Blaise Compaoré démissionne finalement de la présidence du Burkina Faso le 31 octobre 2014, après 27 ans au pouvoir, à la suite du soulèvement populaire du peuple burkinabé. Il est arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite d'un sanglant coup d’État contre Thomas Sankara.

Les Burkinabés se réveillent

A la mémoire de notre camarade et regretté Thomas Sankara

Blaise Compaoré démissionne finalement de la présidence du Burkina Faso le 31 octobre 2014, après 27 ans au pouvoir, à la suite du soulèvement populaire du peuple burkinabé. Il est arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite d'un sanglant coup d’État contre Thomas Sankara.

Blaise Compaoré démissionne finalement de la présidence du Burkina Faso le 31 octobre 2014, après 27 ans au pouvoir, à la suite du soulèvement populaire du peuple burkinabé. Il est arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la suite d’un sanglant coup d’État contre Thomas Sankara.

Les burkinabés se sont enfin réveillés, de leur état comateux depuis l’assassinat du Président Thomas Sankara. Avant tout ils plaident leur cause, leur situation de marasme depuis l’accession du dictateur Blaise Compaoré qui a fait renversé et impliqué dans l’assassinat son compagnon, un juste parmi les justes: Thomas Sankara.

Sankara le populaire, nous a laissé son souvenir, sa modestie et son amour pour la patrie et le peuple. Il n’était pas sous influence de Paris ni de Londres malgré les propositions dans le créneau économique et social. A L’inverse de Thomas, Blaise a tout bazardé sauf sa propre situation sociale, de ses enfants, sa famille et ses sbires qui l’entouraient.

Thomas le populaire, On se rappelle de notre rencontre, il portait sa guitare, il n’était pas un docteur, mais un président  et un artiste qui ne connaissait pas la médiocrité. Comme il l’avait déclaré  Masson «  Les médiocres sont très utiles, pourvu qu’ils sachent se tenir dans l’ombre, tels les zéros placés derrière les vrais chiffres ».

An vérité, le système Compaoré, a éclaboussé la masse Burkinabé, victimes des mauvaises gestions de l’Etat depuis la mort de Thomas Sankara. Les Burkinabés se posent la question : « Allons-nous où, dans cette gestion gouvernementale, qui ne satisfait que les Européens et les nouveaux riches sous la coupe de gestion de Blaise Compaoré? »

Le changement tant attendu, n’arrivera que par la participation massive du peuple, qui a enfin opté pour un assainissement généralisé et enfin il se réveille.

A Alger comme à Paris ces étudiants Burkinabés, déclarent tous leur ras-le-bol, d’une situation inchangée depuis plus de deux décennies. Raoul le dit haut et fort, « Nous avons tellement souffert de la mort de Sankara, qu’aujourd’hui, enfin nous voulons nous sacrifier pour un changement radical. Paris ne peux pas continuellement protéger le régime, après que le peuple est sorti dans la rue dans un ‘’Automne Burkinabé’’. Que tous les camarades révoltés de cette situation guidera la population vers le bon sens  qui a été dévié par Compaoré ».

Nouvelles similaires

  1. Oumarou Monglo
    Oct 31, 2014 - 04:52

    Burkina : « un message très clair aux dirigeants africains »

    Au Burkina Faso, Blaise Compaoré a annoncé sa démission et semble avoir quitté le pays en début d’après-midi. Le chef d’état-major des armées, Honoré Traoré, a annoncé vendredi en début d’après-midi assumer désormais les fonctions de chef de l’Etat. Florent Geel est responsable du bureau Afrique de Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). Il est l’invité de RFI à la mi-journée.

    Seuls les Burkinabè doivent aujourd’hui régler leurs problèmes ? Ne faut-il pas un médiateur ?

