Joseph Kony, né en 1961 à Odek, dans le nord de l'Ouganda, est surnommé "Le messie sanglant" a pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d'installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements.

A la traque de Joseph Kony

Joseph Kony, le chef de guerre ougandais qui est devenu la cible d’une campagne globale sur les réseaux sociaux, ne peut être capturé sur fond de tensions entre les nations d’Afrique centrale, où l’Armée de résistance du Seigneur (LRA pour Lord’s Resistance Army) créé en 1988, deux ans après le déclenchement de la Guerre civile ougandaise.

Joseph Kony, né en 1961 à Odek, dans le nord de l'Ouganda, est surnommé "Le messie sanglant" a pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d'installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements.

Joseph Kony, né en 1961 à Odek, dans le nord de l'Ouganda, est surnommé "Le messie sanglant" a pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, et d'installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix Commandements.

Kony et ses combattants ont sillonné la République centrafricaine, le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo après avoir fui le nord de l’Ouganda il y a six ans. Les armées des quatre pays sont en désaccord sur la menace de la LRA, minimisant ainsi les progressions dans l’arrestation Kony.

Joseph Kony, est en fuite depuis son inculpation par la Cour Pénale Internationale en 2005 sur des accusations d’assassinat, de mutilation, de viol et l’enlèvement de 30 000 enfants pour les utiliser comme soldats et esclaves sexuels. Dans la rébellion de deux décennies dans le nord de l’Ouganda, les rebelles de la LRA ont estropié les villageois avec des machettes et brûlé des personnes vives dans leurs maisons à l’instigation de Joseph Kony, qui prétend être un prophète.

La LRA et Joseph Kony sont tombés dans l’oeil du public la semaine dernière suite à une vidéo de 30 minutes qui a obtenu le soutien de célébrités comme Oprah Winfrey et Angelina Jolie. Elle a été émise par Invisible Children, une ONG fondée en 2004 et basée à San Diego. La vidéo est devenue virale sur Internet grâce à des campagnes sur médias sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. La vidéo Kony2012, dans lequel le cinéaste Jason Russell tente d’expliquer les actions de Kony à son fils âgé de quatre ans, a été vu 76 millions de fois sur YouTube depuis qu’il a été posté le 5 mars 2012.

Officiellement Invisible Children, qui a été créé suite à la visite des cinéastes en Ouganda en 2003. Mais une certaine controverse raconte une tout autre histoire.

La campagne est très critiquée pour sa simplification des évènements de la région. En partie pour ne pas mentionner les exactions du gouvernement Ougandais, via l’ Armée populaire de libération du Soudan, comme les attaques contre les populations civiles, mais aussi le contexte ethnique et religieux très complexe de la région. De plus, la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur, sous les ordres de Joseph Kony, dure depuis 1986, et il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis 2005. L’apparition tardive de ce projet coïncide avec la découverte d’un très grand gisement pétrolier en Ouganda en 2009, au lac Albert. Quelques mois après cette découverte, le Congrès des États-Unis vote la Lord’s Resistance Army Disarmament and Northern Uganda Recovery Act of 2009 visant à désarmer la rébellion. Le 14 octobre 2011, le Président des États-Unis Barack Obama annonce l’envoi d’une centaine de conseillers militaires en Ouganda, République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud afin d’aider les forces de la région qui luttent contre l’Armée de résistance du Seigneur. L’objectif officiel étant l’arrestation de Joseph Kony. Ces actions interviennent alors que l’Ouganda est dirigé d’une main de fer par le dictateur et multimillionnaire Yoweri Museveni, depuis son putsch de janvier 1986.

La rébellion de la LRA a donc commencé après le président ougandais Yoweri Museveni est arrivé au pouvoir en 1986 en renversant Tito Okello, de l’ethnie des Acholi. La LRA accuse les forces de Museveni pour d’éliminer de l’armée les Acholis, qui constituent la majorité des membres de la LRA.

Selon les personnes enlevées, Kony est inspirée par les Dix Commandements et exhorte les enfants soldats à tuer et à mutiler au nom de la Bible selon le livre de 2008 de Matthew Green « The Wizard of the Nile » qui raconte la traque de Kony. Le chef rebelle a fait des « purifications» rituelles par ses prêtres qui les protègent contre les balles des forces de Museveni, selon Green.

Le gouvernement de l’Ouganda a contraint les rebelles à fuir vers les pays voisins en 2006, mettant fin à l’insurrection dans le nord. Yoweri Museveni, tutsi, président du pays depuis plus de 26 ans, a remporté de nouveau sa réélection l’an dernier avec 68 % des suffrages après avoir modifié la constitution du pays. Il a depuis porté sur la reconstruction de l’économie du pays qui est le plus important exportateur de café de l’Afrique. L’Ouganda est en passe de devenir le premier producteur africain de pétrole depuis que cette année même, Tullow Oil, une compagnie britannique basée à Londres, a commencé à pomper du brut et du gaz du lac Albert, l’un des Grands Lacs Africains. Le septième lac d’Afrique par sa superficie.

Le ministre de la défense ougandais, Crispus Kiyonga, cité dans un télégramme d’avril 2009 révélé par WikiLeaks, estimait que « 50 % des responsables de haut niveau de la LRA et 25 % de ses combattants ont été tués pendant les opérations. Kiyonga estime à présent le nombre de combattants [restant] à trois cents. La Mission des Nations unies au Congo (Monuc) fournit des chiffres comparables, estimant le nombre de combattants de la LRA à trois ou quatre cents, et le nombre de personnes enlevées entre six cents et mille ».

En décembre 2011, les forces ougandaises ont quitté le Congo, où un petit groupe d’environ 30 rebelles restent et seraient désormais inoffensifs, selon l’armée de ce pays.

Ultimement, c’est toujours le même problème. Un malfrat sévit pendant des décennies, sans réponse de la communauté internationale. Tuant, égorgeant, violant sans impunité. Et un jour, on trouve du pétrole, l’or noir si convoité. Les Occidentaux arrivent, tentant de pacifier la nouvelle zone économiquement rentable. Rien n’est mis de coté pour enrichir ces compagnies pétrolières.  Les élus Occidentaux prétendront à une action humanitaire et pendant ce temps, on sucera le pétrole en toute tranquilité. Une fois de plus.

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