L'histoire de Saartjie Baartman, est révélatrice de la manière dont les Européens considéraient à l'époque ceux qu'ils désignaient comme appartenant à des « races inférieures ». Elle symbolise également la nouvelle attitude revendicative des peuples autochtones quant à la restitution des biens culturels et symboliques ainsi que des restes humains qui figurent dans les musées du monde entier.

Beyoncé prépare un film sur la Vénus Hottentote

La voluptueuse chanteuse afro-américaine Beyoncé désire parler histoire en proposant un nouveau film sur la traumatisante vie de Saartjie Baartman plus connu comme la Vénus Hottentote, une Sud-Africaine rendue célèbre dans les années 1800 qui a été exploitée, exhibée comme un phénomène de foire en Europe.

L'histoire de Saartjie Baartman, est révélatrice de la manière dont les Européens considéraient à l'époque ceux qu'ils désignaient comme appartenant à des « races inférieures ». Elle symbolise également la nouvelle attitude revendicative des peuples autochtones quant à la restitution des biens culturels et symboliques ainsi que des restes humains qui figurent dans les musées du monde entier.

L’histoire de Saartjie Baartman, est révélatrice de la manière dont les Européens considéraient à l’époque ceux qu’ils désignaient comme appartenant à des « races inférieures ». Elle symbolise également la nouvelle attitude revendicative des peuples autochtones quant à la restitution des biens culturels et symboliques ainsi que des restes humains qui figurent dans les musées du monde entier.

Saartjie Baartman, une femme Khoïkhoï né vers 1789, a été asservie dès sa naissance par des fermiers Boers. Pour ses caractéristiques physiques dites « inhabituelles », dont de grosses fesses, Saartjiie se voit emmener dans un zoo humain en Angleterre en 1810 pour être exposée dans une cage. Elle a ensuite été emmenée à Paris en 1814 ou l’esclavage est encore légal. Elle finit par être prostituée, alcoolique et présentée comme un «monstre anthropologique». Elle mourra à Paris le 29 décembre en 1815.

Des sources indiquent que Beyoncé veut être prise au sérieux en tant qu’actrice. Prendre un premier rôle, de premier plan lui permettra sans doute de gagner du respect dans l’industrie du film. Des sources soulignent également qu’elle a fait beaucoup de recherches au travers de livres sur Mme Baartman. L’épouse du chanteur Jay-Z voudrait faire en sorte que son récit soit authentique.

Ces intentions ne convainquent pas les Sud-Africains qui se sentent de nouveau lésés dans ce nouvel épisode sur la Venus Noire que la nation arc-en-ciel reçut le corps qu’en 2002 (des demandes de restitution de la France de la dépouille de Saartjie Baartman en Afrique du Sud existaient dès les années 1940) après qu’il eut été disséqué, démembré, défait de ses parties génitales et de son squelette exposé comme une vulgaire curiosité au Musée de l’Homme à Paris. Le moulage du corps sera dans la section « Préhistoire »…

Kobus Reichert, membre du Conseil Khoisan Gamtkwa, une entité qui a pour objectifs de protéger, de développer et de promouvoir le patrimoine du peuple Khoisan affirme qu’il ne voit aucun problème avec un tel film aussi longtemps que la communauté du Cap Oriental, où Mme Baartman est née, n’est pas mise à l’écart. Cela devait être fait avec respect et la «compréhension culturelle». Par contre, le chef Jean Burgess affirme: « Elle (Beyoncé) n’a pas la dignité humaine fondamentale pour être digne de la rédaction de l’histoire de Sarah, et encore moins d’en prendre le rôle. »

Sur les réseaux sociaux les Sud-Africains affirment qu’ils ne peuvent laisser l’Ouest dicter leur histoire, pensent que Beyoncé Knowles cherche une gloire personnelle dans cette affaire et se demandent même pourquoi elle ne réaliserait pas un film sur une réalité historique qui lui est propre en livrant l’esclavage des Noirs sur les plantations américaines au grand écran.

L’actrice Sud-Africaine Sophie Ndaba pense que les Sud-Africains, et non Beyoncé, devraient avoir l’occasion d’interpréter Saartjie Baartman. Dans The Sowetian, Sophie confie que des lois doivent être en place pour assurer que les acteurs locaux soient utilisés pour les rôles principaux dans les films sur les histoires d’Afrique du Sud.

Selon le journal The Sun, Beyoncé prendrait des leçons de comédie et aurait embauché des auteurs pour l’aider à raviver l’histoire de Saartjie Baartman. Durant ses jours comme « artiste » dans l’Empire britannique, par un show indécent, la Venus Noire a été impliquée dans une affaire judiciaire. Quotidiennement humiliée, l’Association Africaine mena devant la justice son manager en l’accusant de violer l’acte d’abolition de la traite des esclaves de 1807. Mais Saartjie témoigne ne pas agir sous la contrainte. Ce sont ces moments de sa vie que Beyoncé penserait afficher sur le grand écran.

En 2010, un film du réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche sur la Vénus Hottentote, Vénus noire, racontait la vie de Saartjie Baartman. La Vénus Hottentote fut incarnée par l’actrice franco-cubaine Yahima Torres.

 

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