Les médias ont besoin de bien s'auto-gouverner car ils dépassent parfois les limites en terme de droit, a justifié mercredi le président Jacob Zuma à la télévision publique, après la révélation dans la presse de la naissance de son enfant illégitime ou encore de l'achat de voitures de luxe au sein de son gouvernement.

Liberté de presse en péril

Les médias ont besoin de bien s'auto-gouverner car ils dépassent parfois les limites en terme de droit, a justifié mercredi le président Jacob Zuma à la télévision publique, après la révélation dans la presse de la naissance de son enfant illégitime ou encore de l'achat de voitures de luxe au sein de son gouvernement.

Les médias ont besoin de bien s'auto-gouverner car ils dépassent parfois les limites en terme de droit, a justifié mercredi le président Jacob Zuma à la télévision publique, après la révélation dans la presse de la naissance de son enfant illégitime ou encore de l'achat de voitures de luxe au sein de son gouvernement.

Il n’y a rien qui ne choque plus les leaders sud-africains que l’idée que leur pays deviendrait un autre Zimbabwe. Mais les propositions soutenues par le gouvernement pour une nouvelle loi visant à museler la presse sud-africaine invitent à faire la comparaison. Si la loi sur la protection de l’information, actuellement devant le Parlement, est adoptée, l’Afrique du Sud aura franchi un seuil dangereux vers une autocratie corrompue et dysfonctionnelle.

Une autocratie est un régime politique où un seul individu détient le pouvoir, alors qualifié de pouvoir personnel et absolu. L’autocratie est donc un pouvoir qui n’a d’autre justification et légitimité que lui-même.

Le projet de loi sur la protection de l’information prévoit des sanctions draconiennes pour ceux qui révèlent des informations classifiées, de 5 à 25 ans de prison.

Les médias « ont besoin de bien s’autogouverner, car ils dépassent parfois les limites en terme de droit », a justifié mercredi le président Jacob Zuma à la télévision publique, après la révélation dans la presse de la naissance de son enfant illégitime ou encore de l’achat de voitures de luxe au sein de son gouvernement.

« Si le projet de loi sur la protection de l’information est voté, cela va rendre le journalisme d’investigation illégal », a estimé l’ancienne journaliste Helen Zille, leader du principal parti d’opposition l’Alliance démocratique (DA).

Il est vrai que la décision du Congrès national africain (ANC) a obtenu une large majorité lors d’élections démocratiques. Mais la démocratie n’est pas seulement voter. Elle exige également une presse libre et un système judiciaire indépendant; en particulier dans un pays comme l’Afrique du Sud, où un seul parti est profondément enraciné dans le pouvoir. Le système judiciaire sud-africain est encore indépendant, mais certaines nominations récentes font croire au copinage.

Les journaux, cependant, ont fait du bon travail récemment en dénonçant la corruption et on mit en évidence les interventions douteuses du gouvernement. Il s’agit notamment du détournement des minéraux et des droits de prospection acquis par des gens ayant des liens avec l’ANC, y compris les membres de la famille et les amis du président Jacob Zuma.

Des investisseurs étrangers comme ArcelorMittal, un groupe sidérurgique mondial, avec 310 000 employés dans plus de 60 pays ont été soumis à des décisions qui semblaient destinées à les chasser hors des activités lucratives du pays, ou de les forcer à soudoyer des locaux bien placés. Les grands perdants dans les transactions de ce genre sont les Sud-Africains, qui paient un prix pour la perte d’investissement qui occasionne des pertes d’emplois.

Avec le projet de loi sur la protection de l’information, le nombre de harcèlements des journalistes locaux a augmenté. La loi semble être un outil parfait pour arrêter l’exposition de la corruption. Il donnerait aux ministres de larges pouvoirs afin de classer de l’information comme étant secrète. Cette loi couvre non seulement les questions touchant à la sécurité d’État, mais aussi des informations commerciales que « s’ils sont rendus publics entraîneraient une perte financière, de compétitivité ou atteindrait à la réputation d’une tierce ». Quelqu’un reconnu coupable, sous cette nouvelle loi qui muselle la presse, risque jusqu’à 25 ans de prison.

Le projet de loi sur la protection de l’information pourrait être moins dommageable si elle était modifiée pour faire en sorte de permettre aux accusés de démontrer que l’information, soi-disant “secrète” a été publiée dans l’intérêt du public. À l’heure actuelle, il n’y a pas une telle disposition. La définition d’un secret pourrait également être plus étroitement ciblée sur la sécurité nationale.

Mais ce sont là que de simples palliatifs! Le gouvernement sud-africain devrait retirer cette terrible loi dans son intégralité.

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