Jean-Claude Duvalier est de retour en Haiti

L’ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, chassé du pouvoir par une révolte populaire dans les années 1980, est de retour en Haïti.

Il aurait pris ‘un vol d’Air France en direction de Port-au-Prince d’après le diplomate qui a requis l’anonymat.

Dix jours après le renversement de Jean-Claude Duvalier, le 17 février 1986, le drapeau national historique fut réhabilité officiellement et confirmé par la constitution de 1987 plébiscitée lors du référendum du 29 mars 1987.

L’avion  a atterrit dans la capitale haïtiennevers 17 heures 30 (2230 GMT).

L’ex-dictateur de 59 ans, connu sous le nom de « Bébé Doc », a vécu en exil en France depuis près de 25 ans.

Le retour inattendu de M. Duvalier en Haïti marque le premier anniversaire du tremblement de terre dévastateur qui a tué environ 300 000 personnes, et que la nation des Grandes Antilles est embourbé dans une impasse politique après des élections contestées.

Jean-Claude Duvalier, qui a dirigé Haïti de 1971 à 1986, avait demandé lors d’une interview à la radio haïtienne en 2007 pour « le pardon du peuple haïtien pour les erreurs commises lors de son régime ».

Le président sortant, René Préval, dont le mandat expire dans trois semaines, a dit que s’il y avait pardon, il y aurait aussi justice.L’ancien dictateur est accusé de corruption pendant ses années au pouvoir.

À 19 ans, Bébé Doc devenait ainsi le plus jeune chef d’État au monde. Son règne fut marqué dans les premières années par une volonté de détente et d’apaisement, « Baby Doc » donnant quelques gages de bonne volonté démocratique. Il rétablit les relations du pays avec les États-Unis et la République dominicaine et son mandat vit la reprise de l’aide internationale à destination d’Haïti.

Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc » ou « Bébé Doc », né le 3 juillet 1951  à Port-au-Prince, fut président dictateur d'Haïti de 1971 à 1986 après le décès de son père, François Duvalier, dit « Papa Doc ».

Jean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc » ou « Bébé Doc », né le 3 juillet 1951 à Port-au-Prince, fut président dictateur d’Haïti de 1971 à 1986 après le décès de son père, François Duvalier, dit « Papa Doc ».

Mais dès la fin des années 1970, il revint à des méthodes de gouvernement plus répressives, et bâillonna à nouveau la presse. Le 27 mai 1980, il se maria avec Michèle Bennett Pasquet, une jeune mulâtresse de la haute bourgeoise haïtienne, qui lui donnera deux enfants. En 1985, sous les pressions de la communauté internationale, via la Constitution adoptée en cette même année au moyen d’un référendum, il institua le poste de premier ministre.

En juin 1985, l’Assemblée législative haïtienne adopta à l’unanimité une nouvelle loi exigeant que chaque parti politique reconnaisse le président à vie, Jean-Claude Duvalier, comme l’arbitre suprême de la nation, déclarant hors-la-loi les démocrates-chrétiens et accordant au gouvernement le pouvoir de suspendre sans motif les droits de tout parti.  Il donna aussi au président (lui-même) le droit de nommer son successeur.

En février 1986, sa politique et les difficultés économiques du pays le forcèrent à prendre la fuite face à une insurrection populaire. À bord d’un avion de l’US Air Force, il quitta l’île pour s’établir en France sans n’avoir jamais obtenu officiellement l’asile politique. Il s’exila avec une fortune évaluée à 900 millions de dollars extraite des caisses de l’État haïtien, soit une somme alors supérieure à la dette externe du pays. Malgré les demandes répétées, il ne fut jamais livré à la justice de son pays. La famille Duvalier avait pourtant détourné à son profit 80 % de l’aide économique versée à Haïti, mais constituait en ce temps une précieuse alliée pour ses amis occidentaux dans la lutte contre le « péril communiste ».

Malgré tout, sa rentré tout, haïtienne fut réussi. De nombreuses personnes photographiaient la scène historique. L’ex-dictateur portant un costume sombre et une cravate bleue fut accueilli dans les applaudissements par ceux et celles qui se souviennent d’une autre époque. Par contre, on pouvait entendre certaines personnes crier le nom d’un autre ex-président, Jean-Bertrand Aristide.

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