Une centaine d'observateurs de l'UE ont visité 789 sur 17 983 bureaux de vote

Exercice démocratique calme, mais négligé dans l’après-guerre au Mali

Les élections marquent les dernières étapes du redressement du Mali après que la nation ouest-africaine a été plongée dans le chaos par un coup d’État militaire en mars de l’année dernière, et finalise un processus entamé avec l’élection du président Ibrahim Boubacar Keita le 11 août 2013.

Une centaine d'observateurs de l'UE ont visité 789 sur 17 983 bureaux de vote

Une centaine d’observateurs de l’UE ont visité 789 sur 17 983 bureaux de vote

6,7 millions de Maliens étaient admissibles à voter pour une nouvelle assemblée nationale de 147 membres, mais le taux de participation a pâli par rapport à l’élection présidentielle, dans laquelle 50 pour cent des électeurs ont voté. Selon des organismes de bienfaisance qui a déployé 3700 observateurs, la participation à l’activité démocratique pourrait être « moins de 30 pour cent ».

L’Union européenne a annoncé que les élections législatives maliennes avaient confondu les craintes sur d’éventuelles violences islamistes et ont été un succès en dépit des protestations dans le nord et un modeste taux de participation.

Environ 100 partisans de partis séparatistes ont organisé un mars dans le centre poussiéreux de Kidal pour protester contre les élections, mais ont été empêchés d’entrer dans les bureaux de vote par les membres de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, ont indiqué des habitants.

Certains électeurs ont été empêchés de prendre part au vote par des manifestants touaregs séparatistes dans une ville du nord d’environ 14.000 personnes. Il y avait des manifestations dans le bastion rebelle du nord de Kidal et on rapporte des vols d’urnes par des hommes armés. C’est dans cette ville située à 350 km au nord de Gao, la plus grande ville dans le nord du Mali, qu’environ 45 combattants d’AQMI et d’Ansar Dine ont été tués lors du raid français en février 2013. Quant à Gao, elle a été la cible d’une attaque à la roquette jeudi par des islamistes présumés.

Une centaine d’observateurs de l’UE ont visité 789 sur 17 983 bureaux de vote et les rapports stipulent que le vote s’est bien passé dans la quasi-totalité d’entre eux. Et ce, malgré les craintes que les militants liés à Al-Qaïda chassés des villes du nord du Mali par une opération militaire dirigée par les Français utilisent l’élection de lancer de violentes représailles.

Louis Michel, observateur de l’élection envoyé de l’Europe soutient la réussite de l’organisation des élections, notamment en ce qui concerne la logistique, les conditions matérielles et humaines qui a prévalu durant les opérations du vote populaire.

M. Michel a déclaré que l’élection s’est déroulée pacifiquement, malgré quelques incidents à petite échelle dans le nord, qui ne sont pas susceptibles de mettre en péril l’intégrité du vote. Le ministère de la Justice a déclaré dans un communiqué que les fauteurs de troubles seraient recherchés sur tout le territoire national et punis.

La France a plus de 2 000 troupes stationnées au Mali, mais vise à réduire sa présence militaire à 1 000 d’ici février 2014, car il remet les responsabilités de sécurité à l’armée malienne et la force onusienne.

Le ministère de l’Administration territoriale, l’un des organismes chargés d’organiser les élections, a spéculé que les premières tendances du vote pourraient être connues dès lundi. Un second tour aura lieu le 15 décembre si aucune partie n’est en mesure de former un gouvernement.

La CEDEAO, un regroupement de 15 pays ouest-africains et 25e puissance économique mondiale,  a également noté faible taux de participation. Il avance qu’environ un dixième des électeurs avait votés en milieu de journée à deux bureaux de vote visités par les observateurs à Bamako et que le taux était s’était hissé à seulement 16,5 pour cent à la clôture dans un autre bureau.

Malgré un certain mécontentement dans le sud du Mali et avec ses tentatives d’amener la paix avec les rebelles séparatistes touaregs du nord, Le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti de Keita devrait remporter confortablement l’élection .

Universellement connu par ses initiales IBK, Ibrahim Boubacar Keïta a balayé le tour de la présidentielle 11 août 2013, avec 77.6 % des voix.

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