Le professeur de droit international de l’Université de l'Illinois, Francis Boyle, qui a été membre du conseil d'Amnesty International U.S.A. à la fin des années 1980 et début 1990, affirme que l’ONG qui a vue le jour en 1966, agi de manière étroitement liée aux intérêts des États-Unis et du Royaume-Uni dans sa politique étrangère à cause du financement important des États-Unis qu’il estime à 20 %

Les ONG, nouvelle forme d’espionnage en Afrique

Le lundi 24 janvier 2011, la Knesset, le parlement israélien avait voté pour l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’origine des financements des associations et des organisations non gouvernementales opérant sur le territoire israélien.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dont le parti (Israël Beiteno) était à l’origine de cette curieuse initiative, avait déclaré que d’après les informations en sa possession, la plupart des ONG qui parlent des droits de l’homme n’étaient en fait que de simples succursales de services secrets étrangers. Lorsqu’elles ne sont pas tout simplement « complices de la terreur» avait-il conclu. L’originalité du vote du parlement israélien consistait à déterminer la véritable identité de chaque association et son vrai objectif à partir de la source de son financement. C’était la seule voie pour savoir exactement à qui l’on avait à faire.

Comment ne pas donner raison au ministre israélien, lorsqu’on examine le profil des dirigeants de ces ONG avec rigueur? Car on a souvent la sueur dans le dos de constater un certain mélange du genre déroutant. Un exemple des plus récents :

Suzanne Nossel est devenu secrétaire d'État adjoint des Etats-Unis  pour les affaires des organisations internationales en 2009. Auparavant, elle a été vice-président de la Stratégie et des Opérations pour le Wall Street Journal, de 2005 à 2007. Après avoir quitté l'ONU, elle a travaillé dans le développement des affaires pour le média Allemand Bertelsmann (2001-2005) le premier groupe de médias européen.

Suzanne Nossel est devenu secrétaire d'État adjoint des Etats-Unis pour les affaires des organisations internationales en 2009. Auparavant, elle a été vice-président de la Stratégie et des Opérations pour le Wall Street Journal, de 2005 à 2007. Après avoir quitté l'ONU, elle a travaillé dans le développement des affaires pour le média Allemand Bertelsmann (2001-2005) le premier groupe de médias européen. En 2002, la société admet son passé nazi (wiki).

Lorsqu’en 1999, Richard Holbrooke est choisi par le Président américain Bill Clinton pour succéder à Bill Richardson comme ambassadeur aux Nations unies, il emmène avec lui comme assistante, une dame du nom de Suzanne Nossel. Cette dernière est rappelée aux affaires lorsque Monsieur Obama devient Président, et devient l’Assistante de la Secrétaire d’État Hillary Clinton. Le 23 novembre 2011, cette brillante qui est le serviteur de l’État américain a fait un déménagement des plus curieux et déconcertant : elle a quitté son bureau dans l’Administration Obama, pour devenir la présidente de la section américaine de l’ONG Amnesty International. C’est-à-dire qu’on ne cache même plus le conflit d’intérêts entre certaines organisations et les gouvernements qui les financent, pour donner les bons points dans le monde. Et comme le dénonce le Réseau Voltaire, c’est cette dame qui a monté toute la propagande et les mensonges pour justifier le bombardement de la Libye avec ses 90.000 morts et l’assassinat de son président Kadhafi, qui a changé de costume pour revenir sur le lieu de son crime et donner des leçons des droits de l’homme.

A) LES ONG PLUS GOUVERNEMENTALES QUE NON GOUVERNEMENTALES

Comment peut-on appeler « organisation non gouvernementale », une organisation qui reçoit l’essentiel de son financement de son gouvernement? Comment une organisation créée par le Congrès Américain et financée à 100 % par ce dernier peut-elle prétendre d’être en Afrique une ONG? Comment expliquer que la quasi-totalité de l’arnaque dénommée « aide publique au développement » soit investie dans des organisations dites non gouvernementales comme dans le cas du Canada?

50 ans d’ONG en Afrique nous indiquent que le continent ne peut jamais se lever avec les ONG dont le système de gestion et de décision très opaque ne permet pas de mesurer avec précision les véritables motivations de ces organisations. Il n’existe à ce jour, aucun rapport, aucune documentation sur ce que deviennent les énormes informations que ces organisations collectent au quotidien sur le sol africain. Mais on peut tout de même dire que leur but n’est nullement celui de renforcer la sécurité du continent, mais plutôt pour l’affaiblir. Penser que des gouvernements qui sombrent dans les dettes abyssales vont s’endetter encore plus pour aider des Africains relève de la naïveté collective des mêmes Africains qui accordent une confiance démesurée aux associations dont ils ignorent ou presque, sinon rien au-delà de la propagande qui a été préparée sur mesure pour eux.

