Jomo Kenyatta (né à Nairobi le 20 octobre 1894 et mort à Mombasa le 22 août 1978) est considéré comme le père de la nation kényane. Jomo Kenyatta est mort à Mombasa de causes naturelles attribuables à la vieillesse.

Jomo Kenyatta, le javelot flamboyant du Kenya

Jomo Kenyatta (né à Nairobi le 20 octobre 1894  et mort à Mombasa le 22 août  1978) est considéré comme le père de la nation kényane. Jomo Kenyatta est mort à Mombasa de causes naturelles attribuables à la vieillesse.

Kamau wa Ngengi baptisé John Peter Kamau avant d’être appelé Johnstone Kamau et d’être connu à partir de 1938 sous le nom de Jomo Kenyatta (né à Nairobi le 20 octobre 1894 et mort à Mombasa le 22 août 1978) est un homme politique kényan d’origine kikuyu. Premier ministre du Kenya de 1963 à 1964 puis président de la République (1964-1978), il est considéré comme le père de la nation kényane.

Kamau wa Ngengi est né dans une famille kikuyu dans le village de Ngenda, Gatundu, dans la colonie britannique d’Afrique orientale (le Kenya). Après la mort de ses parents, il est élevé par son oncle et son grand-père et éduqué par les missionnaires chrétiens de l’église d’Écosse qui le convertissent au christianisme en 1914 et le baptisent John Peter Kamau, nom qu’il modifiera plus tard en Johnstone Kamau.

Il s’installe alors à Nairobi puis travaille comme clerc à Narok durant la Première Guerre mondiale.

En 1920, il épouse Grasse Wahu et travaille pour le service des eaux de la ville de Nairobi. En novembre 1920 naît son fils Peter Muigai.

En 1924, Johnstone Kamau commence une carrière politique en rejoignant l’association centrale des Kikuyu (KCA) puis en 1928 commence une carrière d’éditorialiste au quotidien Muigwithania. En 1929, le KCA l’envoie à Londres pour défendre les intérêts fonciers des Kikuyu. Il y écrit plusieurs articles dans les journaux britanniques puis travaille à partir de 1931 pour le Woodbrooke Quaker College de Birmingham.

En 1932 et 1933, aidé financièrement par George Padmore, un riche militant communiste de Trinidad, il quitte la Grande-Bretagne pour s’installer à Moscou où il étudie l’économie à l’école du Komintern. Quand Padmore tombe en disgrâce à Moscou et est contraint de quitter l’URSS, Kenyatta est obligé d’interrompre ses études et de revenir à Londres.

En 1934, il poursuit ses études à l’université de Londres et étudie l’anthropologie sociale à la London School of Economics. Il continue durant toute cette période de défendre les intérêts fonciers des Kikuyus. Il publie sa thèse en 1938 intitulé Au pied du mont Kenya sous son nouveau pseudonyme, Jomo Kenyatta.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille dans une ferme du Sussex pour éviter la conscription et l’enrôlement dans l’armée britannique.

Il épouse en secondes noces une Britannique qui lui donne un fils, Peter Magana en 1943.

En 1945, avec d’autres personnalités nationalistes africains, tels que Kwame Nkrumah du Ghana, Kenyatta a aidé à organiser le cinquième congrès panafricain tenu en Grande-Bretagne.

En 1946, il quitte son épouse et revient au Kenya où il devient le secrétaire général de la Kenya African National Union qui militait pour l’indépendance du Kenya.

En 1947, il a été élu président de l’Union africaine du Kenya (UAE). Il a commencé à recevoir des menaces de mort par des colons blancs après son élection.

De 1948 à 1951, il fait des tournées et des conférences à travers le pays condamnant l’oisiveté, le vol qualifié, exhortant à travailler dur tout en faisant campagne pour le retour des terres données aux colons blancs et créer d’indépendance du pays dans trois ans.

Sa femme, Grasse Wanjiku, est morte en couches en 1950 en donnant naissance à sa fille de Jane Wambui.

Kenyatta a été arrêté en octobre 1952 et mis en accusation avec cinq autres sur les accusations de « gérer et d’être un membre de l’organisation des Mau-Mau ». Les accusés ont été connus sous le nom « Kapenguria Six».


Il est incarcéré avec son collègue Daniel Arap Moi par les Britanniques. Plus tard Daniel Arap Moi succèdera a Kenyatta et deviendra le 2e president du Kenya.

Le mouvement militant africain Mau Mau date des années 1950; ce groupe rebelle radical anti-coloniale agissait au nom du peuple Kikuyu opprimé par l’empire britannique au Kenya. En octobre 1952, après une campagne de sabotages et d’assassinats imputée à des terroristes Mau Mau, la colonie anglaise déclare un état d’urgence et organise des opérations militaires à l’encontre des rebelles.

Le procès a duré cinq mois: il s’es avéré que Rawson Macharia, le principal témoin à charge, s’est parjuré. Et le juge a qui on avait accordé une pension anormalement élevé, et qui maintenait secretement des contacts avec le gouverneur coloniale du Kenya d’époque Evelyn Baring pendant le procès – était ouvertement hostile à la cause des défendeurs.

Le tribunal a condamné Kenyatta, le 8 avril 1953 à sept ans de prison avec travaux forcés. L’appel a été refusé par le Conseil privé britannique en 1954.

Kenyatta est resté en prison jusqu’en 1959, après quoi il a été détenu dans Lodwar, une région reculée du Kenya.

Le 14 Aout 1961, il a été libéré et emmené à Gatundu. Il fut accueillit en héros.

La statut de Jomo Kenyatta devant la Haute Cour du Kenya à Nairobi

La statut de Jomo Kenyatta devant la Haute Cour du Kenya à Nairobi

Le 12 décembre 1963 Kenyatta fut élu Premier ministre du Kenya indépendant, puis 1er président de la République, un an plus tard, le 12 décembre 1964 jusqu’en 1978, date de sa mort.

Kenyatta promulgua la devise nationale Haraambee (« En avant ! » en kiswahili) symbole de la lutte victorieuse contre la colonisation et pour le rassemblement des différentes ethnies.

Son nom signifie javelot flamboyant du Kenya.

Une de ces citations relatant les activités de l’empire colonial Britannique est restée célèbre : « Ils avaient la Bible et nous la terre. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés. Quand nous les avons ouverts, nous avions la Bible et eux la terre »

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