’AICB a spécifié qu’elle a été demandé aux cotonculteurs de cesser d’utiliser les semences génétiquement modifiées litigieuses de Monsanto jusqu’à ce que le problème soit réglé.

L’économiste Wilfried Yameogo,  directeur général de la Société burkinabé des fibres textiles (SOFITEX), la plus grande sociétés cotonnières du pays à déclaré: « Nous sommes passés de 39,2 milliards (francs CFA) de pertes à 49,3 milliards en une seule récolte. Si nous continuons comme ça, nous nous dirigeons vers plus de pertes.  »

Pour sa part, Monsanto a déclaré que les variétés Bollgard II avaient toujours livré un potentiel de rendement accru depuis son lancement. La compagnie a reconnue que les changements récents concernant la longueur des fibres ont été observées, mais il a ajouté que la qualité de la fibre est influencée par les conditions environnementales et le fond génétique de la plante.

«Cette variation existe entre toutes les variétés de coton (conventionnel ou OGM) et est indépendante du Bollgard II», a déclaré le porte-parole William Brennan dans une réponse à Reuters ajoutant que Monsanto continuerai les pourparlers avec les entités associatives du Burkina Faso.

Yacouba Koura, vice-président de l’UNPCB a estimé que  les producteurs devraient être en mesure de remplacer les variétés OGM avec des semences de coton conventionnels en 2016-17. «Il n’y a pas de soucis. Si les graines de coton conventionnel sont disponibles, si les agriculteurs sont formés et qu’il y a des engrais de qualité, alors il n’y a pas de problème.», a-t-il ajouté.

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  1. Begnialoun Henri Bado
    Avr 06, 2016 - 09:09

    A moins q ma mémoire n m joue des tours à l’époque un tout puissant ministre de l’agriculture s’était entêté malgré les réticences d’iminents chercheurs et a conduit l Burkina sur la voie hasardeuse et insensé du coton bt. J’espère seulement qu’on va économiser nos larmes. On n’a pas fini d pleurer.

    Répondre
  2. Omar Kabore
    Avr 07, 2016 - 02:03

    Un non événement. depuis longtemps beaucoup d’agriculteurs de diverses horizons du monde ont dénoncé l’arnaque de Monsanto. Nous on fonce toujours à tue tête et apres on revient parle…

    Répondre
  3. Gounteon Patrick Somda
    Avr 07, 2016 - 02:20

    Ce n’est pas trop tôt !

    Répondre
  4. Aime Sawadogo
    Avr 07, 2016 - 02:31

    Pour Cela,on Doit De Poursuivre Les Autorités De L’epoque Eglmt.

    Répondre

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