Le vice-président américain Joe Biden s'entretient avec le président Kibaki. Sur la photo, le Premier ministre Raila Odinga (à gauche) et vice-président Kalonzo Musyoka (à droite).

Visite du vice-président américain Joe Biden au Kenya, pays de naissance du père d’Obama

Le vice-président américain Joe Biden s'entretient avec le président Kibaki. Sur la photo, le Premier ministre Raila Odinga (à gauche) et vice-président Kalonzo Musyoka (à droite).

Le vice-président américain Joe Biden s'entretient avec le président Kibaki. Sur la photo, le Premier ministre Raila Odinga (à gauche) et vice-président Kalonzo Musyoka (à droite). NJOROGE Photo Hetsron /

Le vice-président, Joe Biden a quitté les États-Unis lundi soir pour commencer sa visite officielle de trois jours au Kenya.

La République du Kenya est un pays d’Afrique de l’Est. Il est limitrophe du Soudan et de l’Éthiopie au nord, de la Somalie à l’est, de l’Ouganda à l’ouest et de la Tanzanie au sud-ouest. Il est baigné par l’océan Indien au sud-est.

Son nom provient de celui de son plus haut sommet, le mont Kenya que les Kamba appellent Kiinyaa qui signifie « montagne de l’autruche ». Ce dernier nom renvoie à la couleur des pics qui sont blancs avec la neige et noirs avec les rochers, ressemblant au plumage du mâle.

L’avion transportant M. Biden, sa famille et le reste de son entourage a atterri sur le sol kenyan, peu après 20 h 20 heure locale. Il a été reçu par le vice-président Kalonzo Musyoka.

Participaient également au voyage, le ministre du cabinet Robinson Githae fonctionnaires supérieurs du gouvernement et plusieurs membres du corps diplomatique dirigée par l’ambassadeur américain au Kenya Michel Ranneberger.

La sécurité a été renforcée à l’aéroport et plusieurs routes furent fermées plusieurs heures avant leurs arrivées.

Le vice-président américain est du plus haut responsable américain à avoir visité le Kenya depuis l’indépendance du pays le 12 décembre 1963 .

Mardi, Biden s’entretiendra avec le président Mwai Kibaki et le premier ministre Raila Odinga sur plusieurs questions d’importance pour le Kenya et les États-Unis. Biden devrait livrer un message spécial de la part du président Obama. Effectivement, le père de Barrack Hussein Obama est kényan.

Il devrait aussi visiter le Parlement, où il s’entretiendra avec le président de l’Assemblée nationale ainsi que donnée une conférence au Kenyatta International Conference Centre à Nairobi.

La visite de Joe Biden intervient à un moment où le Kenya est en train de réaliser des réformes importantes, dont la promulgation d’une nouvelle constitution.

Joe Biden est connu pour être non seulement un « bavard » mais aussi pour tenir parfois des propos embarrassants, le Los Angeles Times le surnommant ainsi « la machine à gaffes ». Il déclara notamment que l’on ne pouvait pas « entrer dans un 7-Eleven ou un Dunkin Donuts (des petits magasins populaires) à moins d’avoir un léger accent indien ». Électoraliste, il n’hésita pas à tenir des propos populistes en rappelant que son État avait « été esclavagiste », afin de démontrer qu’il pouvait ainsi rallier l’électorat sudiste et blanc.

La semaine dernière, le président Obama a déclaré à un journaliste de KBC dans un entretien exclusif qu’il aimerait voir Kenyan participer au référendum prévu pour le 4 août. “ C’est une occasion unique de mettre le gouvernement du Kenya sur des bases solides au-delà de la violence ethnique, la corruption et à la prospérité économique” a dit Obama.

« Peu importe qu’ils votent oui ou non, je veux juste faire en sorte qu’ils participent », a déclaré le président Obama à Rachael Nakitare de KBC.

Le 21 novembre 2005 au Kenya, un projet de réforme constitutionnelle a été rejeté par voie de référendum.

L’élection présidentielle du 27 décembre 2007 qui avait vu la victoire du président en exercice Mwai Kibaki, a fait l’objet de contestations et provoqué des violences. Ainsi, début janvier 2008, une église a été brûlée dans l’ouest du pays, faisant 30 victimes. Le pays compte, à la fin du mois, des pertes humaines s’élevant à plus du millier. Le gouvernement et l’opposition, menée par Raila Odinga, candidat malheureux à l’élection présidentielle, s’accusent mutuellement de génocide, l’opposition reprochant notamment à la police d’avoir tiré sur les manifestants.

Les Kikuyu, traditionnels soutiens du président, ont été pris à partie à travers le pays. Dans la vallée du Rift, plus de 70 000 d’entre eux ont dû fuir et les violences ont fait plusieurs centaines de victimes.

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