2e Bataillon de construction, Corps expéditionnaire canadien (CEC), 1917

Les Afro-Canadiens se souviennent

Le jour du Souvenir(en anglais Veterans Day, Remembrance Day ou Poppy Day), aussi connu comme jour de l’Armistice, est une journée de commémoration annuelle observée dans les pays du Commonwealth et en Europe pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale ainsi que d’autres guerres.

Cette journée a lieu le 11 novembre pour rappeler la signature de l’Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, en 1918. Ce jour est férié dans toutes les provinces canadiennes à l’exception du Québec ou seulement les fonctionnaires fédéraux bénéficient de cette relâche patriotique. Par tradition, il y a deux minutes de silence à 11 h, le 11e jour du 11e mois; c’est à ce moment-là que l’armistice a été rendu effectif.

2e Bataillon de construction, Corps expéditionnaire canadien (CEC), 1917

2e Bataillon de construction, Corps expéditionnaire canadien (CEC), 1917

Les Afro-Canadiens ont une longue et honorable tradition de patriotisme, de sacrifice et d’héroïsme au sein des Forces Armée Canadienne. Dans plusieurs conflits armés, les Noirs ont combattu, saigné et donné leur vie pour l’idée d’un monde meilleur. Durant la Révolution Américaine (après 1763), la Couronne Britannique encourageait les esclaves Noirs de rompre leur servitude dans les colonies du Sud (Les États-Unis) et de joindre les rangs Britanniques (le Canada actuel) en tant qu’homme libre.

Lors de la Première Grande Guerre, les Afro-Canadiens voulaient eux aussi participer à la « Guerre qui devrait mettre fin à toutes les Guerres ». C’est douloureusement qu’ils ont découvert le concept d’une « Guerre de  Blancs ». L’accès au champ de bataille leur était refusé de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique.

Il y eut quelques rarissimes exceptions. En octobre 1914, un premier contingent de troupes quitta la ville de Québec pour se rendre en Angleterre  pour ensuite s’orienter sur les champs de bataille de la Belgique et de la France. On rapporte qu’il y avait des Noirs parmi ces soldats. Robin Winks, un diplomate, historien et enseignant à l’Université américaine Yale, dans son livre : The Black in Canada : A History  cite : « Deux mois après le déclenchement de la guerre le premier contingent de troupes canadiennes son arrivé en Angleterre. Suite à l’appel initial de volontaires, nous nous attendions à un quart de million en 1915 et un demi-million d’hommes en 1916. La majorité a été envoyée dans les champs de l’Ouest. Quelques Nègres étaient parmi les troupes. Quelques individus Noirs ont été enrôlés dans certains régiments locaux qui les ont acceptés. »

Les leaders Noirs ont protesté contre leur exclusion systématique, les relayant à être des citoyens de deuxième classe. Cependant, dans la province de l’Ontario, J.R.B.  Whitney a recruté et formé un peloton d’hommes Noirs. Malgré ses efforts aucun bataillon n’a accepté ses volontaires dans ses rangs. La grogne monta.

En réponse au mécontentement de plus en plus important à Ottawa, le major général W.G.  Gwatkin propose la formation  d’un ou de plusieurs bataillons de Noirs. Une proposition qui fut approuvée et le recrutement  se fut a travers le Canada et même aux États-Unis. Le 2e Bataillon de construction était formé, le seul bataillon d’Afro-Canadien à servir l’Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.

William Andrew White fut le seul officier Noir des forces britanniques lors de la Première Guerre Mondiale

William Andrew White fut le seul officier Noir des forces britanniques lors de la Première Guerre Mondiale

Quand les hommes ont finalement été appprouvé, la force globale du bataillon étaient d’un peu plus de 600 hommes.  Après une formation à Truro et  Pictou, une petite ville portuaire de la Nouvelle-Écosse, aujourd’hui peuplé de près de 4000 âmes, le bataillon quitta pour une mission outremer le 28 mars 1917. Ils ont débarqué à Liverpool dix jours plus tard.

Commandés par le lieutenant-colonel DH Sutherland, ancien membre du 193e Bataillon, tous sauf un des 19 officiers de l’unité étaient blancs, l’exception étant le capitaine William A. White, aumônier de l’unité.  Né dans l’état de la Virginie aux États unis de parents esclaves, le Dr William A. White s’est déplacé vers la Nouvelle-Écosse en 1898 pour étudier la théologie. Il obtint son diplôme de l’Université Acadia en 1903.

Les hommes du 2e Bataillon de construction sont revenus au Canada au début de 1919 et l’unité officiellement dissout le 15 septembre de la même année.

En 1992, la création du 2e Bataillon de construction, Corps expéditionnaire canadien (CEC), a été désignée comme un événement d’importance historique nationale par le gouvernement du Canada, et une plaque commémorative a été placée à Pictou, en Nouvelle-Écosse l’année suivante.

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