Maite Emily Nkoana-Mashabane est ministre des Relations internationales et de la Coopération d'Afrique du Sud depuis mai 2009, succédant alors à Nkosazana Dlamini-Zuma. Elle est aussi membre du comité national exécutif du Congrès national africain (ANC).

Après le Burundi, l’Afrique du Sud quitte la Cour pénale internationale

La farce a assez duré. L’Afrique du Sud choisit la raison et se prépare à abandonner définitivement la Cour pénale internationale (CPI), une juridiction internationale mandatée pour juger les crimes de guerre, qui ne trouve de bourreaux que parmi les populations noires de ce monde. Seuls les Africains ont été inculpés dans les six cas qui sont en cours ou sont sur le point de débuter, bien que des enquêtes préliminaires de la CPI ont été ouvertes ailleurs dans le monde.

Maite Emily Nkoana-Mashabane est ministre des Relations internationales et de la Coopération d'Afrique du Sud depuis mai 2009, succédant alors à Nkosazana Dlamini-Zuma. Elle est aussi membre du comité national exécutif du Congrès national africain (ANC).

Maite Emily Nkoana-Mashabane est ministre des Relations internationales et de la Coopération d’Afrique du Sud depuis mai 2009, succédant alors à Nkosazana Dlamini-Zuma. Elle est aussi membre du comité national exécutif du Congrès national africain (ANC).

La nouvelle a coulé par Reuters et prendra effet un an après que l’ONU ait été notifiée du retrait du pays de Mandela. L’ONU n’a toujours pas réagi ni confirmé la lettre signée par la Ministre des Relations internationales et de la Coopération d’Afrique du Sud,  Maite Nkoana-Mashabane, membre de l’ANC.

La CPI oblige légalement ses signataires d’arrêter toute personne recherchée par la cour, qui a été créée pour traduire en justice les auteurs de génocide, crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Les pays africains, cependant, disent que le tribunal a uniquement porté son attention sur les leaders du  continent noir.

Dans une lettre publiée sur Twitter, le Ministre de la Justice sud-africaine, Micheal Masutha affirme que l’Afrique du Sud tient à sa mission de préserver la paix sur le continent, mais que dorénavant, elle travaillera conjointement avec l’Union africaine et autres pays africains pour renforcer les organismes continentaux africains afin de parvenir à ce but ultime.

La décision de l’Afrique du Sud de se retirer remonte peut-être à la visite controversée du président soudanais Omar el Béchir en Afrique du Sud l’année dernière pour une réunion de deux jours des chefs d’État de l’Union africaine. Selon le Statut de Rome, l’Afrique du Sud aurait dû mettre sous verrou le Président soudanais puisqu’il est recherché activement par la CPI pour génocide, accusations que Bashir nie catégoriquement. Depuis lors, cependant, el Bashir a visité un certain nombre d’États membres de la CPI, dont le Malawi, le Kenya, le Tchad et le Congo. Mais cette visite en Afrique du Sud en juin 2015 a fait réagir vivement.

Un autre cas, qui a soulevé la colère parmi les dirigeants africains, fut la poursuite par la CPI contre le Président kenyan Uhuru Kenyatta, le premier chef d’État en exercice à comparaître devant la CPI. Sans preuve compromettante,  la Cour pénale internationale a annoncé, vendredi 5 décembre 2014, l’abandon des charges contre le président du Kenya.

Tandis que l’Occident, par dictateurs interposés, perpétue en Afrique des violences innommables, ils sont encore excluent de toutes sanctions pénales, et ce, malgré d’accablantes preuves, comme celles amenées par le procès d’Hissène Habré reconnu coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavages et enlèvement par un tribunal spécial africain en mai 2016.

« La République d’Afrique du Sud a constaté que ses obligations en ce qui concerne la résolution pacifique des conflits sont parfois incompatibles avec l’interprétation donnée par la Cour pénale internationale », annonce le document.

La semaine dernière, c’est le Burundi qui créa le précédent en devenant le premier pays à quitter la cour aux actions dirigées. Sur les 110 politiciens burundais, 94 ont voté en faveur du plan de retrait, quelques mois après que la CPI ait annoncé qu’elle allait enquêter sur les violences en cours dans pays.

Certains pays se méfient des pouvoirs de la juridiction néerlandaise de La Haye, le voyant comme étant des interférences potentielles. Tous les pays n’ont donc pas ratifié le traité de Rome de 1998, et avant la décision de cette semaine par le Burundi et l’Afrique du Sud, le traité avait 124 États Parties. Les importants pays qui n’ont pas ratifié le traité de la CPI sont les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde, et Israël qui elle, considère que le transfert de population comme étant un crime ne pouvait être accepté.

Maintenant que l’Afrique du Sud, l’un des pays les plus développés un continent, a choisi de quitter cavalièrement la Cour pénale internationale,  dénonçant «la perception d’inégalité et de l’injustice dans les moeurs de la CPI. »,  ont peut naturellement s’attendre de voir d’autres États africains suivre le pas vers une nouvelle autonomie.

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  1. Jean Michel Bessa
    Oct 21, 2016 - 06:15

    Il était temps car ce soit disant tribunal est une mascarade

    Répondre
  2. Nouroulhouda Baroussi
    Oct 21, 2016 - 07:24

    Ils ont raison de quitter cette massacre. les Occidentaux sème la discorde et répondent le sang partout dans le tiers monde et les voient jamais devant ce soit disant cours pénal international.

    Répondre
  3. Diallo Abou Moussa
    Oct 21, 2016 - 04:13

    Le Burundi se retire de la Cour Pénale Internationale CPI à cause de son instrumentalisation ( manque d’indépendance ) sur base de Guerres Humanitaires menées par les occidentaux contre les pays africains. [ http://burundi-agnews.org/sports-and-games/burundi-guerre-humanitaire-retrait-de-la-cpi-par-la-promulgation-de-la-loi-n-114/ ]

    Répondre
  4. Joseph Parfait Jembe Eboa
    Oct 22, 2016 - 01:14
  5. Yves Stanislas Trabi
    Oct 22, 2016 - 02:59
  6. Botaka Elvis
    Oct 22, 2016 - 05:31

    Sage décision , la CPI ne semble être mise en place que pour les africains , les seuls européens étant Milosevic et ses sbires

    Répondre
  7. Inno Dan
    Oct 22, 2016 - 09:00

    Ya que les pays Africains qui sont politiquement indépendants arriveront à suivre le chemin Sud Africain la Françafrique veille aux grains.suivez mon regard

    Répondre
  8. Mabanza Erickson Jeff
    Oct 22, 2016 - 07:19

    C’est un aveu d’échec

    Répondre
  9. Don Billy Gibbs
    Oct 22, 2016 - 08:31

    Ce ne sont que les présidents africains criminels qui massacrent leur peuple qui peuvent fuir la CPI sinon quitter

    Répondre
  10. Manu Jeune Riche
    Oct 23, 2016 - 11:24

    Même si tous les pays africains décident de quitter la CPI , ça ne changera rien. C’est que la mascarade.

    Répondre
  11. Chichi Oupss
    Oct 23, 2016 - 01:31

    Très bien

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  12. Checna Jl
    Oct 23, 2016 - 02:13
  13. Julien Mabiala Bissila
    Oct 23, 2016 - 02:18

    La cours pénal africaine pas internationale. Vladmir Poutine ne passera jamais par là. George Bush après le massacre irakien non plus Sarkozi après le coup d’État en Libye non plus. Ça ne sert à rien

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  14. Max Legoda
    Oct 23, 2016 - 10:24

    Ali va saisir l occase

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