Robert Mugabe a accusé les pays occidentaux de profiter de l'agitation en Libye pour avoir accès à la richesse pétrolière du pays.

L’Union Africaine exige un cessez-le-feu en Libye

Les dirigeants africains, dont Jacob Zuma président de l’Afrique du Sud ont condamné les frappes aériennes des Nations Unies contre la Libye. Du Zimbabwe, Robert Mugabe dénonce l’Occident comme étant des « vampires » à la recherche de pétrole.

Robert Mugabe a accusé les pays occidentaux  de profiter  de l'agitation en Libye pour avoir accès à la richesse  pétrolière  du pays.

Robert Mugabe (droite) a accusé les pays occidentaux de profiter de l'agitation en Libye pour avoir accès à la richesse pétrolière du pays.

Le président Zuma et Yoweri Museveni, Président de l’Ouganda, sont membres de l’Union des cinq, une équipe de médiation formée de cinq hommes d’état africain qui devaient se rendre en Libye dimanche, mais finalement, ils n’ont pas été autorisés a visité l’ancien président de l’Union Africaine, Mouammar Kadhafi après la résolution de l’ONU adoptée.

Dans une lettre publiée dans un journal ougandais lundi, M. Museveni, qui fut armé par le colonel Kadhafi dans la guerre l’a porté au pouvoir en 1986, accuse les dirigeants occidentaux d’avoir un « double standard ».

« En Libye, ils sont très désireux d’imposer une zone d’exclusion aérienne », a-t-il dit. « Au Bahreïn et d’autres régions où il y a des régimes pro-occidentaux, ils ferment les yeux sur les mêmes conditions ou des conditions encore pires. »

Piqué au vif par les critiques de son retard dans la condamnation de l’attitude belliqueuse de Mouammar Kadhafi à l’égard des rebelles, l’Afrique du Sud a voté en faveur de la résolution de l’ONU. Mais lundi, M. Zuma a demandé un cessez-le-feu.

« Les opérations visant à faire respecter la zone d’exclusion aérienne et la protection des civils doivent être limitées à cela, dit-il. Ils ne devraient pas nuire ou mettre en danger la population civile que la Résolution 1973 a officiellement cherché à protéger.»

La résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies est une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le 17 mars 2011. permet aux pays qui le souhaitent de participer à une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour protéger la population civile, et de « prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne ».

Claude Guéant est le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration Francais. Ce lundi 21 mars 2011, il a parlé de "croisade" pour évoquer l'opération onusienne en Libye.

Claude Guéant est le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration Francais. Ce lundi 21 mars 2011, il a parlé de "croisade" pour évoquer l'opération onusienne en Libye.

La résolution est présentée par la France, le Liban, et le Royaume-Uni, sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Les négociations préalables ont suscité d’abord l’opposition de la Russie et de la Chine qui s’abstiennent finalement lors du vote. Elle est votée par l’Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, la Colombie, les États-Unis, la France, le Gabon, le Liban, le Nigeria, le Portugal, et le Royaume-Uni ; cinq membres s’abstiennent : l’Allemagne, le Brésil, la Chine, l’Inde, et la Russie ; aucun ne s’y oppose.

Mais si l’on regarde la façon dont la résolution est mise en oeuvre, les Francais et Américains pilonnent la Libye de centaines de missiles. Ils bombardent des installations d’entraînement militaire, des demeures et des routes. C’est une véritable action militaire et non simplement empêchée, M. Kadhafi, à l’espace aérien. Et ceci, à la face du monde.

« L’Occident nous a joués de la même manière, hypocritement, comme avant» a déclaré M. Mugabe aux journalistes.

L’Union Africaine a également exigé la fin de l’intervention militaire, tandis qu’en Namibie, le président Hifikepunye Pohamba affirme que la Libye est victime d’une « invasion de l’Ouest ».

M. Mugabe, qui a offert à Mouammar Kadhafi l’asile politique au Zimbabwe, a déclaré que les dirigeants africains n’auraient jamais dû soutenir la résolution de l’ONU.

« Nous n’aurions jamais dû offrir à l’Ouest tout cet espace connaissant leurs vampires sanglants passés, d’aller vers notre peuple en Afrique« , a déclaré M. Mugabe.

“C’est ce pétrole,  l’huile qui provoque la ruine du peuple libyen.”

Cependant, l’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984, a déclaré que seuls les dirigeants africains étaient à blâmer pour la situation difficile de la Libye.

Si les dirigeants africains étaient tenus responsables envers leurs pairs, le peuple de la Libye n’aurait été victime de certaines violations de leurs droits”, a-t-il déclaré dans un communiqué ce week-end. « Et nous n’aurions pas besoin que l’ONU sanctionne une intervention militaire en Libye. »

Nouvelles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marquées d\un *

Share