Bien que la plupart des entreprises de fleurs soient sous contrôle étranger, la floriculture éthiopienne a créé plus de 50.000 emplois et plus de 70 pour cent de cette main-d’œuvre sont des femmes. Pendant que poussent délicatement les roses paradoxalement une partie du pays souffre de la sécheresse, du manque d’eau et de nourriture.

200 M$ pour une part dans les roses éthiopiennes

Un des plus anciens et importants fond d’investissement au monde, la KKR (Kohlberg Kravis Roberts) a confirmé aujourd’hui un investissement de majeur de 200 millions dans la floriculture en Éthiopie.

Plus précisément, le placement s’est réalisé chez la « reine des fleurs », l’intemporelle et toujours romantique rose. La tête de proue de cette industrie « fleurissante » est Afriflora, une société située en Éthiopie qui fait pousser plus de 700 millions de fleurs par an pour exportation vers l’Europe. KKR investit environ 200 millions de dollars de son fonds européen de 6,2 milliards $ pour acheter une participation dans la société néerlandaise menée par la famille Barnhoorn en Afrique.

Bien que la plupart des entreprises de fleurs soient sous contrôle étranger, la floriculture éthiopienne a créé plus de 50.000 emplois et plus de 70 pour cent de cette main-d'œuvre sont des femmes. Pendant que poussent délicatement les roses paradoxalement une partie du pays souffre de la sécheresse, du manque d’eau et de nourriture.

Bien que la plupart des entreprises de fleurs soient sous contrôle étranger, la floriculture éthiopienne a créé plus de 50.000 emplois et plus de 70 pour cent de cette main-d’œuvre sont des femmes. Pendant que poussent délicatement les roses paradoxalement une partie du pays souffre de la sécheresse, du manque d’eau et de nourriture.

L’exportation des roses éthiopienne vers l’Union européenne a plus que doublé : 93 M$ en 2008 vs 195 M$ en 2012, selon l’Association internationale des producteurs horticoles. L’Éthiopie a envoyé 1,27 milliard de roses en Europe en 2012, ce qui en fait le deuxième plus grand exportateur de roses coupées à la région derrière le Kenya, selon l’association.

L’accord ouvre un nouveau chapitre de la firme basée à New York, plus connu pour son achat hostile en 1988 de 25 milliards $ de RJR Nabisco, un conglomérat qui évoluait dans l’alimentaire et le tabac.

Kayode Akinola est directeur de KKR et chef des efforts de KKR en Afrique. Son père est nigérian et sa mère allemande. Il rejoint KKR en 2013 pour mener les opérations africaines naissantes de l’entreprise. Il déclare :« C’est notre premier investissement direct en Afrique. Nous sommes ravis de soutenir le développement et la croissance d’une entreprise prospère. »

L’investissement de capitaux privés en Afrique subsaharien a augmenté de 43 % pour atteindre 1,6 milliard de dollars en 2013 par rapport à l’année précédente. Les investisseurs sont attirés par la croissance économique rapide dans certains pays du continent. L’économie éthiopienne a augmenté en moyenne de 10,6 % par an entre 2004 et 2012, selon la Banque mondiale. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural nigérian, le Dr Akinwunmi Adesina, a révélé il y a quelques jours que la taille du secteur agricole et agroalimentaire en Afrique devrait atteindre le billion de dollars d’ici 2030. C’est énorme.

Peter Barnhoorn, PDG de Afriflora, a déclaré : « Notre famille continuera de diriger l’entreprise que nous avons fondée et construite. Pour soutenir la croissance à long terme de l’entreprise, nous avons pris grand soin dans le choix d’un partenaire d’investissement qui est respectueux de la philosophie d’exploitation de Afriflora »

Afriflora , dont les roses sont certifiées par Fairtrade International (une ONG qui cherche à s’assurer que les travailleurs sont bien traités) emploie 8700 personnes en Éthiopie, dont 80% sont des femmes . Tous les employés et leurs enfants bénéficient de la gratuité des soins et de scolarisation en plus de l’assurance-invalidité, une pension, remboursement des frais devoyage pour l’employé.

Les vastes serres de l’entreprise sont irriguées avec de l’eau douce du lac Ziway. L’eau de pluie y est recyclée et traitée. Les fleurs sont récoltées trois fois par jour et expédiées par Ethiopian Airlines aux Pays-Bas pour la vente.

Désormais KKR envisage d’étendre la ferme en ajoutant 200 hectares (494 acres) en plus des 310 hectares qu’il cultive actuellement. Environ 5 000 autres emplois seront également créés selon M. Akinola.

Ceci soulève la question de l’impact des investisseurs étrangers qui se procurent de vastes territoires dans les pays en développement. La vente de terres à des entreprises étrangères produit des biens pour le marché mondial, mais aussi conduit le déplacement d’agriculteurs nationaux et crée des pénuries de produits locaux si nécessaire. La fragile économie éthiopienne qui a subsisté à plusieurs famines devra s’ajuster afin d’éviter de nourrir celui qui a déjà le ventre plein pour affamé celui qui a encore le ventre vide…

Johannes Huth, chef de KKR Europe, Moyen-Orient et Afrique, a déclaré : « Ce premier investissement reflète l’engagement à long terme de notre entreprise dans la région de l’Afrique en général. Nous avons hâte de réaliser de nouveaux investissements à travers le continent via nos capitaux privés, des infrastructures et nos plates-formes d’investissement. »

M. Akinola et un autre exécutif de la KKR rejoindront sous peu le conseil d’administration de Afriflora, afin proposer leur vision de l’entreprise verte. Espérons que leurs idées et surtout leurs profits soient partagés, et ce, à tous les niveaux.

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