Le professeur de droit international de l’Université de l'Illinois, Francis Boyle, qui a été membre du conseil d'Amnesty International U.S.A. à la fin des années 1980 et début 1990, affirme que l’ONG qui a vue le jour en 1966, agi de manière étroitement liée aux intérêts des États-Unis et du Royaume-Uni dans sa politique étrangère à cause du financement important des États-Unis qu’il estime à 20 %

Les ONG, nouvelle forme d’espionnage en Afrique

3— Salir l’image de l’Afrique, tel semble être l’une des missions des ONG. Partout où l’on se trouve dans les plus grands aéroports de l’occident, dans les plus grandes gares de train ou de métro, on ne peut s’empêcher de voir la photo d’un enfant noir sale, dénutri, tapisser les murs de ces lieux publics, de Düsseldorf à Montréal, en passant par Genève, Rome, Paris et New York. D’une part, il s’agit d’un des fonds de commerce les plus rentables au monde pour leurs auteurs, pire, c’est la plus grande activité de propagande contre l’avènement d’une autre Afrique plus digne et plus prospère. C’est un acte de racisme pur et dur et du manque du respect de la dignité d’un enfant fut-il en difficulté que de montrer sa photo avec une armada de mouches qui luttent pour trouver à manger sur ses lèvres. C’est un cynisme des plus dangereux pour le genre humain d’exploiter à ce point les difficultés de l’autre pour s’enrichir, tel un charognard qui rode autour d’un comateux pour son festin à venir.

4— Activité d’espionnage :  En Afrique, l’avidité croissante et l’ignorance sont les maîtres mots qui ont permis le développement sans contrôle de l’espionnage étranger dans toutes les couches de la population et sous des formes des plus impensables. On observe ainsi des initiatives et organisations qui n’ont pour but que d’affaiblir l’État en se substituant à lui avec des pseudo solutions qui n’ont fait leur preuve nulle part, notamment dans la santé, l’instruction, la miro-finance, etc. Pourquoi les gouvernements européens et américains ont-ils besoin de passer par des ONG pour recueillir des informations sur l’Afrique, si ces dernières sont inoffensives et donc, ne mettent pas en danger la prospérité et la sécurité du continent africain? Quels sont ces intérêts occidentaux, incompatibles avec l’urgence en Afrique de la construction d’un État fort qui soit capable ensuite de s’occuper dignement et convenablement de ses citoyens?

C) QUE FONT LES ESPIONS AFRICAINS?

L’Afrique a cru comprendre dans l’activité de l’espionnage un simple problème d’ordre public pour l’élimination des prétendus opposants, vrai ou imaginaire. Et pas d’activité d’espionnage ou de contre-espionnage sur le plan économique et géostratégique. Et comme c’est là où tout se joue désormais, même entre les meilleurs amis du monde, on se méfie des activités d’espionnages des agents respectifs. Le cas d’Israël et les États-Unis d’Amérique est là pour nous le prouver. Ben-Ami Kadish a été déféré, mardi 22/04/2008, 15 jours avant la visite du président américain George Bush en Israël, devant le tribunal fédéral de Manhattan, pour avoir transmis à Israël des informations relatives à des armements nucléaires, des avions de combat F-15 et des systèmes de missiles antimissiles Patriot. Est-il envisageable de voir un jour des Africains aimer à ce point l’Afrique jusqu’à être accusé d’avoir espionné une entreprise de pointe en Occident pour le compte de leur pays africain? Comment expliquer la naïveté des pays africains qui installent à la tête des principales entreprises stratégiques publiques, des cadres occidentaux, sans se préoccuper des informations sensibles que ces derniers fournissent à leurs pays? Existe-t-il un système efficace de contre-espionnage capable de les surveiller convenablement?

Le professeur de droit international de l’Université de l'Illinois, Francis Boyle, qui a été membre du conseil d'Amnesty International U.S.A. à la fin des années 1980 et début 1990, affirme que l’ONG qui a vue le jour en 1966, agi de manière étroitement liée aux intérêts des États-Unis et du Royaume-Uni dans sa politique étrangère à cause du financement important des États-Unis qu’il estime à 20 %

Le professeur de droit international de l’Université de l'Illinois, Francis Boyle, qui a été membre du conseil d'Amnesty International U.S.A. à la fin des années 1980 et début 1990, affirme que l’ONG qui a vue le jour en 1966, agi de manière étroitement liée aux intérêts des États-Unis et du Royaume-Uni dans sa politique étrangère à cause du financement important des États-Unis qu’il estime à 20 %

D) CONCLUSION

L’Afrique doit arrêter de penser qu’il existe des cadeaux gratuits d’où ils viennent, qu’il existe des dons sans contrepartie, puisque souvent cette contrepartie peut aller jusqu’à un million de fois la valeur du don même. Avant d’accepter tout partenariat, il faut au préalable poser d’abord la question sur ce que l’autre y gagnera. Lorsque ce n’est pas clair, et qu’il est impossible d’identifier l’intérêt de l’autre partie, c’est qu’il y a une arnaque ou tout simplement, tromperie. L’Afrique doit aller au-delà de l’initiative d’Israël, c’est-à-dire, ne pas seulement se limiter à identifier les sources de financement de chaque ONG qui opère sur son territoire. Il faut prendre des décisions radicales pour interdire toute association, toute organisation qui recevraient le moindre centime de son financement hors d’Afrique. Une association même à 100 % africaine ne peut pas recevoir son financement de l’étranger sans en contrepartie, ne pas se mettre dans une condition psychologique de remercier ses bienfaiteurs, surtout en fournissant toutes les informations dont ils ont besoin et une certaine allégeance dans la défense des intérêts, des idées et opinions des donneurs d’ordre étrangers (même lorsqu’ils sont ouvertement contre les intérêts de la Nation africaine en question).

Sur un autre plan, c’est en renforçant la fédération africaine que l’Afrique aura la force pour imposer une grande transparence dans ses relations avec tous les pays du monde. L’Afrique a besoin d’une coopération d’État à État et non d’État à ONG, c’est-à-dire qu’elle doit développer ses relations exactement comme c’est déjà le cas avec la Chine où il n’existe aucune ONG chinoise, aucune association chinoise qui prendrait l’argent du gouvernement chinois pour s’installer dans les villages africains pour faire remonter les informations vers la Chine ou tout simplement pour résoudre des problèmes de chômage en Chine.

L’espionnage au 21e siècle doit innover pour ne pas rester pathétique dans une logique dépassée de guerre froide, car après 50 ans de milliards de dollars engloutis tout aussi naïvement dans l’espionnage occidental en Afrique, oui même si certaines informations sensibles ont permis à l’Occident de tenir pauvre l’Afrique, en revanche, on peut dire que le même occident n’en a pas tiré tous les profits escomptés, si l’on en arrive à la crise économique et financière que nous connaissons. Puisse l’Occident avoir le courage de se regarder en face et faire l’autocritique sur la médiocrité de ses dirigeants qui, empêtrés dans des problèmes d’emplois fictifs, de détournement de fonds publics, de harcèlement sexuel, de pédophilie, etc. n’ont pas eu le temps, encore moins l’intelligence de comprendre que pour tenir debout, l’Europe n’avait pas besoin d’une Afrique couchée.

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