Bosco Ntanganda lui-même et beaucoup de ses acolytes sont impliqué dans l'exploitation illégale des richesses minières de l’Est de la République démocratique du Congo. Ce commerce illégal des minerais fait vivre beaucoup de groupes armés et chefs de guerre qui font la loi dans l'est du pays.

Les rebelles du M23 troublent le gouvernement de Kinshasa

Les rebelles de l’est de la République démocratique du Congo ont quitté une ville stratégique dans la province riche en minéraux du Nord-Kivu, un jour après l’avoir prise sans combat aux forces gouvernementales.

Les forces rebelles du M23 sont entrées dans la ville de Rutshuru sans opposition hier alors que des témoins ont rapporté, que les soldats gouvernementaux ont abandonné leurs positions. Les rebelles se sont ensuite déplacés vers la ville voisine de Kiwanja.

Bosco Ntanganda lui-même et beaucoup de ses acolytes sont impliqué dans l'exploitation illégale des richesses minières de l’Est de la République démocratique du Congo. Ce commerce illégal des minerais fait vivre beaucoup de groupes armés et chefs de guerre qui font la loi dans l'est du pays.

Bosco Ntanganda lui-même et beaucoup de ses acolytes sont impliqué dans l’exploitation illégale des richesses minières de l’Est de la République démocratique du Congo.

Les insurgés du M23, dominées par les Tutsis congolais, tirent leur nom d’un accord de paix signé le 23 mars 2009 qui a mis fin à une rébellion dans le Nord-Kivu et a permis aux rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) d’intégrer les Forces armées de la RDC ( FARDC).

En outre, le M23 voit le jour alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo ont annoncé une trêve de cinq jours pour permettre aux soldats mutins de rentrer dans les casernes. Ils ont finalement déserté les rangs du gouvernement plus tôt cette année, accusant le gouvernement de ne pas respecter l’accord.

Comme la rébellion de 2004-2009, la mutinerie actuelle tire ses racines dans les plaies ethniques et politiques qui remontent au génocide rwandais de 1994. Les invasions du Congo par les forces rwandaises et le soutien de Kigali aux rebelles congolais ont contribué aux deux guerres successives qui ont tristement tué plusieurs millions de personnes.

« Nous sommes maintenant de retour dans nos anciennes bases. Nous avons laissé la police et (l’ONU) là-bas, pour la protection de la population » déclare Vianney Kazarama le colonel du M23 à Reuters.

La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo, la MONUSCO un bras des Nations Unis qui coute chaque année plus d’un milliard de dollars, a déclaré que les forces du M23 avaient été arrachées de Rutshuru et de Kiwanja ainsi que du village de Rubare, également pris par les rebelles dimanche.

Les récents gains du mouvement rebelle au Nord-Kivu risquent de faire glisser l’état de près de 6 millions d’habitants dans une guerre. Cela menace aussi les relations avec le Rwanda voisin qui nie les allégations de soutenir la rébellion. Allégations supportées par des autorités congolaises ainsi que de l’ONU.

En 2008, 17 000 casques bleus s'avèrent incapables d'empêcher que 4 000 combattants de terroriser et de soumettre la population. Le général espagnol Vicente Diaz de Villegas, qui a démissionné de ses responsabilités de chef de la Monuc « a laissé entendre que la Monuc dispose d'un mandat clair et énergique, mais que certaines puissances empêchent que ce mandat soit appliqué »

En 2008, 17 000 casques bleus s’avèrent incapables d’empêcher que 4 000 combattants de terroriser et de soumettre la population. Le général espagnol Vicente Diaz de Villegas, qui a démissionné de ses responsabilités de chef de la Monuc « a laissé entendre que la Monuc dispose d’un mandat clair et énergique, mais que certaines puissances empêchent que ce mandat soit appliqué »

Un journaliste de Reuters à Goma a déclaré que plusieurs centaines d’habitants sont descendus dans les rues le lundi pour protester contre les rebelles et certains sont allés au siège de l’armée régionale pour demander des armes.  La police a dû escorter certains étudiants rwandais vers la frontière.

Les dirigeants du mouvement rebelle ont déclaré que leur objectif n’est pas de gagner du territoire, mais de pousser le gouvernement vers des négociations. Les rebelles ont offert de stopper leur avance samedi, si Kinshasa entamait des pourparlers avec eux.

«Nous avons démontré notre capacité… C’est maintenant au tour du gouvernement de réagir et de donner leur position», a déclaré M. Kazarama.

Le porte-parole par intérim du gouvernement congolais a signifié que les récents succès du M23 étaient une preuve supplémentaire d’une aide extérieure quelconque.

« Ces faits corroborent le soutien du pays voisin, largement documenté par l’ONU, à partir duquel les mutins bénéficient » atteste Tryphon Kin Kiey.

Plusieurs années auparavant, le ministre de la Communication de la RDC a dénoncé le soutien d’un « lobby » pillant les ressources minières de la RCD au CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), ancien nom du M23. La principale ressource pillée est le coltan, un minerai de tantale servant à la fabrication d’électronique miniaturisée telle que les téléphones et ordinateurs portables.

Le sénateur Pere Sampol, du BLOC, a déclaré que cette nouvelle guerre à l’Est du Congo « a été présentée comme un conflit ethnique ou tribal alors que [le] problème essentiel a été le contrôle par de grands groupes européens et étatsuniens des ressources naturelles du Congo ». « C’est juste au moment où le Congo a essayé d’établir des contrats commerciaux avec la Chine pour exploiter le cuivre et le coltan, avec des contrats beaucoup plus avantageux pour le Congo, que les multinationales, avec la complicité des grandes puissances internationales, ont provoqué ce conflit » a-t-il affirmé.

Lors du Forum International pour la Vérité et la Justice dans l’Afrique des Grands Lacs en 2008 qui réunit des personnalités, tel le Prix Nobel de la  Paix Adolfo Pérez Esquivel, la Fédération des Comités de Solidarité avec l’Afrique Noire, des déclarations faites par un témoin « qualifié » dans l’instruction ouverte par le juge espagnol Fernando Andreu contre le régime rwandais pour génocide, l’ex-président Laurent Désiré Kabila, père de l’actuel président congolais, aurait été assassiné sur ordre du président du Rwanda Paul Kagame, pour empêcher son rapprochement avec la Chine et le Venezuela.

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