Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

Esclavage en Libye : Tout le monde le savait

En plus de redorer le blason du réseau CNN, déclaré « fake news » par Trump, les images choque émises sur le canal d’information américain le mois dernier témoignent de la situation extrême des Noirs en Libye.

Le rapport de CNN note qu’au moins 150 000 personnes ont essayé de traverser la mer Méditerranée depuis la Libye au cours des trois dernières années. Au moins 3.000 réfugiés ont payé le prix suprême en essayant de faire la traversée dangereuse. Depuis des décennies, les dirigeants européens ont donné priorité au parcage en Libye du flux de migrants vers l’Europe et maintenant ont donc poussé des milliers de personnes dans les mains des trafiquants d’esclaves. L’indignation exprimée de leurs parts est vaine, sans consistance.

Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

Des rapports indiquent que des Africains sont vendus et revendus pour environ 400 $ en Libye.

On ne devrait pas se laisser berner par ce factice « besoin d’agir » ponctuel des puissances qui ont mis le pays d’Afrique du Nord au bord du gouffre alors qu’ils ne font absolument rien dans les faits pour sauver ces centaines de milliers de vies en péril.

Ils étaient pourtant prompts à éliminer le colonel Mouammar Kadhafi, baignant dans un océan de pétrole,  pour prétendument défendre le peuple contre un prétendu tyran.  Un tyran qui désirait, quelque temps avant son assassinat par l’OTAN qui piétinait l’Union africaine,  faire respecter les inépuisables ressources africaines sur les marchés mondiaux, faire payer l’or noir au prix de l’or jaune, au lieu d’un dollar américain imprimé sur un papier sans fondement.

Où était l’indignation occidentale lorsqu’en avril 2017, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rendu compte des victimes de l’esclavage libyen? Que faisaient-ils lorsque dès 2011, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés craignait pour la sécurité des Noirs en Libye et jusqu’en mars 2016, Reuters avertissait que « La Libye est devenue un marché de trafiquants où les gens sont achetés et vendus quotidiennement ». Eh bien, avec Kadhafi éliminé et le pétrole libyen coulant à flot, ils étouffaient l’affaire. Suivant leurs politiques, ils préféraient les migrants Noirs torturés, estropiés, noyés, violés, morts en Libye que de les voir sollicitant asile sur leurs pudiques frontières tandis que leurs actions ont créé cette situation horrible.

Les gouvernements européens investissent déjà des dizaines de millions d’euros dans des mesures antimigratoires en Afrique. Tout pour décourager le migrant, même s’il doit en payer de sa vie.

Si ces centaines de milliers de vies en périls ne réveilleront aucunement les canons de l’OTAN (quelques tas de minéraux auraient surement suffi), l’Union européenne et l’Union africaine ont conjointement annoncé une action policière pour libérer les esclaves de Libye. Aucune troupe occidentale ne sera déployée.

Le moment du choc apparent est passé. Les dirigeants nationaux africains subsahariens doivent exiger le respect tant économique que de leurs populations. Les migrants libyens proviennent du Mali, alors que le pays est un des plus importants producteurs d’arachides au monde, 2e producteur de coton en Afrique, 3e exportateur d’or d’Afrique; du Niger alors qu’il possède la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique, 2e au monde; du Nigeria, un des dix plus gros producteurs de pétrole au monde.

S’ils pensent trouver d’ indispensables alliés dans de lointaines nations, des nations apathiques qui les dépouillent froidement et fournissent la verge aux bourreaux, ils n’ont qu’à revoir leurs politiques extérieures. Ils finiront bien par se rendre compte, qui est réellement indispensable dans ces partenariats économiques malhonnêtes qui laissent de maigres revenus à celui qui possède la ressource. Les simples mots de condamnation ne suffisent plus. Talk is cheap.

À l’heure actuelle, l’OIM estime qu’entre 400 000 et un million de migrants qui ont trouvé leur chemin vers la Libye se trouvaient dans les centres de détention de ce pays. Et de ces centres de détention, ont germé tous les rapports désobligeants de vol, de viol et de meurtre de migrants Noirs.

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