Richard Anthony Burke, né le 19 février 1949, est accusé d'avoir abusé d'une jeune fille de 14 ans dans les années 1980 au Nigéria. L’irlandais de naissance démissionne de son poste d’évêque au sein de l’Église catholique.

Un évêque démissionne après avoir avoué avoir entretenu des relations sexuelles pendant plusieurs années avec une Nigériane

Au Canada, à partir des années 1990, des milliers d’Amérindiens ayant séjourné dans des pensionnats religieux attaquent en justice le Gouvernement du Canada et les Églises Catholique, Anglicane, Unie et Presbytérienne pour « abus sexuels », maltraitance et « génocide culturel » commis entre 1880 et 1984. Le gouvernement avait donné pour mission aux Églises l’assimilation des Amérindiens. Les parents autochtones étaient tenus d’envoyer leurs enfants dans ces pensionnats (residential schools) sous peine d’emprisonnement.

Dans les années 2000, des abus commis par le clergé, et datant des années 70 – 80, ont été révélés en Australie. Selon Broken Rites, une association de défense des victimes, 107 prêtres et religieux catholiques ont été condamnés par la justice pour des agressions sexuelles.

En juillet 2008, le voyage du pape Benoît XVI en Australie s’accompagne de critiques d’associations de défense des victimes, estimant que l’Église catholique australienne n’a pas pris la mesure de la gravité des actes d’abus sexuels commis par des prêtres.

Le thème de la pédophilie est abordé ouvertement, en 1998, dans un article du bulletin du secrétariat de la conférence des évêques de France. Plusieurs affaires éclatent en France à la fin des années ’90. Une dizaine de prêtres et de religieux sont ainsi mis en examen. Le cas le plus grave est celui de l’abbé Bissey, accusé, en septembre 1998, d’une douzaine de viols et agressions sur mineurs entre 1985 et 1996 et condamné, le 6 octobre 2000, à 18 ans de réclusion criminelle.

Caricature de Michel itturia

Caricature de Michel itturia

En janvier 2010, le père Klaus Mertes, actuel supérieur du collège jésuite Canisius à Berlin, déclare que de nombreuses agressions sexuelles sur des mineurs ont eu lieu, dans cet établissement, dans les années 1970 et 1980. D’autres révélations suivent : entre janvier et mars 2010, des affaires anciennes de pédophilies sont dévoilées dans 19 diocèses sur 27. Entre janvier et mars 2010, 170 plaintes sont déposées, se raportant à des faits survenus dans les années 1970 et 1980.

 

En Grande-Bretagne, 21 membres du clergé sont condamnés entre 1995 et 1999.

En Espagne, plus d’une dizaine de prêtres ont été condamnés pour abus sexuels.

Aux Pays-Bas, les évêques décident, le 9 mars 2010, d’ouvrir une enquête approfondie en raison du nombre de cas d’abus signalés dans d’anciens établissements catholiques d’enseignement

En Autriche, en mars 2010, les institutions catholiques sont mises en cause pour des abus sexuels commis dans les années 70-80. Le 30 mars, le cardinal Christoph Schönborn reconnait le silence et la dissimulation qui ont régné sur ces affaires. Il déclare : « C’est une expérience douloureuse pour l’Église. Mais que représente cette douleur en comparaison de celle des victimes, que nous n’avons pas voulu voir ni entendre ?! ».

En Suisse, en mars 2010, une commission nationale de l’Église catholique enquête sur les « cas les plus sérieux » d’abus sexuels commis au cours des six années précédentes. Quatre cas de pédophilie sont suspectés. Le 31 mars 2010, les évêques suisses font une déclaration sur les abus sexuels dans l’Eglise. Ils reconnaissent avoir sous-estimé l’ampleur de la situation.

En Norvège, le 7 avril 2010, l’Église informe l’opinion de la culpabilité d’un ancien évêque. Les faits d’abus sexuels sur un mineur, commis aux débuts des années 1990, sont parvenus à la connaissance des autorités ecclésiastiques en janvier 2009. Ils ont alors été examinés par la nonciature de Stockholm, sur mandat de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Suite à cette enquête, l’évêque a présenté, en mai 2009, sa démission.

Les abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs ont été régulièrement condamnés dans les textes législatifs de l’Église. La plus ancienne mention dont on aie connaissance date du concile d’Elvire, en l’an 306. Dans le langage juridique propre au droit canonique, le terme Sollicitatio fait référence aux abus sexuels commis par des prêtres. Le crime de sollicitation désigne le péché du prêtre, qui lors du Sacrement de pénitence (c’est-à-dire la confession), ou sous prétexte de celui-ci, fait des avances sexuelles à un fidèle. Des sanctions sévères ont été décrétées par de nombreux papes pour de tels délits.

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