    Florent Geel : Il faut de toute façon qu’une solution émerge, une solution d’un pouvoir civil éventuellement garanti par l’armée. Mais on a vu récemment sur le continent, au Mali ou en Guinée il y a quelques années, que les transitions militaires ou les coups d’Etat militaires ne sont pas des solutions et qu’à terme ça provoque toujours des bains de sang : le massacre du 28 septembre en Guinée, les crimes commis par la junte par le général Sanogo au Mali…

    Donc, en règle générale, la solution militaire n’est pas forcément la meilleure des solutions à moyen terme et encore moins à long terme. Il semble se dégager, ce matin, une solution dans laquelle les civils sont en avant et garantie par l’armée. Si une médiation internationale vient renforcer cet accord burkinabé, pourquoi pas. Si cette médiation internationale est là uniquement pour sauver les meubles et garantir les intérêts du camp présidentiel, qui manifestement est aujourd’hui totalement décrédibilisé, effectivement le peuple burkinabé ne l’acceptera pas. Et il le démontre encore en ce moment en étant massivement dans les rues.

    Une déclaration de l’armée place de la Nation à Ouagadougou est encore attendue. Mais le général Traoré, chef d’état-major qui accompagnerait le processus démocratique est une solution qui pourrait vous convenir ?

    Il faut d’abord qu’elle convienne aux Burkinabè. Ce que la FIDH rappelle avec ces organisations membres au Burkina, le MBDHP notamment et les organisations de la société civile, c’est que les pouvoirs militaires ne sont jamais une solution. Donc le général Traoré, toute bonne personne qu’il peut être, ne sera pas à lui seul la solution. C’est un pouvoir civil, c’est éventuellement un gouvernement d’union nationale, ce que décideront les Burkinabè.

    L’organisation d’élections rapides doit se faire dans la transparence, ainsi qu’en accord avec l’ensemble des partis. Et donc, il est probablement beaucoup plus logique et légitime que les partis politiques et la société civile puissent participer à un gouvernement de transition, d’union nationale quelle que soit la forme. C’est la garantie des principes qui doit prévaloir, plutôt qu’une solution militaire.

    Il faudra des élections prochainement, car il n’y a plus de Parlement ni d’Assemblée nationale – ils ont été dissous. Novembre 2015 était la date prévue de la prochaine élection présidentielle. Pour vous est-ce trop tard ?

    A mon sens oui, dans la mesure où la question qui doit guider maintenant le calendrier, me semble-t-il, est : en combien de temps peut-on organiser des élections crédibles, transparentes, dans lesquelles tous les partis peuvent avoir des chances équitables, y compris d’ailleurs le parti présidentiel ? Il faut aussi que les choses s’apaisent pour éviter qu’il n’y ait un plus grand nombre de victimes. On estime en ce moment leur nombre à 30, même si ce chiffre n’est pas aujourd’hui confirmé. Il faut que le sang arrête de couler dans les rues et pour ça il faut évidemment avoir une solution politique qui permette de mettre en place un agenda politique crédible.

    Les élections au Burkina Faso nécessitent une certaine révision des listes électorales. Il y a un certain nombre de cartes d’identité aussi qui ont déjà été réalisées. Il faut revoir le processus. Cela peut prendre quelques mois, mais je pense qu’on peut le faire plus rapidement qu’en douze mois. Il faut se méfier des transitions qui sont trop longues et dans lesquelles les appétits politiques de ceux qui sont au pouvoir peuvent se déclencher. C’est la raison pour laquelle peut-être aussi ce gouvernement de transition ne doit pas forcément être composé de personnes qui se présenteront aux élections. C’est souvent ainsi que l’on a réussi à avoir des sorties de crises crédibles.

    Vous évoquez le futur de l’actuel parti présidentiel. Quel doit être, selon vous, celui du président Compaoré dorénavant ?

    Je crois que c’est à lui de le décider. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la nation burkinabè a clairement défini son choix. Dans la vie de certains hommes politiques, il faut savoir se retirer. Et c’est peut-être ce choix-là qu’aujourd’hui Blaise Compaoré doit faire en tout état de cause.

