Twelve Years a Slave ou Esclave pendant douze ans au Canada francophone est un drame historique britannico-américain produit et réalisé par Steve McQueen, sorti en 2013.

12 Years a Slave brise des chaînes aux Oscars

Le cruel drame historique « 12 Years a Slave » a gagné la plus convoitée des statuettes aux Oscars, celle du  meilleur film lors, de la 86e cérémonie annuelle des Oscars où la diversité était peut-être la grande gagnante.

Pour la première fois de l’histoire, un film réalisé par un cinéaste noir, le Britannique Steve McQueen remporte l’Oscar du meilleur film et un Latino – Alfonso Cuaron pour « Gravity »  celui du meilleur réalisateur lors d’une cérémonie présidée par Ellen Degeneres, une lesbienne.

Twelve Years a Slave ou Esclave pendant douze ans au Canada francophone est un drame historique britannico-américain produit et réalisé par Steve McQueen, sorti en 2013.

Twelve Years a Slave ou Esclave pendant douze ans au Canada francophone est un drame historique britannico-américain produit et réalisé par Steve McQueen, sorti en 2013.

Steve McQueen n’a pu retenir sa fierté en sautant littéralement de joie après son discours d’acceptation.  Le réalisateur britannique a dédié son prix à toutes les personnes qui ont subi l’esclavage et les 21 millions de personnes qui en souffrent encore aujourd’hui.

Le talentueux réalisateur n’en est pas à sa première reconnaissance. En 2008, il remporta plusieurs prix pour son film « Hunger », dont celui de la Caméra d’Or au Festival de Cannes. Ce film irlandais, lui aussi très humain, porte sur la fin de vie de Bobby Sands, un leader de L’Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA).

Un moment fort de la soirée fut sûrement, l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle décroché par Lupita Nyong’o, elle aussi pour  12 Years a Slave.  Lupita, née au Mexique d’un politicien kenyen, est la sixième actrice noire à remporter le prix dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien , après Hattie McDaniel ( «  Autant en emporte le vent » ) , Whoopi Goldberg ( « Ghost » ) , Jennifer Hudson ( Dreamgirls  ) , Mo’Nique ( « Precious ») et Octavia Spencer ( « The Help ») .

Pour ce gala, on a eu l’impression que la totalité de la cérémonie des Oscars a été dépoussiérée par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS), l’institution qui remet chaque année les Oscars du cinéma, qui semblait coincé dans un passé plus homogène. En 2012, le Los Angeles Times faisait étalage d’une incursion dans le monde voilé des membres de l’académie qui sont raisonnables du vote. L’article révélait que 94% des membres était Blancs, 77% étaient des hommes, et le poids des Noirs et des Hispaniques n’était que de 2% chacun. En tout,  l’effectif comptait environ 6000 noms et l’âge médian est de 62 ans.

En 1996, le révérend Jesse Jackson a même organisé des manifestations à l’échelle nationale des États-Unis sur l’absence de nomination de Noirs et des minorités aux Oscars, affirmant qu’il s’agissait d’une preuve de «l’exclusion raciale et de la violence culturelle » de la part d’Hollywood.

Cheryl Boone Isaacs est la présidente du Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS). En 1984, elle devient directrice de la publicité chez Paramount Pictures. Elle fut responsable des campagnes pour « Forrest Gump», « Braveheart» et « Rush Hour».

Cheryl Boone Isaacs est la présidente du Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS). En 1984, elle devient directrice de la publicité chez Paramount Pictures. Elle fut responsable des campagnes pour « Forrest Gump», « Braveheart» et « Rush Hour».

Le changement s’est donc opéré de l’intérieur. Le 30 juillet 2013 coup d’éclat, Cheryl Boone Isaacs, une Afro-Américaine se voit élire présidente de l’AMPAS. C’est naturellement la première Noire, et la troisième femme à tenir ce rôle derrière Bette Davis et Fay Kanin. Dans une entrevue le mois dernier à Reuters, elle promettait déjà plus de diversité ou du moins une apparence d’ouverture dans les résultats. Prudemment, elle a laissé entendre que si Steve McQueen remportait le prix du Meilleur directeur « Une importante porte aurait été défoncée. »

 12 Years a Slave a également remporté des prix dans l’écriture. L’Afro-Américain John Ridley a ramassé le trophée du meilleur scénario adapté, basé sur l’autobiographie de 1853 par Solomon Northup. Ces mémoires racontent son histoire d’homme libre enlevé puis vendu par des marchands d’esclaves en 1841. Le scénariste est le deuxième Noir (Geoffrey Fletcher a triomphé pour « Precious » en 2009) à gagner dans cette catégorie.

« Il est important que nous comprenions notre histoire afin que nous puissions comprendre, qui nous étions, et qui nous sommes maintenant et surtout qui nous allons être » a affirmé Brad Pitt qui a produit le film de l’année 2014.  « Nous espérons que ce film reste un doux rappel que nous sommes tous égaux. Nous voulons tous la même chose: la dignité et l’opportunité ».

Le National School Boards Association, qui dessert 47 millions d’étudiants a annoncé en février que le livre de Solomon Northup  sera maintenant une lecture obligatoire dans les écoles publiques américaines dès septembre 2014.

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