Les éléphants ont été particulièrement chassés pour leurs défenses, à tel point que dans certaines régions d'Afrique et d'Asie, leur patrimoine génétique serait en train d'évoluer. En réalité, cette évolution vient probablement du fait qu'il existe naturellement des éléphants non munis de défenses ; ces éléphants n'étant pas chassés pour l'ivoire peuvent se reproduire plus longtemps que les éléphants avec des défenses

La Chine s’offre l’ivoire braconné africain

Les éléphants ont été particulièrement chassés pour leurs défenses, à tel point que dans certaines régions d'Afrique et d'Asie, leur patrimoine génétique serait en train d'évoluer. En réalité, cette évolution vient probablement du fait qu'il existe naturellement des éléphants non munis de défenses ; ces éléphants n'étant pas chassés pour l'ivoire peuvent se reproduire plus longtemps que les éléphants avec des défenses

Les éléphants ont été particulièrement chassés pour leurs défenses, à tel point que dans certaines régions d'Afrique et d'Asie, leur patrimoine génétique serait en train d'évoluer. En réalité, cette évolution vient probablement du fait qu'il existe naturellement des éléphants non munis de défenses ; ces éléphants n'étant pas chassés pour l'ivoire peuvent se reproduire plus longtemps que les éléphants avec des défenses

La croissance rapide que connait la Chine et le laxisme des lois de la police d’ivoire forment de nouvelles menaces pour les populations d’éléphants sauvages.

Le braconnage d’éléphants ainsi que d’autres espèces sauvages a augmenté dans les pays d’Afrique centrale. Ces produits illégaux sont essentiellement redistribués vers les marchés asiatiques et pour le commerce de la viande de brousse.

Esmond Martin et Lucy Vigne, les auteurs du rapport qui a été présenté lors d’une réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), à Genève à la mi-août, ont visité des usines d’ivoire dans le sud de la Chine en janvier dernier.

CITES est un accord intergouvernemental signé le 3 mars 1973 à Washington qui doit garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuit pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages.

Ils ont comparé les données avec ce qu’ils avaient rassemblé lors de visites précédentes remontant à 1985. En dépit des lois rigoureuses contrôlant la vente d’ivoire en Chine, l’industrie est en plein essor et une grande partie du matériel retrouvé était illégal.

«Les autorités chinoises ont créé en 2004 un système où chaque morceau d’ivoire doit avoir une carte d’identité …Ce que nous avons constaté dans le sud de la Chine était que 63 pour cent d’au moins 6500 pièces d’ivoire sont vendus sans cette identification et était donc illégal », a déclaré M. Martin à son domicile de Nairobi la semaine dernière.

L’approbation de la CITES pour commercer l’ivoire en Chine découle directement de l’imposition de contrôles sur les ventes provenant de stocks légaux. En 2008 la Chine a importé 62 tonnes d’ivoire d’éléphant approuvé par la CITES provenant d’Afrique du Sud, du Botswana et de la Namibie.

Mais sur les 80 points de vente qu’Esmond Martin et Lucy Vigne ont visités, seuls huit avaient des cartes d’identité pour l’ivoire obligatoires sur l’affichage.

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« Peut-être les deux tiers de tout l’ivoire vendu aujourd’hui dans le sud de la Chine sont illégaux parce qu’elle n’a pas d’identité appropriée, » a déclaré M. Martin, qui surveille la vente d’ivoire d’éléphant et de la corne de rhinocéros dans le monde.

La demande chinoise pour l’ivoire est en croissance suivant la nouvelle classe moyenne qui consomme toujours de plus en plus.

« Quand je suis allé en Chine en 1985, 99 pour cent de l’ivoire vendu était vendu à des étrangers. Maintenant, de loin, la majorité de l’ivoire qui est vendue dans le sud de la Chine est achetée par des Chinois parce que les Chinois aiment l’ivoire, et ils sont désormais suffisamment riches pour en acquérir »

M. Martin a affirmé s’inquiéter par la façon dont la demande non réglementée en Chine conduit directement à la hausse des prix de l’ivoire et alimente le braconnage des troupeaux d’éléphants en Afrique.

« Maintenant le prix tourne autour de 750 $ le kilo et le prix de 300 $, 400 $ des quelques années passées explique le nouvel incitatif des braconniers et des commerçants africains pour aller tuer des éléphants. »

Le problème ne s’arrête pas seulement aux éléphants.  Des gens sont tués en essayant de tuer des éléphants, les agents du gouvernement sont tués par des braconniers, ce commerce encourage la corruption en Afrique et les gens sont corrompus ou encore supprimés afin d’exporter de la marchandise hors Afrique et d’importer en Chine.

Un rapport publié par la CITES à Genève la semaine dernière affirme que le plus haut niveau de braconnage d’éléphants depuis 2002 a été enregistré en 2010. La situation en Afrique centrale est la plus préoccupante. Les responsables de la CITES ont annoncé la création d’un fonds de 100 millions de dollars pour améliorer l’application des lois et assurer la survie à long terme des populations d’éléphants.

Quant à la Chine, il doit faire partie intégrante de la solution selon M. Martin. « Si les autorités chinoises et les négociants peuvent renforcer les contrôles et l’application des lois, ils peuvent réduire le commerce illégal de l’ivoire en terre Chinoise ».

Seulement hier à Hong Kong 2 tonnes d’ivoire ont été saisies. Cet ivoire issu du braconnage provenait de la Malaysie et représentait une valeur marchande de 1.7 million de dollars. La nation d’Asie du Sud est de plus en plus utilisée comme pays de transit pour l’ivoire africain.

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