Justin Katinan a été accusé de conspiration d’assassinat de deux chefs d'assassinat quand il a comparu devant un juge d'Accra lundi.

L’ex porte-parole du gouvernement Gbagbo accusé de meurtre

Justin Katinan, le porte-parole de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui a été arrêté la semaine dernière par Interpol à Accra au Ghana devra faire face aujourd’hui à des accusations de meurtre.

Justin Katinan a été accusé de conspiration d’assassinat de deux chefs d'assassinat quand il a comparu devant un juge d'Accra lundi.

Justin Katinan a été accusé de conspiration d’assassinat de deux chefs d’assassinat quand il a comparu devant un juge d’Accra lundi.

La semaine dernière le tribunal correctionnel d’Osu a accordé à l’ancien ministre chargé du Budget ivoirien une caution de 25.641 $ après que le tribunal a considéré qu’il était aussi demandeur d’asile.

Mais il a été ramené devant le tribunal lundi avec des accusations d’avoir conspiré avec Désiré Dalo en Côte d’Ivoire pour éliminer deux hommes dans la capitale Abidjan.

La première victime alléguée est Kamagate Seyobou, un soudeur de 33 ans. Sa disparition a eu lieu le 19 mars 2011, tandis que Diabaté Drissa, 37 ans, commerçant, aurait été tué le 29 mars 2011, à Port-Bouët, un quartier d’Abidjan.

Justin Katinan qui n’a pas encore plaidé aux accusations a été placé en détention provisoire jusqu’au 16 octobre.

Le procureur a demandé au tribunal de le placer en garde à vue pour permettre à Interpol de procéder à de nouvelles enquêtes sur la question. Il a annoncé qu’il a été informé que le complice de Katinan, qui est aussi un ex-ministre en Côte d’Ivoire, avait été arrêté.

S’opposant à la thèse du ministère public, l’avocat de Justin Katinan, Patrick Sogbodzor déclare qu’il n’est pas convenable pour Interpol de modifier les chefs d’accusation.

Il continue en spécifiant que M. Katinan vit à Accra depuis le 13 avril 2011, comme demandeur d’asile et qu’il est nécessaire de faire valoir ses droits en vertu des lois du Ghana.

Le 29 septembre, les autorités ivoiriennes ont émis un mandat d’arrêt contre M. Katinan et ont demandé au Ghana de le mettre en état d’arrestation.

Il a d’abord été chargé de diriger un gang qui a volé des banques et des institutions financières en Côte d’Ivoire.

Les accusations de meurtre viennent dans la foulée d’une prise de bec diplomatique entre les deux voisins sur des allégations qu’une incursion sur la Côte d’Ivoire a été lancée depuis le Ghana.

Le mois dernier, la Côte d’Ivoire a fermé ses frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Ghana après plusieurs attaques sur les installations de sécurité — y compris les postes de police et des casernes de gendarmerie d’Abidjan lancée par des assaillants armés.

Suite à des pourparlers entre les dirigeants respectifs de la Côte d’Ivoire et du Ghana, Alassane Ouatarra et John Mahama, les frontières ont été rouvertes.

Mais ils se sont à nouveau refermés après une décision unilatérale prise par les autorités ivoiriennes.

En 2010, la  Côte d'Ivoire a demandé des Nations Unies de déterminer la démarcation de la frontière maritime ivoirienne avec le Ghana. Cela s'est produit quelques jours seulement après que la firme américaine d'exploration Vanco a découvert du pétrole dans le forage en eau profonde de Dzata-1.

En 2010, la Côte d’Ivoire a demandé des Nations Unies de déterminer la démarcation de la frontière maritime ivoirienne avec le Ghana. Cela s’est produit quelques jours seulement après que la firme américaine d’exploration Vanco a découvert du pétrole dans le forage en eau profonde de Dzata-1.

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