Depuis 1994, l'ANC domine largement la vie politique sud africaine (60-70 % des voix aux différentes élections générales de 1994, 1999, 2004 et 2009)

100e anniversaire de l’ANC

L’inébranlable Congrès National Africain (ANC), le parti politique d’Afrique du Sud, a amorcé aujourd’hui les célébrations de son centenaire. Créé en 1912, à Bloemfontein pour défendre les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche, il fut déclaré hors-la-loi par le Parti national pendant l’apartheid en 1960. Il est à nouveau légalisé le 2 février 1990 alors que l’apartheid est aboli en juin 1991.

Depuis 1994, l'ANC domine largement la vie politique sud africaine (60-70 % des voix aux différentes élections générales de 1994, 1999, 2004 et 2009)

Depuis 1994, l'ANC domine largement la vie politique sud africaine (60-70 % des voix aux différentes élections générales de 1994, 1999, 2004 et 2009)

Le plus ancien Mouvement de libération de l’Afrique attend 46 chefs d’État pour le lancement officiel de son 100e anniversaire dimanche, avec 100.000 partisans qui devraient affluer dans la ville normalement paisible de Bloemfontein. « Nous sommes la plus ancienne organisation sur le continent », a déclaré le président Jacob Zuma à une foule en délire après un rendez-vous, vendredi à Botshabelo, à environ 40 kilomètres (25 miles) de Bloemfontein. « Beaucoup d’organisations ont été créées, mises au monde, ont fait un bout de chemin et beaucoup ont péri, ont trouvé la mort, se sont effondrés. Mais pas l’ANC. »

Le programme festif de trois jours à commencer par un tournoi de golf avec les divers membres de l’ANC. Et il y en a pour tous les genres, allant du sacrifice animal, de la cérémonie de purification, des messes à l’église et des concerts publics.

Dimanche, Jacob Zuma s’adressera à une foule massive au début d’une année qui s’annonce difficile où il est candidat à sa réélection en tant que chef du parti parmi des menaces internes croissantes pour son leadership.

Julius Malema, président de la ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), n'a pas été inclus dans le programme officiel des festivités du centenaire du à Bloemfontein. Malema a au cours des dernières interventions publiques a évité le nom de JAcob Zuma en louant les anciens présidents.

Julius Malema, président de la ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), n'a pas été inclus dans le programme officiel des festivités du centenaire du à Bloemfontein. Malema a au cours des dernières interventions publiques a évité le nom de JAcob Zuma en louant les anciens présidents.

Les partisans et des invités internationaux seront accueillis dans une ville sécurisée par les services d’ordre publics et décorée avec les couleurs du parti et des banderoles qui rendront également hommage aux supporters étrangers de l’ANC. Mandela, qui à 93 ans n’a pas fait une apparition publique depuis juillet 2010, sera le grand absent. « Il ne viendra pas et nous ne prévoyons pas sa présence », déclare le secrétaire général du parti Gwede Mantashe à la radio publique SABC. « Il va bien, mais est très, très vieux. »

Après s’être battu pour un monde antiapartheid, l’ANC a conduit l’Afrique du Sud pacifique dans une « nation arc-en-ciel » en 1994 malgré les craintes de guerre civile, mais a plus récemment fait face à la critique pour l’abandon de ses luttes originelles. Mais le gouvernement de l’ANC depuis les années Mandela fait face à un parcours plus complexe. Alors que le lauréat du prix Nobel de la paix est idéalisé en quasi-sainteté, les critiques déplorent que le parti ne soit que l’ombre d’un mouvement noble qui a perdu sa boussole morale. Les dissensions ont atteint un certain paroxysme quand des charges de corruption ont été portées puis abandonnées contre de Jacob Zuma et à l’aube de sa prise de pouvoir en 2009, son train de vie fit fréquemment les gros titres.

Économiquement, le parti a attiré des éloges pour avoir amené la plus grande économie d’Afrique dans des eaux sûres, le déploiement de l’électricité et de nouveaux approvisionnements en eau et ainsi inspiré une nouvelle classe moyenne noire. Mais il n’a pas réussi à diriger le boom de l’après-apartheid dans les mains des pauvres qui souffrent le plus de la mauvaise qualité des hôpitaux publics et des écoles et un taux de chômage dangereusement élevé de 25 pour cent.

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