Jean Félix Tchivaya, Fulbert Youlou et Jacques Opangault

Félix Tchicaya, Jacques Opangault, Fulbert Youlou: Trois Hommes de Grandeur Indélébile dans l’histoire politique du Congo

Du 15 aout 1960 au 15 aout 2019, cela fait 59ans que la République du Congo, ancien Moyen Congo sous l’époque coloniale française, accéda à la souveraineté internationale. À l’occasion de cet illustre anniversaire, il est important de revisiter notre histoire politique avec les trois grandes figures, précurseurs de cette histoire, confondue avec leurs histoires personnelles respectives. En effet, l’histoire politique du Congo débute en octobre 1945, avec trois figures de proue à savoir : Tchicaya, Opangault, Youlou qui constituent le trio de la fine fleur de la nomenklatura congolaise de l’époque dont leurs ombres planent encore dans la mémoire collective de nos jours et leurs actions gravées à jamais dans l’histoire politique du Congo.

Jean Félix Tchivaya, Fulbert Youlou et Jacques Opangault

Jean Félix Tchivaya, Fulbert Youlou et Jacques Opangault

« Ignorer lhistoire de son pays, cest rester enfant, car les vrais hommes de la société sont ceux qui ont le profond respect du passé » disait le penseur français Renaud. C’est pour dire qu’un homme responsable, digne de ce nom, doit pouvoir toujours rendre un hommage mérité aux illustres personnalités politiques ou autres qui ont marqué l’histoire de son pays, car ce sont eux qui ont balisé sa voie du présent et lui servent de modèles et guides.

En effet, l’année 1945, marque un tournant décisif dans l’histoire générale du Moyen-Congo, car c’est l’année où se crée deux grands partis politiques à savoir le PPC (Parti Progressiste Congolais) de Félix Tchicaya avec pour logo la Panthère, et le MSA (Mouvement Socialiste Africain) de Jacques Opangault avec pour logo le Coq. Les deux hommes furent les premiers hommes politiques du Congo. Tchicaya fut instituteur et ancien tirailleur de la 2e guerre mondiale. Son entrée en politique coïncide avec la période où les colonies françaises jouissaient d’un droit de représentativité à l’assemblée métropolitaine en France (l’union française).C’est ainsi qu’il fut élu député du Moyen-Congo et du Gabon le 25 octobre 1945 en battant le MSA d’Opangault. Tchicaya a milité pour la citoyenneté française de tous ses citoyens et fut l’homme de tous les citoyens, en remportant les élections à l’Assemblée Territoriale de 1947, aux Législatives de 1951, aux Assemblées du Groupe et locales de 1952 et de janvier 1956.

Cette dernière élection vit Tchicaya affronter non seulement Opangault, mais aussi Youlou. Celui-ci sortit avec 27,6 % de voix, contre 29,1 % de voix d’Opangault et  30 % de voix pour Tchicaya qui en sortit vainqueur. L’abbé Youlou, ne se découragea pas de ce résultat et fonda le 27 mai 1956, son parti l’UDDIA (Union Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains) avec pour emblème le caïman. Ce dernier, après ses échecs aux élections territoriales de 1947 (1ers pas en politiques), et législatives de janvier 1956; remporta les élections municipales du 26 novembre 1956, et l’abbé Youlou devint le premier maire Noir de la ville de Brazzaville. Stéphane Tchitchelle le devint à Pointe-Noire, et Pierre Gourra lui aussi le devint à Dolisie; puisqu’ils furent eux aussi membres de ce parti. Après la loi Gaston Defferre de juin 1956 qui donna de larges pouvoirs aux colonies en mars 1957, des élections furent organisées au Congo à l’assemblée territoriale du Moyen-Congo pour élire un conseil du gouvernement. Opangault les remporta par l’écart d’une voix avec l’UDDIA. Opangault devint vice président du conseil du gouvernement et Youlou, ministre de l’Agriculture et de l’élevage. En novembre 1958, Youlou devint 1er ministre, la suite nous la connaissions avec l’émeute de février 1959. En décembre 1961, Tchicaya mourut à Pointe Noire, malgré des antécédents qu’il avait avec Youlou, ce dernier organisera des obsèques nationales pour le doyen Tchicaya.

Ces trois hommes eurent une grandeur indélébile dans la politique congolaise, parce que Tchicaya eut le sens de ramener le Congolais au rang de citoyen « français » avec son mieux-être,    lui, eut le sens de la paix et de la réconciliation, comme le témoigne l’Unité Nationale  que ce dernier a fait avec Youlou en circulant  tout le pays d’abord et ensuite pour parapher les accords d’indépendance du 12 juillet 1960 à Brazzaville, en devenant aussi son vice-président jusqu’à sa chute. Youlou eut la vision du développement du pays et du grand rassembleur et toujours à l’écoute du peuple comme le témoigne sa démission du 15 aout 1963, sans résistance.

En somme, il sied de dire qu’à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance, il est important que ces trois hommes politiques congolais, nous inspirent de leurs parcours, pour continuer à tracer le chemin de développement national du Congo, qu’ils avaient commencé en « oubliant tout ce qui nous divise » comme le dit notre hymne national du Congo Brazzaville.

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