Au cours des célébrations de Pâques, un grand défilé de bandes de rara sous les rythmes de petro et congo, est organisé en Haiti. Les autorités civiles l'organisent afin de promouvoir la culture haïtienne qui est très liée à celle de l'Afrique australe.

Bossale ou Créole

PORT-AU-PRINCE,  – A l’occasion d’une déclaration du candidat à la présidence d’Haïti, Wyclef Jean, star internationale de la musique populaire de son état, une polémique a éclaté en diaspora haïtienne.

Jean-Jacques Dessalines était un dirigeant de la révolte servile d'Haïti et le premier Empereur d'Haïti (1804–1806) sous le nom de Jacques Ier. Il se fait d'abord gouverneur général à vie, puis empereur. Son gouvernement ayant décidé d'entreprendre une réforme agraire au profit des anciens esclaves sans terre, il est assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince, par ses collaborateurs, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer, André Rigaud et Bruno Blanchet.

Jean-Jacques Dessalines était un dirigeant de la révolte servile d’Haïti et le premier Empereur d’Haïti (1804–1806) sous le nom de Jacques Ier. Il se fait d’abord gouverneur général à vie, puis empereur. Son gouvernement ayant décidé d’entreprendre une réforme agraire au profit des anciens esclaves sans terre, il est assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince, par ses collaborateurs, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer, André Rigaud et Bruno Blanchet.

Interrogé par la chaine américaine CNN sur le fait qu’il ne parle même pas bien le créole, voire le français, le candidat répond que la langue française n’a rien fait pour Haïti, si ce n’est encourager la discrimination.
Ce n’est bien sûr pas la langue qui en est responsable que l’usage qu’on a pu faire d’elle jusqu’ici.

Sur ce un monsieur très savant publie un article dans la presse montréalaise (en excellent français, soulignons le) pour appuyer la candidature de Wyclef Jean parce que celui-ci viendrait venger les bossales depuis longtemps tenus dans l’ignorance et l’obscurantisme contre la minorité créole qui profite de toutes les richesses et tient les premiers dans un quasi esclavage.

Dans la terminologie historique, le terme bossale désigne les nègres qui n’étaient pas nés dans la colonie de Saint Domingue mais avaient été transportés d’Afrique; tandis que le contraire serait le créole.

Toussaint Louverture serait un créole, tandis qu’on n’est pas sûr que Dessalines ne soit un bossale.

Cependant le premier problème avec l’article en question est qu’il fait un usage totalement abusif de ces deux termes: bossale et créole.

D’abord parce que le sens que veut leur donner cet article, ils ne l’ont plus depuis longtemps et ont acquis une signification tout à fait nouvelle, un contenu différent.

Notre savant monsieur oublie que le seul usage du terme créole aujourd’hui en Haïti c’est pour désigner la langue que tous les Haïtiens se partagent: le créole.

Et que le créole est aujourd’hui une conquête pour nos intellectuels en particulier et une fierté pour les Haïtiens en général. Et qui a droit de cité aujourd’hui non seulement dans toutes les anciennes colonies de la France (mais aussi de l’Angleterre ou autres) dans plusieurs régions du monde, toute cette galaxie très colorée réunie sous le doux nom de ‘zile’, mais aussi son usage a été officialisé dans de grandes municipalités nord américaines comme Miami et New York.

Joséphine de Beauharnais (Joséphine Bonaparte) est la fille aînée de Joseph-Gaspard de Tascher de La Pagerie (1735-1791), chevalier, seigneur de La Pagerie, et de Rose Claire des Vergers de Sannois (1736-1807), issue d'une famille de riches colons martiniquais. Ils exploitent une plantation de cannes à sucre sur laquelle travaillent plus d'une centaine d'esclaves africains.

Joséphine de Beauharnais (Joséphine Bonaparte) est la fille aînée de Joseph-Gaspard de Tascher de La Pagerie (1735-1791), chevalier, seigneur de La Pagerie, et de Rose Claire des Vergers de Sannois (1736-1807), issue d’une famille de riches colons martiniquais. Ils exploitent une plantation de cannes à sucre sur laquelle travaillent plus d’une centaine d’esclaves africains.

Voici qui nous éloigne du sens totalement péjoratif donné au mot créole dans l’article en question qui le fait passer plutôt comme synonyme de dominateur et d’esclavagiste. Or déjà à l’époque coloniale ce n’était pas aussi clair.

En effet, ce ne sont pas les nègres qui étaient appelés créoles, c’est plutôt aux blancs nés dans la colonie que ce terme était appliqué.

Ainsi Joséphine, la femme de Napoléon Bonaparte, était une créole, née à la Martinique

D’après l’Histoire, c’est elle que les colons dressés contre Toussaint Louverture réussirent d’abord à convaincre, parce que partageant les mêmes intérêts, pour amener Napoléon à envoyer l’expédition Leclerc avec pour mission de rétablir l’esclavage à Saint Domingue.

Nous pensons que cet épisode est resté comme une obsession pour notre auteur qui tendrait aujourd’hui, comme on dit, à le mettre à toutes les sauces.

A ce propos, on rapporte aussi qu’au moment de l’indépendance d’Haïti en 1804, sur une population de 500.000 personnes, esclaves libérés de leurs chaines, environ la moitié était des bossales, c’est-à-dire qui avaient été amenés d’Afrique sur les négriers.

Parce que pour le colon de Saint Domingue, il était plus économique d’acheter un esclave que de lui fournir des moyens de subsistance.

Ensuite l’économie sucrière (la fameuse ‘Perle des Antilles’) était une mangeuse d’hommes impitoyable.

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