Sur les 56 années d'indépendance du Togo, les Gnassingbé père et fils ont occupé le pouvoir durant près de 50 années (37 ans 9 mois et 21 jours pour le père, 11 ans pour le fils)

1960-2016: Le Togo marque sa 56e année d’indépendance

Mardi soir, dans un consacré discours à la nation ouest-africaine la veille de la date anniversaire, le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé annonce d’excellentes perspectives visant la réduction de la pauvreté et a fait appel à ses compatriotes pour la sauvegarde et surtout la promotion du modèle social républicain togolais.

Sur les 56 années d'indépendance du Togo, les Gnassingbé père et fils ont occupé le pouvoir durant près de 50 années (37 ans 9 mois et 21 jours pour le père, 11 ans pour le fils)

Sur les 56 années d’indépendance du Togo, les Gnassingbé père et fils ont occupé le pouvoir durant près de 50 années (37 ans 9 mois et 21 jours pour le père, 11 ans pour le fils)

« En souvenir de ce jour mémorable, je vous convie, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, à vous associer au devoir de mémoire qui nous incombe, vis-à-vis des héros de notre indépendance.«  a affirmé en préambule M. Gnassingbé qui est à l’aube de sa 11e année au pouvoir, succédant à son père Gnassingbé Eyadema. Un pouvoir clanique qui est au centre de plusieurs oppositions du pays.

« La citoyenneté, c’est aussi l’acceptation de l’autre, le respect des différences. La diversité des religions, des langues et des cultures ne doit pas être un prétexte pour alimenter des conflits. C’est pourquoi je lance un appel à toutes et à tous, pour la préservation et la promotion de notre modèle social républicain, qui est basé sur la recherche permanente du mieux-vivre ensemble et sur la nécessité de faire de nos différences le ciment de notre unité nationale. » affirme le Président togolais.

Selon un communiqué émis par le ministère des Affaires étrangères togolais, de Morovia ,Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Libéria a manifesté ses plus chaleureuses félicitations et meilleurs voeux au gouvernement et au peuple du Togo, assurant au Président Gnassingbé que le Libéria continuera à soutenir la paix continentale et régionale et la sécurité. De plus la Présidente affirme souhaiter que les liens d’amitié dont jouissent les deux pays soient encore renforcés pour les avantages mutuels de leurs peuples respectifs.

Avant d’espérer de la prospérité au peuple togolais, le président iranien Hassan Rouhani a aussi pris le soin de félicité le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé pour sa  Journée nationale. Dans un message à Gnassingbé, Téhéran qui s’est vu récemment intégrer dans la liste de pays fréquentables  l’administration Obama, a exprimé l’espoir que dans l’avenir les deux pays élargiraient, et ce dans tous les domaines, leurs relations bilatérales.

Une prospérité qu’entend bien saisir la nation togolaise avec ces paroles du Président: « Après 56 années d’indépendance, c’est un nouvel horizon qui se dessine pour le Togo, ce beau pays que nous avons en partage. Il est fait de défis pressants mais aussi d’opportunités que nous devons saisir pour réaffirmer notre ancrage dans la modernité. »

Pour célébrer l’indépendance obtenue le 27 avril 1960, un défilé militaire et civil a été tenu mercredi à 9h48. Après le feu vert donné par Faure Gnassingbé, le Régiment para-commando (RPC) , les parachutistes commandos et le Régiment commando de la garde présidentielle (RCGP) conduit par le colonel Dolama Malana se sont succédé sur la piste.  Les paramilitaires ont poursuivi la marche avant de donner le relais à la police nationale et sapeurs-pompiers.

Le défilé militaire et paramilitaire a laissé la place au défilé civil. Les femmes des différentes régions du Togo, les associations, les étudiants de l’École nationale d’administration (ENA) et de l’Université de Lomé et des écoles privées ont conclu la parade qui a duré près de deux heures dans ambiance euphorique.

Bien avant tout cela, dans le cadre de la 56e année d’indépendance,  une usine d’assemblage de motos financé par les Chinois a été inauguré au nord de Lomé puis, lundi, après 4 ans de travaux, la nouvelle aérogare de l’aéroport international Gnassingbé Éyadéma de Lomé a été inauguré.

En 1883, le Togo était sous protectorat allemand, qui fondèrent, sans imposer leur langue, le port de Lomé, des lignes de chemins de fer, dans une ère marquée de grandes violences et de résistance.  En 1914 la France et les Britanniques se partagèrent l’occupation du territoire. Les Français, eux  qui croyaient que les langues africaines étaient trop « primitives », imposèrent leur langue sans ambiguïté, « L’enseignement doit être donné exclusivement en français. Sont interdits les langues étrangères et les idiomes locaux ».

En 1945, la Charte des Nations unies établira un régime de tutelle visant officiellement à « Favoriser l’évolution des populations vers la capacité de s’administrer eux-mêmes ; Développer le sentiment de l’indépendance. Encourager le respect des Droits de l’homme et des libertés fondamentales, sans distinction de race, de sexe, ou de religion ». Le Togo fut, par la suite, un des premiers pays, à se doter d’institutions politiques et électorales.

En 1956  à l’issue d’un référendum, le Togo britannique fut incorporé à la Côte-de-l’Or (ou « Gold Coast »), qui devint le Ghana au moment de son indépendance en 1957. En février 1960, Sylvanus Olympio, qui allait devenir le premier Président du Togo, refusa l’offre du président ghanéen, Kwame Nkrumah, d’unir les deux pays.

Le Togo devint indépendant, le 27 avril 1960 et obtint un siège à l’ONU en septembre de la même année.

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