Les éléphants vivent encore dans environ 37 pays africains. Environ 55 pour cent de la population du continent se trouve en Afrique australe.

L’Afrique perdra ses éléphants si ca continue

L’Afrique pourrait perdre 20 pour cent de sa population d’éléphants dans une décennie si les niveaux actuels de braconnage ne ralentissent pas, a averti des groupes de conservation d’animaux aujourd’hui. On estime que 22 000 éléphants ont été tués illégalement à travers le continent l’année dernière.

Les éléphants vivent encore dans environ 37 pays africains. Environ 55 pour cent de la population du continent se trouve en Afrique australe.

Les éléphants vivent encore dans environ 37 pays africains. Environ 55 pour cent de la population du continent se trouve en Afrique australe.

Le braconnage a atteint des «niveaux élevés et inacceptables », a unanimement dénoncé la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), TRAFFIC, le réseau de surveillance du commerce de la faune et de flore sauvage, et l’UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature).

« Si le taux de braconnage se maintiennent aux niveaux actuels, l’Afrique est susceptible de perdre un cinquième de ses éléphants dans les dix prochaines années », indique le communiqué.

Au Botswana, qui abrite le parc national de Chobe où l’on retrouve la plus forte concentration d’éléphants, les auteurs de l’étude et le gouvernements ont tenté de trouver des moyens d’éradiquer la boucherie des éléphants, qui est alimentée par une demande croissante pour l’ivoire en Asie.

«Nous continuons à faire face à une situation critique », a déclaré John E. Scanlon , Secrétaire général de la CITES. « Le niveau actuel du braconnage des éléphants en Afrique reste beaucoup trop élevé, et pourrait bientôt conduire à des extinctions locales si les taux existants demeurent », a-t-il annoncé.

M. Scanlon a décrit la situation en Afrique centrale, où le taux de braconnage est estimé à deux fois la moyenne continentale, comme « particulièrement grave ». Il y a environ un demi-million d’éléphants vivants en Afrique maintenant contre 1,2 million en 1980, 5 millions en 1930 et environ 10 millions de bêtes en 1900. Le braconnage lié au commerce de l’ivoire et la perte de l’habitat sont les causes principales de son déclin.

[pullquote_left]La CITES doit garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuit pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages.[/pullquote_left]Les chercheurs croient que la pauvreté et faiblesse de la gouvernance dans les pays africains abritant des éléphants est la force motrice derrière le pic dans le braconnage des éléphants. Les éléphants sont tués pour leurs défenses qui sont utilisées pour faire des ornements précieux. Le commerce de l’ivoire est interdit en vertu de la CITES , mais le commerce illégal de l’ivoire est estimée à jusqu’à 10 milliards de dollars par an. Le prix de l’ivoire sur le marché noir a été multiplié par dix dans la dernière décennie pour culminer présentement à plus de 2.000 USD le kilogramme.

Selon Tom Milliken, un expert en commerce de l’ivoire à l’agence fondé en 1976, TRAFFIC, en moyenne une défense d’éléphant adulte peut peser 20 kg. Au cours des 13 dernières années, les quantités d’ivoire négocié ont régulièrement grimpé. « 2013 représente déjà une augmentation de 20 % par rapport à l’année record précédente , en 2011 , nous sommes extrêmement préoccupés », a déclaré M. Milliken .

Au cours des dernières années, les routes traditionnelles du trafic d’ivoire semblent passer des ports maritimes de l’Afrique de l’Ouest et Centrale vers l’Afrique de l’Est,par le Kenya et la Tanzanie comme point de sortie.

Les indicateurs préliminaires suggèrent que des niveaux encore plus élevés de trafic illicite ont pu être atteints en 2013. Bien qu’incomplètes, les données brutes pour les saisies d’ivoire à grande échelle cette année représentent déjà la plus grande quantité d’ivoire confisqué au cours des 25 dernières années. Les saisies d’ivoire à grande échelle indiquent généralement la participation du crime organisé. Les 18 saisies de 2013 ont permis de récolter plus de 41,6 tonnes d’ivoire. L’analyse complète de ces données l’année prochaine déterminera si cela reflète une meilleure application de la loi ou une nouvelle escalade dans le commerce clandestin.

La plus grande partie de l’ivoire se retrouve en Thaïlande et en Chine. La réunion du groupe au Botswana devrait aboutir par l’adoption d’un pacte qui engagera les signataires, y compris les plus grands marchés de l’ivoire comme la Chine, à démontrer une volonté dans les plus hautes sphères politiques dans la lutte contre le braconnage et le trafic d’ivoire.

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