    L’enseignement qu’il faut tirer de ce mouvement est double. Premièrement, je pense que Blaise Compaoré aurait pu amorcer une transition il y a quelques années en douceur, permettant pour lui de se retirer du pouvoir. Il a voulu passer en force et il en paie aujourd’hui le prix fort. C’est un signal fort pour les prochaines élections puisqu’en 2014 et 2016 il va y avoir 52 élections sur le continent africain dont 25 élections présidentielles dans 27 pays d’Afrique, c’est énorme – et c’est un signal fort pour tous ceux qui souhaiteraient passer en force. Il y en a un certain nombre. Je pense à la RDC, au Congo ou d’autres pays.

    C’est un signal fort à ces dirigeants africains sur le fait que l’Afrique a changé. On ne peut plus s’imposer ou conserver le pouvoir pour ses propres intérêts. Il faut tenir compte maintenant des peuples, de la société civile et des citoyens. C’est la raison pour laquelle nous lançons une grande campagne de coalition qui s’intitule « Mon vote doit compter » et qui tend à mobiliser ces sociétés africaines, en solidarité pour les différents peuples, pour se préparer à ces échéances électorales cruciales.

    Ce soulèvement au Burkina est-il un soulèvement d’une partie de l’Afrique ?

    Les Burkinabè portent très clairement les espoirs de grandes parties de peuples africains qui entendent aujourd’hui en 2014, dire que l’Afrique a changé et que leur vote doit effectivement compter. On ne peut plus leur imposer des dirigeants qu’ils n’ont pas librement choisis et affirment ainsi que cet événement démocratique, sans être un printemps démocratique, est une maturité de l’Afrique. Il doit accompagner un réel développement que les Africains dans toutes leurs diversités attendent, souhaitent et veulent construire.

    Ceci passe par un minimum de pouvoirs, de contre-pouvoirs, d’une presse libre et indépendante, d’une société civile qui peut s’exprimer… Il y a donc de très nombreux enjeux sur le continent africain aujourd’hui et ce qui se passe au Burkina est un message très clair aux dirigeants africains affirmant qu’aujourd’hui tout n’est plus possible.

    Par Gaëtan Goron

    http://www.rfi.fr/afrique/20141031-burkina-message-tres-clair-dirigeants-africains-honore-traore-blaise-compaore-ouagadougou/

    Répondre
  2. Perle de Pluie
    Oct 31, 2014 - 05:19

    « On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir ou pourchasser une dictature. »

    Répondre
  3. Abdou Sane
    Oct 31, 2014 - 06:22

    BLAISE COMPAORE N’A PAS DEMISSIONE.IL A ETE CHASSE DU POUVOIR PAR SON PROPRE PEUPLE. DEMISSIONNER EST UN ACTE VOLONTAIRE ET HONORABLE.ALORS QUE DANS LE CAS QUI NOUS INTERESSE BLAISE COMPAORE A ETE VOMI PAR TOUT SON PEUPLE .LA NUANCE EST DE TAILLE.

    Répondre
  4. Abdoulaye Mboup
    Oct 31, 2014 - 09:34

    c normal il ya eu le printemps arabe il y aura nécessairement l été africain on n’en na marre d être diriger par dé dictateur

    Répondre
  5. Papa Insa Sangare
    Oct 31, 2014 - 11:39

    il faut se reveiller comme nous senegalais on s est reveillé avec abdoulaye wade

    Répondre
  6. Oumarou Monglo
    Nov 01, 2014 - 08:18

    Burkina: le N°2 de la garde présidentielle se proclame chef de l’Etat de transition, Compaoré « dans un lieu sûr »

    Le numéro 2 de la garde présidentielle burkinabè, le colonel Isaac Zida, a déclaré samedi « assumer » les responsabilités de « chef de l’État » de transition, ajoutant que l’ex-président Blaise Compaoré, démissionnaire vendredi, se trouve « dans un lieu sûr ».

