Adonis Stevenson: boxeur de l’année

Adonis « Superman » Stevenson se voit décerner le titre de boxeur de l’année par l’un des plus importants magazines sportifs hebdomadaires américains, le prestigieux magazine Sports Illustraded. Le boxeur canadien né en Haïti est l’actuel champion du monde des poids mi-lourds de la WBC qui est considéré comme l’une des 4 principales organisations internationales de boxe professionnelle, une ceinture convoitée par tous les boxeurs sur la scène internationale.

Le parcours de ce boxeur  en 2013 est sans tache. Le 22 mars 2013 au Centre Bell à Montréal, il défait Darnell Beaune, l’auteur de sa seule défaite par KO au 6e engagement. Ce combat marquait la 7e victoire de suite pour Stevenson. Le 8 juin, ça n’a pris qu’une minute à Superman pour se défaire de l’ex-champion de la WBC Chad Dawson. Avec sa force de frappe hors du commun, il asséna une gauche sur le côté de la tête de Dawson (surnommé Bad) qui l’envoya sans escale dans les bras de Morphée. D’ailleurs, cette mise hors de combat spectaculaire  a été reconnue unanimement comme étant le KO de l’année 2013 dans le milieu de la boxe.

Adonis Stevenson est passé chez les professionnelles en septembre 2006, à l'âge de 29 ans..

Adonis Stevenson est passé chez les professionnelles en septembre 2006, à l’âge de 29 ans.

Le 28 septembre, encore devant une foule montréalaise, c’est au tour de Travis Cloud un ex-champion de l’IBF de goûter à la médecine de Stevenson. Ce combat fut l’événement principal télévisé par HBO. Cloud fut tout simplement déclassé ne pouvant défaire l’énigme Stevenson. À la fin du 7e round, Cloud jeta la serviette. Finalement, c’est l’anglais Tony Bellow « The Bomber » qui le 11 novembre se fait désamorcer au 6e round au Colisée de Québec.

Dans la conférence de presse qui suivait cette victoire  sans goût, Adonis Stevenson a déclaré au média son intention de quitter le Québec qu’il jugeait trop raciste. Avant ce combat, son passé trouble a fait la première page d’importants quotidiens de cette province de huit millions d’âmes ou les conglomérats médiatiques écrasent de leur poids asphyxiant l’essentiel de la nouvelle, donc du fait, voire du quotidien.

Le passé d’Adonis Stevenson n’est pas rose. Enfant, Adonis Stevenson quitte Haïti pour le Canada. C’est dans la belle province, la province de Québec qu’il s’installe et adolescent, il se mêle dans des gangs de rue. L’argent facile n’est pas facile. Il finit par servir quatre ans de prison pour avoir trempé dans le milieu de la prostitution, fait des agressions et des menaces. Il l’avoue lui-même, il était  un « pimp ».

Sortit de l’ombre, c’est dans la boxe qu’il trouve sa discipline et on le remarque assez vite. Il s’investit complètement dans ce sport en 2004.  La même année il remporte les Gants dorés, le titre amateur des poids moyens au Québec. Il a été nommé meilleur boxeur amateur du Canada en 2005 et 2006 et a remporté la médaille d’argent aux Jeux du Commonwealth en Australie en 2006.

Adonis Stevenson le sait : C’est avec les meilleurs que l’on devient meilleur. En 2011, Superman s’associe avec Emanuel Steward. Un tournant important dans sa carrière qui l’amènerait vers de nouveaux cieux. Steward membre du temple de la renommée de la boxe, a entraîné pas moins de 41 champions du monde dont Lennox Lewis, Wladimir Klitschko, Thomas Hearns, et aussi Chad Dawson…

Quoiqu’en dise, malgré ses 36 ans et son passé perturbé, un avenir prometteur se dessine devant Adonis. De très lucratifs combats contre Sergey Kovalev et Bernard Hopkins pourraient être à l’horizon. En 2014, on spécule déjà sur un combat dans sa terre natale, en Haïti, lui qui a été reçu en personne par le président Michel Martelly lui-même et fait ambassadeur de ce pays en quête de références.

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