Les candidats à la présidence sont: Mohamed Dida (ARC), James Ole Kiyiapi (RBK), Uhuru Kenyatta (TNA-Jubilee Coalition), Peter Kenneth (KNC), Musalia Mudavadi (UDF-Amani Coalition), Martha Karua (Narc Kenya), le Premier ministre actuel Raila Odinga (ODM-Cord Coalition) et Paul Muite (Parti Safina).

Un premier débat présidentiel télévisé au Kenya

Le premier débat présidentiel télévisé au Kenya a eu lieu lundi 11 février 2013. Cette rare plate-forme en Afrique a été suivie par des millions de téléspectateurs qui ont regardé les huit candidats à la présidence discuter de leur vision du pays.

Pourtant, quelques heures avant le débat historique, la nouvelle se répandait qu’il serait annulé parce que le candidat Paul Muite, qui n’avait pas été invité à prendre part à la discussion, a déposé une requête auprès de la Haute Cour. La décision du tribunal fut en sa faveur. Il a finalement été invité à participer au débat et tout a continué comme prévu.

Les candidats à la présidence sont: Mohamed Dida (ARC), James Ole Kiyiapi (RBK), Uhuru Kenyatta (TNA-Jubilee Coalition), Peter Kenneth (KNC), Musalia Mudavadi (UDF-Amani Coalition), Martha Karua (Narc Kenya), le Premier ministre actuel Raila Odinga (ODM-Cord Coalition) et Paul Muite (Parti Safina).

Les candidats à la présidence sont: Mohamed Dida (ARC), James Ole Kiyiapi (RBK), Uhuru Kenyatta (TNA-Jubilee Coalition), Peter Kenneth (KNC), Musalia Mudavadi (UDF-Amani Coalition), Martha Karua (Narc Kenya), le Premier ministre actuel Raila Odinga (ODM-Cord Coalition) et Paul Muite (Parti Safina).

Le monde entier était intéressé à ce que les candidats avaient à dire. Le débat a été diffusé à travers les médias kenyans et diffusés en direct en ligne pour le public mondial. La plupart des entreprises ont fermé plus tôt que d’habitude, car les gens se sont précipités chez eux pour regarder ce bout d’histoire. En fait, au moment où la diffusion en direct a commencé, la plupart des rues étaient désertes.

De nombreux chefs d’État africains ont félicité le Kenya pour l’ambiance amicale des discussions. Il est probable que d’autres pays africains imiteront le style du débat. Cependant, la grande question demeure en suspend : le pays sera-t-il mesure de tenir des élections générales pacifiques, justes, libres, transparentes et crédibles cette fois-ci? Si c’est le cas, alors la démocratie au Kenya se sera relevée d’un cran et marquera une fracture par rapport à ce qui s’est passé à l’élection générale de 2007, qui a été marquée par la violence et a fait 1.300 morts.

Les questions qui ont dominé le débat tournaient autour de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui relie Uhuru Kenyatta pour des crimes contre l’humanité au cours des violences postélectorales en 2007-08.

Au cours du débat, les candidats ont blâmé l’actuel Premier ministre Raila Odinga de ne pas avoir convaincu les législateurs de voter pour établir un mécanisme local pour faire face aux accusations portées contre Uhuru Kenyatta.

Muhamed Dida a assailli Uhuru Kenyatta,  prétextant qu’il aurait dû s’écarter de la course jusqu’à ce qu’il puisse être blanchi par la CPI et donc prouver aux Kenyans qu’il est innocent. Martha Karua, la seule femme candidate, a fait écho des mêmes sentiments, rappelant que l’affaire contre M. Kenyatta est grave.

Elle se demandait comment M. Kenyatta dirigerait le pays s’il était élu président tandis qu’au même moment il était reconnu coupable par la CPI. M. Odinga a su ajouter une touche d’humour au spectacle en blaguant qu’il ne serait pas pratique de diriger le gouvernement via Skype à partir de La Haye.

Une autre question qui fut abordée était la contestée île Migingo située dans le lac Victoria. L’Ouganda et le Kenya revendiquent cette ile de 10 800 mètres carrés. La plupart des protestations ougandaises tournent autour des droits lucratifs de la pêche et surtout du commerce de la perche du Nil plutôt que sur la possession territoriale de l’île. En juin 2004, les gardes-côtes ougandais débarquent sur l’île, y plantent leur drapeau national et installent un poste de police. Cette action ouvre la voie à des querelles politiques entre les États kényan et ougandais.

Entre 2008 et 2009, l’île a été, juridiquement, réclamée tant par le Kenya que par l’Ouganda alors que, depuis 1926, la propriété territoriale de l’île est systématiquement montrée sur les cartes et documents officiels comme kényans.

Les huit candidats ont convenu de considérer l’île comme appartenant au Kenya. On a demandé au Premier ministre Odinga comment en tant que Premier ministre, il était prêt à défendre l’île. Celui que l’on surnomme Agwambo (« le mystérieux ») a répliqué « Nous ne voulons pas aller à la guerre avec l’Ouganda pour morceau de roche. Il y a actuellement une équipe d’enquêteurs à la recherche de moyens pour en arriver à une solution durable. »

Les candidats ont également discuté de leur système de gouvernance et, s’ils sont élus, la façon que seront traitées les questions d’ethnicité, ainsi que la sécurité et les services sociaux.

Ole Kiyiapi assure les Kenyans d’une éducation de base gratuite et obligatoire pour tous, tandis que Peter Kenneth a promis d’assurer des services de santé abordables. Mohamed Dida a promis d’assurer la sécurité alimentaire dans le pays et lutter contre la corruption, tandis que Musalia Mudavadi a déclaré que son gouvernement allait s’attaquer au chômage chez les jeunes.

Le débat deuxième et dernier débat est prévue pour le lundi 25 février, six jours seulement avant les élections générales.

Nouvelles similaires

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Copyrıght 2014 MILOTCHE MEDIA. All RIGHTS RESERVED.

Share