    « J’assume désormais (. . . ) les responsabilités de chef de (la) transition et de chef de l’État pour assurer la continuité de l’Etat » en attendant de définir « de manière consensuelle » avec « l’ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile » les « contours » et « contenus » d’une « transition démocratique apaisée », a annoncé le colonel Zida lors d’une allocution retransmise par une télévision privée.

    Les déclarations du chef de l’état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, qui avait également annoncé vendredi qu’il assumerait les « responsabilités de chef de l’État », « conformément » à la Constitution, sont « caduques », a-t-il affirmé lors d’une interview réalisée après cette allocution.

    Des dissensions fortes étaient apparues vendredi au sein de l’armée, désignée par la société civile et l’opposition comme la garante de la transition politique et institutionnelle au Burkina Faso, après la démission du président Blaise Compaoré, resté 27 ans au pouvoir.

    Le colonel Zida a les faveurs d’une partie de la société civile. Le général Traoré est critiqué par le peuple pour sa trop grande proximité avec M. Compaoré.

    L’opposition ne s’était pas ouvertement positionnée. « C’est à eux de s’organiser. J’espère qu’ils vont s’entendre », avait observé son chef, Zéphirin Diabré, interrogé par l’AFP au sujet de ces divisions entre militaires.

    L’ex-chef de l’Etat se trouve « dans un lieu sûr » et son intégrité « physique et morale », a assuré le colonel Zida, qui se trouve à la tête d’un groupe de jeunes officiers.

    Les « aspirations au changement démocratique » de la jeunesse burkinabè, dont le soulèvement a conduit à la démission de l’ex-chef de l’Etat, ne seront « ni trahies, ni déçues », a-t-il asséné.

    Isaac Zida a également appelé la communauté internationale, notamment l’Union africaine et de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, dont le Burkina Faso fait partie), à « faire preuve de compréhension » et « à soutenir » le peuple burkinabè « dans ces dures épreuves ».

    http://www.jeuneafrique.com/actu/20141101T061304Z20141101T061245Z/burkina-le-n-2-de-la-garde-presidentielle-se-proclame-chef-de-l-etat-de-transition-compaore-dans-un-lieu-sur.html

    Répondre
  7. Nesly Abel
    Nov 01, 2014 - 09:10

    On neg ou fout fe 27 sou yon pouvwa ou bezwen fe plis. Peyi a se fout pou manmanw ak papaw li ye.

    Répondre
  8. Ouattara Aboubakary
    Nov 01, 2014 - 03:50

    N’oublions pas que François est aussi là

    Répondre
  9. Ramdane Tebib
    Nov 01, 2014 - 04:30

    Chacun son tour pour ces dictateurs je ne leur souhaite que le sort de Khadafi et Saddam et prochainement inchallah a bachar.

    Répondre
  10. Bah Souleymane Diarra
    Nov 08, 2014 - 03:22

    Tu veux leur place,cè ça?ils ont fait kwa?ke reste-il de la libye?dit-moi l irak etai comen avec sadam,k est-il devenue la côte d ivoire aprè houphouet.peut-êtr k ils ne sont pa justes,ces dictateurs mais reconaissons k ils ont été des grands defenseurs d la paix et d la quietude.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marquées d\un *

Ecrivez sur lencrenoir.com
Vous voulez faire connaitre votre point de vue? Vous cherchez un audience captif? Faites-nous parvenir vos textes à [email protected]
Vous avez un communiqué de presse signalant un événement ou la sortie d'un livre? Communiquez avec nous à [email protected]
Articles populaires de la semaine
Contactez-nous

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

Veuillez laisser ce champ vide.
Veuillez laisser ce champ vide.
Veuillez laisser ce champ vide.

Copyrıght 2014 MILOTCHE MEDIA. All RIGHTS RESERVED.