Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu'un vent d'espoir souffle sur l'Afrique.

L’Éthiopie et l’Érythrée font la paix après des décennies de guerre

Dans le cadre d’un accord historique qui verra l’ouverture d’ambassades, le développement de ports, l’Éthiopie et l’Érythrée ont finalement mis fin à leurs « états de guerre » après des pourparlers entre les dirigeants des pays voisins de la corne de l’Afrique.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu'un vent d'espoir souffle sur l'Afrique.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en visite à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, a déclaré que les récents développements montrent qu’un vent d’espoir souffle sur l’Afrique.

L’accord a été signé lundi 9 juillet 2018 à la mairie d’Asmara, la capitale de l’Érythrée par le président érythréen, Isaias Afwerki et le nouveau Premier ministre éthiopien élu il n’y a que 3 mois de cela, Abiy Ahmed. Le dégel des relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée a été bien accueilli dans la région, d’autant plus que l’on craignait que la tension frontalière ne dégénère en guerre à grande échelle.

Uhuru Kenyatta, le président  voisin de l’Éthiopie, le Kenya, a félicité les deux dirigeants sur Twitter. Le président rwandais Paul Kagame, l’actuel président de l’Union africaine, a salué leur courage, en disant sur Twitter qu’ils « faisaient ce qu’il fallait pour leur peuple ».

Ce rapprochement soudain met fin à une guerre froide qui dure depuis plusieurs décennies et surtout à la guerre sur la frontière qui, entre 1998 et 2000, fera 80.000 morts en engloutissant des centaines de millions de dollars dans ce conflit fratricide.

L’ONU décide en 1952 de fédérer l’Érythrée à l’Éthiopie, qui l’annexe en 1962. Ce sera le début de la guerre d’indépendance qui se terminera en mai 1991 par la victoire du mouvement indépendantiste, le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE) mené par Isaias Afwerki, et donc par la défaite du gouvernement éthiopien. L’Érythrée accède ainsi à l’indépendance en 1993 et propulse Isaias Afwerki à la présidence qui depuis lors, il y a 25 ans déjà aujourd’hui, est le seul Président qu’ait connu le pays d’Afrique de l’Est.

Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, s’emparant de Twitter, le médium de communication de prédilection des politiques, semblerait-il, y dépose en moins de 140 caractères : « L’état de guerre qui existait entre les deux pays a pris fin ».

Les deux dirigeants ont déclaré que les pays amélioreraient les relations politiques, économiques et diplomatiques.

Le radiodiffuseur d’État éthiopien a déclaré que les deux hommes avaient « accepté de participer au développement de ports », ce qui pourrait donner un énorme coup de pouce économique aux deux pays, en particulier pour l’Éthiopie, un pays devenu enclavé en 1993 après que l’Érythrée, qui baigne sur la côte de la mer Rouge, a voté son départ. Malgré cela, l’Éthiopie possède l’une des économies les plus florissantes d’Afrique.

Les liaisons de transport et de téléphone seront également rétablies. Les vols pourraient reprendre dès la semaine prochaine, rapporte l’agence éthiopienne FBC. Au cours des 20 dernières années, il était impossible de voyager directement d’une nation à l’autre. Il n’y avait pas de vols, la frontière terrestre fut fermée et les lignes téléphoniques ne fonctionnaient pas. Cela soulève la possibilité que les familles qui ont été divisées par le conflit puissent enfin être réunies.

La paix s’impose un mois après qu’Abiy ait surpris les gens en acceptant pleinement un accord de paix qui a mis fin à la guerre frontalière de deux ans entre les deux pays.

La décision du mois dernier d’accepter pleinement l’accord était la plus grande réforme annoncée par le Premier ministre éthiopien qui a pris ses fonctions en avril 2018 et lancé rapidement une vague de réformes en libérant les journalistes et les personnalités de l’opposition de prison en plus de débloquer des centaines de sites web suite aux années de manifestations antigouvernementales qu’a connu l’Éthiopie, deuxième pays d’Afrique par sa population, derrière le Nigeria.

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