Dans cette tournée, le Japon espère mettre en évidence les différences de l’investissement nippon en offrant un soutien dans des domaines tels que la formation du personnel et dans l'agriculture dans le but de favoriser l'autonomie de l'Afrique selon les sources japonaises

Le Japon part à la conquête de l’Afrique

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a quitté le « pays du Soleil levant » pour une tournée d’une semaine en Afrique. Avec un calendrier très serré, cette visite vise à restaurer l’influence mondiale du Japon face à la montée de la Chine, en plus de permettre aux entreprises nipponnes de faire de grosses affaires à l’étranger.

Le premier ministre Shinzo Abe, qui fera une courte visite à l’état d’Oman au Moyen-Orient avant de partir pour la Côte-d’Ivoire, le Mozambique et l’Éthiopie, a adopté une approche différente de la politique étrangère de ses prédécesseurs immédiats en visitant un grand nombre de pays pour essayer d’élargir la portée diplomatique du Japon. Abe a touché le sol de 25 pays en 2013, lors de sa première année de mandat. Il a été le premier leader japonais à aller aux Philippines depuis qu’il l’a visité en 2006.

Publiquement, les responsables japonais ont nié que les voyages d’Abe ont quelque chose à voir avec la Chine. « Partout où il va, on demande au premier ministre Abe s’il est là pour rivaliser avec la Chine, mais ce n’est pas du tout notre intention », annonce Hiroshige Seko le Secrétaire général du Cabinet jeudi dans une interview. « En ce qui concerne les pays africains, ils sont importants, indépendamment de la Chine. »

Dans cette tournée, le Japon espère mettre en évidence les différences de l’investissement nippon en offrant un soutien dans des domaines tels que la formation du personnel et dans l'agriculture dans le but de favoriser l'autonomie de l'Afrique selon les sources japonaises

Dans cette tournée, le Japon espère mettre en évidence les différences de l’investissement nippon en offrant un soutien dans des domaines tels que la formation du personnel et dans l’agriculture dans le but de favoriser l’autonomie de l’Afrique selon les sources japonaises

Le voyage d’Abe arrive à un moment où la Chine renforce ses acquis diplomatiques africains. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a quitté lundi 6 janvier 2014 pour une tournée africaine de 11 jours.

Shinzo Abe a déclaré aux journalistes avant son départ que l’Afrique peut être considérée comme «  une frontière pour la diplomatie du Japon. » Le Japon est un bailleur de fonds de longue date pour l’Afrique et a considérablement intensifié son assistance au cours des cinq dernières années. En juin dernier, le Japon a accueilli une réunion qui a réuni près de 40 chefs d’État des pays africains, et a promis une injection de 14 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, ainsi que des promesses de milliards de plus par la voie de l’investissement privé.

Ces efforts ont été éclipsés par les importations chinoises de matières premières, d’importants projets d’infrastructure et les exportations de biens de consommation à prix abordable qui sont largement crédités d’avoir aidé a propulsé ou sinon supporte la croissance des économies africaines du 21e siècle. Et lorsque les observateurs pensent d’une influence asiatique en Afrique, presque tout le monde parle de la Chine et non le Japon.

La plus grande délégation de dirigeants d’entreprises qui accompagneront Shinzo Abe en Afrique est celle allant au Mozambique avec 29 entreprises. Le Mozambique est un pays riche en ressources naturelles. En 2007, de grands projets d’exploitation du sous-sol ont vu le jour pour exploiter les sables minéralisés, le charbon, l’or, la bauxite, le cuivre, l’argent et le tantale. Le premier ministre participera à un forum d’investissement et sera rejoint par les têtes d’entreprises japonaises.

La croissance économique récente de l’Afrique a également suscité l’espoir que l’un des derniers grands marchés inexploités du monde commence à réaliser son plein potentiel. En Côte d’Ivoire, qui est en train de reconstruire après des années de troubles politiques, Abe à l’intention de démontrer la politique du Japon de soutien continu du pays, notamment à travers l’aide publique au développement. Les responsables japonais peignent la Côte-d’Ivoire, premier arrêt d’Abe en Afrique, comme la passerelle vers un marché ouest-africain de 300 millions de consommateurs.

A son dernier arrêt en Éthiopie, le premier ministre japonais prononcera un discours du rôle du Japon en Afrique au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, qui est considérée comme la capitale de la politique africaine. Le siège 200 millions de dollars, haut de 99,9 mètres a été inauguré il y a deux ans et fut totalement financé par … la Chine.

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