Dieudonné lui-même se présente comme « antisioniste » et « antisystème ». Malgré les polémiques qui l'entourent, il continue d'être soutenu par un public hétéroclite important.

Dieudonné interdit au Royaume-Uni

Dieudonné, l’humoriste français controversé a été interdit d’entrée au Royaume-Uni. M. Dieudonné M’bala M’bala voulait se rendre à Londres pour soutenir Nicolas Anelka, un footballeur français qui évolue dans un club anglais.

Dieudonné lui-même se présente comme « antisioniste » et « antisystème ». Malgré les polémiques qui l'entourent, il continue d'être soutenu par un public hétéroclite important.

Dieudonné lui-même se présente comme « antisioniste » et « antisystème ». Malgré les polémiques qui l’entourent, il continue d’être soutenu par un public hétéroclite important.

Le Nicolas Anelka qui s’est converti à l’islam en 2004,  inscrit un doublé et célèbre son premier but de la saison avec son nouveau club en faisant une « quenelle », en référence au geste popularisé par l’humoriste politisé Dieudonné. Il est félicité par celui-ci, mais condamné par plusieurs.

Anelka a nié toute accusation d’avoir posé un geste antisémite et a demandé une audience personnelle. Sur son compte Twitter, il explique que sa signification est « antisystème. Je ne sais pas ce que le mot religion vient faire dans cette histoire. […] Bien sûr, je ne suis ni antisémite ni raciste et j’assume totalement mon geste ».

Dieudonné définit sa « quenelle » comme étant une sorte de bras d’honneur au système.

Un porte-parole du Ministère de l’Intérieur britannique a déclaré : « Nous pouvons confirmer que M. Dieudonné est l’objet d’une mesure d’exclusion. »

C’est dans les années 90 que le comique débuta en duo avec son partenaire et ami du temps Élie Sémoun, un humoriste aux origines juives marocaines. À ses débuts il s’en prend au racisme, la colonisation et la religion. Puis, il se focalise tranquillement sur le cas des Juifs. Il dénonce puis finit par perdre toute inhibition.

Dieudonné, qui a été poursuivi pour incitation à la haine raciale de par ces blagues et commentaires qui débordent vers l’antisémitisme. Partout où il se déplace, il fait couler beaucoup d’encre. En Belgique ses spectacles sont interdits à répétition pour cause d’incitation à la haine raciale, car estimés contraires aux lois belges sur ce point. Un spectacle fut même interrompu par la police à Bruxelles en mai 2012. Quelques jours plus tard, au Théâtre Corona à Montréal une annulation survient après une intervention du Centre consultatif des relations juives et israéliennes de Montréal.

Homme de scène de grand talent, il a toujours su capter l’attention. Bien avant toutes ces censures et marginalisations, Dieudonné triomphait dans plusieurs salles à travers la planète, faisant rire aux éclats au Festival Juste Pour Rire sur l’absurdité quotidienne. Et malgré tout ces arrêts et interdictions, contre vents et marées, Dieudonné a toujours un imposant public.

Dieudonné provoque le choc en s’attaquant au sionisme. Un sujet que très, très, très peu ose abordé, même avec un excellent avocat.  Politiques, hommes d’affaires, artistes, tous évitent le sujet chaud. Se définissant publiquement antisioniste, il pointe du doigt les colonies juives de l’État religieux d’Israël. Une bonne partie des Juifs ne rient plus.

Certains courants tentent d’engluer l’antisionisme à l’antisémitisme dans le but d’éteindre le débat. Selon Noam Chomsky, professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology, il existe depuis longtemps des tentatives d’assimilation des deux termes « dans le but d’exploiter les sentiments antiracistes à des fins politiques » il poursuit « une position qui est intellectuellement et moralement déshonorante ». Yakov Rabkin un professeur d’histoire des sciences à l’Université de Montréal, russe, juif et antisioniste, conclue de façon similaire : « Les accusations qui font l’amalgame entre l’antisionisme et l’antisémitisme sont, en outre, cyniques […]».

L’ONU a fait de 2014 l'Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien, une occasion de redoubler d'efforts pour réaliser la solution à deux États, Israël et Palestine. Selon Jan Eliassson, Vice- Secrétaire général de l'ONU, il s'agit d'édifier un État de Palestine indépendant, viable et souverain, vivant côte à côte et dans la paix, avec un État d'Israël en sécurité où chaque partie reconnaît les droits légitimes de l'autre.

L’ONU a fait de 2014 l’Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien, une occasion de redoubler d’efforts pour réaliser la solution à deux États, Israël et Palestine. Selon Jan Eliassson, Vice- Secrétaire général de l’ONU, il s’agit d’édifier un État de Palestine indépendant, viable et souverain, vivant côte à côte et dans la paix, avec un État d’Israël en sécurité où chaque partie reconnaît les droits légitimes de l’autre.

Ces colonies sont officiellement illégales selon l’ONU. Année après année, l’état religieux s’enfonce dans l’abus avec de nouvelles constructions, de nouveaux déplacements, refusant par ce fait une continuité territoriale aux Palestiniens, étouffant tout un peuple. L’ONU considère toujours la bande de Gaza sous occupation israélienne; le Conseil des droits de l’Homme tient Israël pour « responsable de ses actes en ce qui concerne Gaza au regard du droit international humanitaire et des droits de l’homme. »

La Palestine, seul membre non africain de l’Union africaine, est aujourd’hui sous un régime d’apartheid. L’apartheid est ainsi défini : « Un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur n’importe quel autre groupe racial. Les crimes d’apartheid énumérés sont le meurtre, l’esclavage, la privation de liberté physique, la réinstallation forcée, la violence sexuelle, persécution individuelle et collective. »

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés, James W. Rawley, a exprimé vendredi 31 janvier 2014, sa préoccupation concernant la démolition par les autorités israéliennes de 36 bâtiments palestiniens dans le village d’Ein al Hilwe, dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie, et le déplacement des 66 habitants de ces maisons, dont 36 enfants. Ces activités privent les Palestiniens d’un toit et des services de base, et elles sont contraires au droit international. Selon l’ONU, «  Les agences humanitaires fournissent une assistance d’urgence aux familles qui sont actuellement sans toit et qui ont été privées de leurs moyens de subsistance, malgré les difficultés qui résultent des restrictions imposées par les autorités israéliennes, notamment concernant la liberté de mouvement. A plusieurs reprises, les fournitures humanitaires ont été saisies, confisquées ou détruites par les Israéliens. » Dans cette zone, le nombre de démolitions a plus que doublé au cours de l’année passée.

Nelson Mandela lui-même, jusqu’au bout de ses dernières forces se positionnait contre le projet sioniste au détriment des Palestiniens.

Tout ceci n’excuse en rien Dieudonné pour ses propos incendiaires. Cela ouvre toutefois un débat que personne, qu’aucun leader important ne veut entendre ni entreprendre pour une raison x. A chaque fois que l’on entend Dieudonné, cette tragédie humaine qui se déroule présentement est par de fait évoquée.

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