Le scrutin de mardi était la cinquième à se tenir dans le pays du sud-est Africain, depuis la dictature de Hastings Kamuzu Banda qui s’était proclamé « Président à vie » et a pris fin il y a 20 ans en 1994

La présidente malawite Joyce Banda annule une élection présidentielle défavorable

Joyce Banda, première femme présidente de son pays en poste depuis le 7 avril 2012, suite à la mort de son prédécesseur à décider d’annuler l’élection présidentielle. Elle a été saluée par les bailleurs de fonds comme étant une direction bienveillante avant que le pays soit impliqué dans un scandale de corruption de plusieurs millions de dollars connu comme sous le nom de Cashgate.

Douze candidats sont en lice pour mené le pays, avec Banda parmi les quatre meneurs. Peter Mutharika, un candidat populaire et le frère de l’ancien président a été autorisé à entrer dans la course à la présidence en dépit d’un procès pour trahison.

Donc, celle qui n’a jamais eu à faire face au vote populaire présidentiel a déclaré que l’exercice démocratique est nul et non avenu, prérogative que lui donne la constitution du Malawi selon elle. Cette décision a déclenché les protestations de plusieurs et spécialement de son rival et meneur informel Peter Mutharika. De plus, ce décret a été contesté par l’autorité électorale nationale.

Le scrutin de mardi était la cinquième à se tenir dans le pays du sud-est Africain, depuis la dictature de Hastings Kamuzu Banda qui s’était proclamé « Président à vie » et a pris fin il y a 20 ans en 1994

Le scrutin de mardi était la cinquième à se tenir dans le pays du sud-est Africain, depuis la dictature de Hastings Kamuzu Banda qui s’était proclamé « Président à vie » et a pris fin il y a 20 ans en 1994

Mme Banda a affirmé samedi qu’il y avait « de graves irrégularités » avec le vote. Elle y a trouvé des cas de votes multiples et remarqué un dysfonctionnement du système de comptage de voix informatisé.

« J’annule l’élection, en utilisant les pouvoirs qui me sont donnés par la Constitution du Malawi » annonce-t-elle. « Une nouvelle élection se tiendra dans les 90 jours. » spécifie la lauréate du prix Leadership Afrique 1997.

De son côté, l’autorité électorale du pays atteste que Mme Banda n’a pas le pouvoir d’annuler une élection et que le décompte des voix se poursuit.  « Pour autant que je sache, le président n’a pas les pouvoirs constitutionnels d’annuler l’élection, seule la commission électorale à le pouvoir de le faire », a déclaré le président de la commission Maxon Mbendera.

Selon les données, Joyce Banda est sur ​​le point de perdre une élection âprement disputée qui l’oppose à trois autres poids lourds politiques.  La commission avait déjà publié des résultats préliminaires montrant le candidat de l’opposition du Parti démocratique progressiste Peter Mutharika en tête avec 42 pour cent des voix, suivi par Banda avec 23 pour cent. Ceci basé sur 30 pour cent du total des votes comptés.

Par ailleurs jeudi, Godfrey Kamanya, l’ancien sous-ministre du gouvernement local, s’est suicidé devant les résultats partiels non officiels qui démontraient qu’il perdait son siège parlementaire à Lilongwe.

Le candidat gagnant selon les résultats officieux a rejeté le décret de la Présidente spéculant qu’il est inconstitutionnel. Peter Mutharika, qui est lui-même un spécialiste respecté du droit constitutionnel soutient que Joyce Banda n’a pas l’autorité pour annuler l’élection.

« Rien dans la Constitution ne donne les pouvoirs au président d’annuler une élection », a déclaré M. Mutharika. « Je n’ai jamais entendu partout dans le monde où une opposition peut annuler une joute électorale », a-t-il dit .

Vendredi, la commission électorale du Malawi a déclaré qu’il avait reçu 135 plaintes d’irrégularités, qu’elle enquêtait avant d’annoncer les résultats officiels. « Nous nous sommes engagés dans un processus qui est précis et transparent. Pour autant que nous le savons, le scrutin a été libre et équitable dans 99 pour cent des centres. En plus, les observateurs internationaux ont salué le processus », a déclaré M. Mbendera.

Si Joyce Banda est vaincu, elle deviendra alors la première femme africaine servant à la tête de l’État de perdre une élection.

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