La liberté est n’appartient à aucune race. La liberté n'a pas de religion. La liberté ne favorise aucune origine ethnique. La liberté ne discrimine pas entre les pays riches et pauvres. Inévitablement, la liberté va inonder l'Éthiopie

L’Éthiopie repousse critiques et journalistes dans ses prisons

Plusieurs groupes de défense des droits à travers le monde appellent à la libération du journaliste éthiopien Eskinder Nega, qui purge actuellement une peine de 18 ans à la prison de Kaliti. Le journaliste et blogueur qui a fait ses petites études aux États-Unis a été remis de nouveau à l’ombre le 14 septembre 2011 après la publication d’un texte qui critiquait la détention de journalistes et l’arrestation de l’acteur et activiste éthiopien Debebe Eshetu.

La liberté est n’appartient à aucune race. La liberté n'a pas de religion. La liberté ne favorise aucune origine ethnique. La liberté ne discrimine pas entre les pays riches et pauvres. Inévitablement, la liberté va inonder l'Éthiopie

La liberté est n’appartient à aucune race. La liberté n’a pas de religion. La liberté ne favorise aucune origine ethnique. La liberté ne discrimine pas entre les pays riches et pauvres. Inévitablement, la liberté va inonder l’Éthiopie – Eskinder Nega

M. Nega (45 ans) a été emprisonné environ 7 fois depuis 2005 par le gouvernement éthiopien.  Amnesty International l’a qualifié de prisonnier d’opinion « détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression », et réclame sa libération immédiate. Actuellement, il est détenu sur quatre chefs d’accusations qui comprennent le terrorisme, la trahison, le complot et la violation de la constitution éthiopienne.

Ces accusations ont été portées contre M. Nega après qu’il est publié un article critiquant l’arrestation pour terrorisme de plusieurs membres éminents de la société éthiopienne. M. Nega a été lié au parti d’opposition Ginbot 7 qui est sur ​​la liste du terrorisme de l’État depuis juin 2011. Ce parti politique a été fondé par l’ex-maire d’Addis-Abeba.

Alors que la poursuite fait valoir que M. Nega a camouflé son commentaire insurrectionnel sous le couvert de la liberté d’expression, les partisans de M. Nega disent que son crime a été d’afficher les opinions tenues par de nombreux Éthiopiens de manière très pacifique et pragmatique.

Birtukan Mideksa, un politicienne et ancienne juge de paix dans une publication au défunt journal Satena, a expliqué : « Il n’a pas entrepris son activisme qu’en critiquant le gouvernement. Il leur a toujours donné le bénéfice du doute. Sans relâche il s’est engagé à exprimer son point de vue, ses idées. »

Certaines personnes disent que lutter pour les droits et la démocratie en Afrique est inutile. Certaines personnes tentent même de se concentrer uniquement sur les performances économiques d’un pays. Mais il ne faut pas troquer nos droits de l’homme pour un avantage monétaire. Birtukan Mideksa

Mme Mideksa, parfois surnommée « Mandela d’Éthiopie » était également incarcérée avec M. Nega et son épouse entre 2005 et 2007. Après les élections de 2005, elle est accusée de tentative de coup d’état et d’atteinte à la constitution. Des centaines de journalistes furent aussi mis en état d’arrestation. Birtukan Mideksa est emprisonnée et condamnée à perpétuité, puis graciée en 2007. Elle a révélé les conditions dégradantes que le journaliste a eu à subir avec sa femme Serkalem Fasil, qui elle a depuis été libérée. Birtukan Mideksa a également dévoilé que M. Nega et son épouse eurent leur premier enfant, Nafkot, pendant qu’ils purgeaient leur peine.

Les experts disent M. Nega n’est pas le seul journaliste ou d’une personnalité à être incarcérés par le gouvernement sur ​​des accusations douteuses. M.Nega est la symbolique des pressions de l’activisme et de la liberté d’expression en Éthiopie. Depuis que le pays a adopté ses lois antiterroristes en 2009, plusieurs journalistes, politiciens et autres personnalités publiques ont été jetés derrière les barreaux, parfois sans qu’aucun chef d’accusation soit retenu contre eux pendant des mois.

Temesgen Desalegn, le rédacteur en chef du journal éthiopien Feteh, a même été condamné à une amende par le tribunal pour la publication d’un communiqué du procès de Eskinder Nega dans lequel il déclarait son innocence et critiquait vertement la procédure.

Le 29 septembre 2013 à Addis-Abeba, une protestation pour sa libération a réuni près de 15 000 personnes. La foule fut menée par l’ancien président d’Éthiopie de 1995 à 2001, Negasso Gidada.

L’opposition de M. Nega au gouvernement remonte à 1993, quand il a créé sa première publication Éthiopie, qui a été fermée par le gouvernement de Meles Zelawi . Après son arrestation et la fermeture du journal Satenaw où il publiait, le gouvernement éthiopien a également révoqué le permis de M. Nega à la pratique journalistique.

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