Jacob Zuma président de l'Afrique du Sud et Julius Malema chef de jeunes de l'ANC

Julius Malema, chef de jeunes de l’ANC défend le président Jacob Zuma et est condamné pour propos haineux

Jacob Zuma président de l'Afrique du Sud et Julius Malema chef de jeunes de l'ANC

Jacob Zuma président de l'Afrique du Sud et Julius Malema chef de jeunes de l'ANC

Les déboires juridiques du président de la Ligue de la jeunesse de l’ANC Julius Malema se poursuivent. Récemment, il a été accusé d’avoir entonné un chant contre l’apartheid appelant à « tuer les Boers », les fermiers blancs descendants des premiers colons européens. De nouvelles accusations, cette fois pour « discours haineux » ont été déposées contre lui, lundi 15 mars 2010. Quelques heures après, le tribunal le reconnait coupable d’incitation à la haine discréditant les femmes.

Julius Malema, qui avait notamment prétendu en 2008 être « prêt à tuer » pour défendre Jacob Zuma, a effectivement déclaré que la plaignante dans le procès pour viol (6 décembre 2005) du président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma avait passé « du bon temps ». Le tribunal estime que les propos de l’accusé (…) étaient de nature haineuse », a estimé la juge Colleen Collis, en le condamnant à s’excuser publiquement et à payer 50.000 rands à un centre d’aide aux femmes battues.

Jacob Zuma, né le 12 avril 1942 à Nkandla dans la province du Natal, en Afrique du Sud , est président de la République depuis le 9 mai 2009. Il passa toute son enfance entre le Zoulouland, où il garde les vaches, et les banlieues de la ville de Durban. Son père, policier, est mort en 1945 alors qu’il n’a pas trois ans. Sa mère est femme de ménage chez des blancs.

Chrétien, zoulou, polygame, ancien cadre de la lutte antiapartheid emprisonné durant dix ans à Robben Islande, au large du Cap, Jacob Zuma est très populaire auprès des militants de l’ANC.
En 1991, Zuma est élu vice-secrétaire général de l’ANC à la demande de Nelson Mandela. Il s’occupe alors du retour des exilés et des combattants et gagne la reconnaissance de ses concitoyens en devenant, en 1994, le principal artisan de la paix au Natal, en mettant fin aux affrontements ethniques et fratricides entre l’ANC et les Zoulous de l’Inkatha Freedom Party de Mangosuthu Buthelezi (IFP).

Le 6 décembre 2005, Jacob Zuma est inculpé pour le viol d’une jeune femme séropositive de trente-et-un ans par le tribunal de Johannesburg. Lors du procès, ses approximations et contre-vérités à la barre sur le mode de transmission du virus du sida font scandale. Il a expliqué avoir pris une douche après l’acte sexuel pour minimiser les risques d’infection .

Jacob Zuma est finalement acquitté de l’accusation de viol le 8 mai 2006. Lors de la lecture de la sentence, le juge Van der Merwe dressa un portrait très sévère de la plaignante ainsi que des policiers qui avaient mené l’enquête, estimant qu’une relation sexuelle consentante avait eu lieu entre la plaignante et l’accusé. Il n’en a pas moins réprimandé Jacob Zuma pour son comportement sexuel, jugeant qu’il était « totalement inacceptable » qu’un homme ait des relations sexuelles non protégées « avec une personne dont il sait qu’elle est séropositive ».

À la sortie du tribunal, l’ancien vice-président sud-africain entama un chant de libération zoulou, Mshiniwami (« Rendez-moi ma mitraillette »).À la suite du jugement, l’ANC décide de restituer à Jacob Zuma son poste de vice-président du parti.

La culture zoulou autorisant la polygamie, Jacob Zuma a eu entre trois et six épouses dont deux officielles. Il est aussi considéré être le père biologique de 14 à 17 enfants issus de onze compagnes différentes. Marié officiellement à Sizakele Khumalo depuis 1973, Nkosazana Dlamini-Zuma, sa seconde épouse, l’a quitté après quelques années de mariage en 1997. Proche de Thabo Mbeki, celle-ci est ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud depuis 1999.
Sa troisième épouse, Kate Mantsho, s’est suicidée par surdose de somnifères en 2000 en laissant une lettre d’adieu dans laquelle elle évoquait les « vingt-quatre années d’enfer » de son couple.
En mai 2008, le Time le classe huitième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde. Après une nouvelle victoire nationale de l’ANC le 20 avril 2009, il est élu président de la République le 9 mai 2009 et forme le gouvernement.

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