B) ET L’AFRIQUE DANS TOUT ÇA?

Le système ultra libéral qui a spolié l’Afrique depuis 5 siècles, pour se pérenniser, a savamment mis sur pied une organisation méthodique avec une distribution de rôle bien rodée. Et c’est dans cette optique de rendre moins douloureuse la spoliation que des associations et organisations dites de développement, humanitaires ou des droits de l’homme ont été créés.  Ces organisations se sont rebaptisées : « société civile africaine » en copiant les mêmes techniques d’usurpation faites par les racistes d’Afrique du Sud qui se sont fait appeler AFRIKANERS, c’est-à-dire DES AFRICAINS, en lieu et place des Africains qu’ils voulaient faire disparaitre grâce aux mauvais traitements de l’apartheid.

Toutes ces associations qu’il convient d’appeler « société civile organisée » et non «-société civile » tout court prétendent travailler pour aider l’Afrique, travailler pour le bien du continent africain. En réalité elles visent d’autres objectifs par exemple :

    « Ils étaient racistes, très attachés à la terre, et généreux. Envers les Noirs aussi. J’ai vu une famille dans son jardin qui fabriquait un cercueil pour la bonne noire - mon entourage de gauche n’aurait pas passé un samedi après-midi à faire ça ; ils auraient donné de l’argent à la famille. Mais tout en construisant le cercueil, ils faisaient des blagues pour savoir si la bonne allait rentrer dedans. S’il fallait couper les jambes pour que ça tienne. C’est une contradiction qui dit notre histoire. »  — Témoignage de David Goldblatt, photographe anglophone sud-africain, à propos de fermiers afrikaners, au début des années 1960 (Le Monde du 6 juillet 2006)

« Ils étaient racistes, très attachés à la terre, et généreux. Envers les Noirs aussi. J’ai vu une famille dans son jardin qui fabriquait un cercueil pour la bonne noire - mon entourage de gauche n’aurait pas passé un samedi après-midi à faire ça ; ils auraient donné de l’argent à la famille. Mais tout en construisant le cercueil, ils faisaient des blagues pour savoir si la bonne allait rentrer dedans. S’il fallait couper les jambes pour que ça tienne. C’est une contradiction qui dit notre histoire. » — Témoignage de David Goldblatt, photographe anglophone sud-africain, à propos de fermiers afrikaners, au début des années 1960 (Le Monde du 6 juillet 2006)

1— Détourner l’attention des Africains des vrais problèmes en imposant des thèmes tout aussi nuisibles qu’inutiles et imposer leur point de vue grâce à la grande machine de guerre médiatique qui les accompagne et l’argent qui coule à flot de leurs gouvernements en Occident.

2— Devant le choc des deux civilisations : Africaine et Européenne, lorsque l’avantage est à l’Afrique, tout est mis en œuvre pour empêcher les Africains de voir que dans bien de domaines, ils n’ont pas de leçon à recevoir de qui que ce soit, mais peut-être d’en donner. Il faut alors convaincre les Africains avec un certain succès d’être fondamentalement vauriens avec des chefs d’État incapables et un continent maudit par la pauvreté, quand bien même ils sauraient que ce n’est pas vrai. Les Africains dans leur majorité qui se sont fait avoir ont tout simplement oublié par exemple qu’ils étaient de loin plus heureux que ceux qui leur racontaient qu’ils étaient des nantis venus les aider. Parce que l’Africain est de loin plus riche et donc plus heureux que l’Européen. En géostratégie, la vraie différence entre un riche et un pauvre est que le pauvre est celui qui gagne un million de dollars par mois, mais pour le même mois il va en dépenser deux millions, en empruntant de gauche à droite, alors que le riche est celui qui gagne 2 dollars par jour, mais il va en dépenser seulement 1. C’est ce qui explique que les Africains sont moins stressés que les Européens, ils sont plus souriants même s’ils n’ont pas de voiture, ils ne revendiquent pas l’univers, ils ne prétendent pas changer un chef d’État au Népal ou au Guatemala, et donc, ils se suicident aussi moins. À bien y regarder, la logique n’aurait pas tout simplement conseillé à ces ONG de copier cette leçon de bonheur africain pour l’insuffler aux Européens?

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